Face à l’épi­dé­mie, le maire de Godenville­rs baisse ses in­dem­ni­tés

Le Parisien (Paris) - - SPÉ­CIAL CO­RO­NA­VI­RUS - PAR JU­LIEN HEYLIGEN

« NOUS DE­VONS mettre la main à la poche, nous, les élus, pour ai­der ceux qui sont au front puisque l’on parle de guerre », cla­mait hier Alain Four­nier, le maire (SE) de Godenville­rs. L’élu, qui per­çoit 560 € chaque mois, a donc dé­ci­dé de bais­ser ses in­dem­ni­tés de 10 % et compte re­ver­ser cette somme à ceux qui luttent face au co­ro­na­vi­rus, no­tam­ment le per­son­nel soi­gnant. Il de­mande à ses confrères du dé­par­te­ment, sé­vè­re­ment tou­ché par la pan­dé­mie, de « par­ti­ci­per à cet ef­fort ».

Son ini­tia­tive est di­ver­se­ment ap­pré­ciée par les autres po­li­tiques du dé­par­te­ment. « C’est une bonne pro­po­si­tion. Il est évident qu’en tant qu’élus, nous de­vons ap­por­ter notre pierre à l’édi­fice », re­con­naît le dé­pu­té (LR) Maxime Mi­not. Quand Jean-Pierre Bo­si­no, le sé­na­teur (PCF) à la tête de la mai­rie de Mon­ta­taire, y voit une dé­ci­sion « pleine de bonne vo­lon­té ».

Pour au­tant, au­cun ne sou­haite l’ap­pli­quer. « J’ai le droit à 2 500 € d’in­dem­ni­tés. De­puis 2014, je touche 752 €, vo­lon­tai­re­ment, pour sou­te­nir fi­nan­ciè­re­ment ma com­mune. L’ef­fort est dé­jà là », sou­ligne Ar­naud Du­mon­tier, maire (LR) de Pont-Sainte-Maxence, qui s’en­gage de son cô­té « à fond » dans la col­lecte de ma­té­riel face au co­ro­na­vi­rus.

Maxime Mi­not, qui a sou­mis aux par­le­men­taires un texte qui per­met­trait à cha­cun de don­ner des jours de congé aux soi­gnants, re­doute un « ef­fet boo­me­rang » si les élus bais­saient leurs in­dem­ni­tés. « Ce­la pour­rait si­gni­fier aux yeux de cer­tains qu’elles sont trop éle­vées. Je pré­fère le don per­son­nel. J’en ai d’ailleurs fait un à l’As­sis­tance pu­blique - Hô­pi­taux de Pa­ris dès le dé­but de la crise. »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.