Tho­mas VDB garde le sou­rire

Cette se­maine, nous vous fai­sons par­ta­ger le quo­ti­dien des cé­lé­bri­tés confi­nées. Au­jourd’hui l’hu­mo­riste de France In­ter, qui s’est ins­tal­lé avec fa­mille et amis.

Le Parisien (Paris) - - SPÉ­CIAL­CO­RO­NA­VI­RUS - PAR NICOLAS GOI­NARD

IL EN A FAIT un su­jet de chro­nique dans l’émis­sion « Par Ju­pi­dé­mie » sur France In­ter. A l’an­tenne, le 30 mars, l’hu­mo­riste Tho­mas VDB parle de son confi­ne­ment : « J’ha­bite en Es­sonne et c’est pas ma ré­si­dence se­con­daire, c’est ma ré­si­dence prin­ci­pale. Je dis ça parce que quand j’ai quit­té Paris il y a trois ans, tout le monde me di­sait Mais pour­quoi tu vas là-bas, pour­quoi tu vas t’iso­ler ? » En l’oc­cur­rence, c’est à Étampes qu’il s’est ins­tal­lé.

« Avec ma com­pagne, nous sommes tom­bés amou­reux de cette mai­son, ex­plique-t-il.

Avant, on n’au­rait pas eu l’idée de s’ins­tal­ler à Etampes. On sa­vait à peu près où c’était. On s’est de­man­dé ce qu’on al­lait faire à 50 km de Paris. Mais de­puis le confi­ne­ment, on sait pour­quoi on est ve­nus là. »

Dans la ca­pi­tale, le couple vi­vait dans un ap­par­te­ment de 40 m2, « avec l’op­por­tu­ni­té de se co­gner dans chaque pièce ». Mais là, il pos­sède même un jar­din et est ac­tuel­le­ment confi­né avec un couple d’amis. « Ils étaient là quand la me­sure a été prise et ils sont res­tés », pour­suit l’hu­mo­riste. « Ce­la se passe au mieux », dit-il en­core.

Ecri­ture et jeux d’en­fants

Ses jour­nées sont prin­ci­pa­le­ment ryth­mées par les oc­cu­pa­tions qu’il doit trou­ver pour ses deux en­fants. Il joue aux Play­mo­bil. Et il leur lit et re­lit des al­bums. De Spi­der-Man no­tam­ment. Tho­mas VDB sou­rit : « Je re­grette un peu le temps libre. Dans la vie, je suis quel­qu’un qui adore ne rien foutre. Et le confi­ne­ment, ça lé­gi­ti­mise le fait de ne rien foutre de ses jour­nées ». Tho­mas VDB es­saye néan­moins d’écrire son nou­veau spec­tacle, un pro­jet qu’il avait dé­jà de­puis plu­sieurs se­maines. « Fin 2019, je me suis dit que je n’al­lais pas bou­ger de la mai­son pen­dant les six pre­miers mois de 2020 pour écrire. Mais là, j’ai beau­coup de mal à écrire sur autre chose que le confi­ne­ment. Je me sens in­ca­pable de par­ler d’autres su­jets. Il y au­ra bien sûr un sketch sur ce­la dans le spec­tacle, mais trou­ver d’autres thèmes en ce mo­ment est com­pli­qué. » Il pour­suit : « J’es­saye de m’an­gois­ser le moins pos­sible. Tout est mis en pé­ril par la si­tua­tion que nous vi­vons, et je pense qu’au déconfinem­ent ça va être un im­mense mer­dier. »

De­puis sa mai­son, il in­ter­vient aus­si ré­gu­liè­re­ment dans l’émis­sion de France In­ter, dé­cli­nai­son de « Par Ju­pi­ter », pro­gram­mée tous les jours à 17 heures. « Je ne m’at­ten­dais pas à ce qu’ils veuillent main­te­nir le rythme », livre-t-il. Du­rant les deux pre­mières se­maines de confi­ne­ment, toute l’équipe

Sur sa chaîne YouTube, il donne des conseils lec­ture en pa­ro­diant

les émis­sions lit­té­raires. me­née par Char­line Van­hoe­na­cker et Alex Vi­zo­rek, a conti­nué d’ani­mer le pro­gramme en de­hors de l’an­tenne, et réa­li­sé par Skype un pod­cast dif­fu­sé sur YouTube avant de re­ve­nir sur les ondes le 30 mars.

Ces chro­niques, c’est un peu son jour­nal de confi­ne­ment. Car s’il est très ac­tif sur Twit­ter en cette pé­riode, Tho­mas VDB ne s’est pas lan­cé dans un « jour­nal de confi­ne­ment » fil­mé, à la ma­nière de ses com­parses Pa­blo Mi­ra ou de Pierre-Em­ma­nuel Bar­ré. Pour une bonne rai­son : « Avec les en­fants, je n’ai pas le temps. »

“Dans la vie, je suis quel­qu’un qui adore ne rien foutre.

Et le confi­ne­ment, ça le lé­gi­ti­mise.

E B U T U O Y

Quand il n’est pas à la ra­dio ou sur Twit­ter, le co­mique pro­fite de sa mai­son à Etampes (Es­sonne).

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