Des mé­di­ca­ments li­vrés à do­mi­cile

En s’ap­puyant sur des vo­lon­taires, la mu­ni­ci­pa­li­té a mis en place, avec la quin­zaine de phar­ma­cies de la ville, un sys­tème de li­vrai­son.

Le Parisien (Paris) - - SPÉ­CIAL­CO­RO­NA­VI­RUS - PAR HEN­DRIK DE­LAIRE

FAIRE LI­VRER à do­mi­cile les mé­di­ca­ments aux per­sonnes qui ne peuvent pas se rendre en phar­ma­cie, c’est l’idée de la mu­ni­ci­pa­li­té de Chelles en cette pé­riode de confi­ne­ment. La deuxième ville du dé­par­te­ment a mis en place ce service de li­vrai­son as­su­ré par des agents mu­ni­ci­paux et des élus vo­lon­taires et bé­né­voles qui se rendent chez des pa­tients. « Il était im­por­tant de per­mettre à cha­cun et en par­ti­cu­lier aux per­sonnes iso­lées et dé­pen­dantes de pouvoir conti­nuer à ac­cé­der à leur trai­te­ment », confie le maire Brice Ra­baste (LR). Pour en bé­né­fi­cier, les pa­tients doivent prendre contact avec une des quinze phar­ma­cies de la com­mune, toutes as­so­ciées à l’opé­ra­tion, qui pré­pare la com­mande et pré­vient en­suite la mai­rie. Un vo­lon­taire do­té d’une ha­bi­li­ta­tion de la ville s’oc­cupe en­suite de la li­vrai­son en res­pec­tant les gestes bar­rières.

Des pa­tients re­con­nais­sants

« Lorsque la mu­ni­ci­pa­li­té re­cher­chait des vo­lon­taires, c’était une évi­dence pour moi.

Je me rends chez les pa­tients qui me laissent, sur le pas de leur porte, leur or­don­nance, leur carte Vi­tale et si be­soin un chèque », confie Laurent Di­louya, conseiller mu­ni­ci­pal dé­lé­gué chargé du dé­ve­lop­pe­ment du­rable, et bé­né­vole qui ajoute : « Une fois, une dame à qui j’ai li­vré des mé­di­ca­ments a vou­lu me don­ner de l’ar­gent que j’ai po­li­ment re­fu­sé ».

La so­lu­tion est aus­si plé­bis­ci­tée par les phar­ma­ciens d’of­fi­cine de la com­mune. « On peut ain­si s’adres­ser à des per­sonnes âgées dé­pen­dantes et po­ly­pa­tho­lo­giques. Si le pa­tient a une nou­velle pres­crip­tion que nous n’avons pas en­re­gis­trée en phar­ma­cie, ce­la né­ces­site de faire deux al­lers-re­tours car nous vou­lons voir l’or­don­nance avant de pré­pa­rer la com­mande », ex­plique Laurent Guiot, gé­rant d’une phar­ma­cie dans le centre de Chelles de­puis 1989.

Le service sou­lage ain­si en par­tie les phar­ma­ciens de cette mis­sion de li­vrai­son fas­ti­dieuse. Mais Laurent Guiot en­tend évi­ter des dé­rives avec ce nou­veau dis­po­si­tif. « Il est hors de ques­tion, pour des rai­sons dé­on­to­lo­giques, que ce sys­tème serve à dé­mar­cher et dé­tour­ner des pa­tients ha­bi­tués de cer­taines phar­ma­cies ».

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