LA VI­TA­MINE D, L’AUTRE ARME AN­TI-VI­RUS

Le so­leil, qui nous ap­porte de la vi­ta­mine D, a un ef­fet bé­né­fique sur nos dé­fenses im­mu­ni­taires. Il est ain­si re­com­man­dé de s’ex­po­ser quinze mi­nutes par jour,.

Le Parisien (Paris) - - SAN­TÉ -

POUR DON­NER des forces à votre or­ga­nisme, pre­nez… un bon bain de so­leil ! En ef­fet, l’astre so­laire, grâce aux rayons ul­tra­vio­lets, en­ri­chit notre ap­port en vi­ta­mine D dans l’or­ga­nisme. « C’est une don­née im­por­tante à connaître. Un ap­port si­gni­fi­ca­tif en vi­ta­mine D ren­force nos dé­fenses im­mu­ni­taires. Et celles-ci ont be­soin d’être en forme pour faire face au risque du Co­vid-19. Le so­leil y contri­bue », nous ex­plique la pro­fes­seure Irène Mar­ga­ri­tis, cheffe de l’uni­té éva­lua­tion­nu­tri­tion de l’Anses (Agence na­tio­nale de sé­cu­ri­té sa­ni­taire de l’alimentati­on, de l’en­vi­ron­ne­ment et du tra­vail).

Ce con­seil s’adresse à tout le monde. Si sou­vent poin­té du doigt, pour ses dan­gers (réels) de pro­vo­quer des brû­lures et d’aug­men­ter le risque de can­cer de la peau, il se voit ré­ha­bi­li­té face au Co­vid-19. A condi­tion bien sûr de ne pas faire n’im­porte quoi.

S’ha­biller lé­ger lors de ses dé­pla­ce­ments

« Nous conseillon­s de res­ter en­vi­ron quinze mi­nutes par jour au so­leil en cette pé­riode de prin­temps pour amé­lio­rer notre ap­port en vi­ta­mines D », ajoute Irène Mar­ga­ri­tis. Pour­quoi cette du­rée ? « Il s’agit d’une re­com­man­da­tion gé­né­rale, pour l’en­semble de la po­pu­la­tion, en te­nant compte aus­si des risques du so­leil pour la peau », ajoute-telle. En clair, si on s’ex­pose plus long­temps, on au­ra da­van­tage de vi­ta­mine D… mais gare aux coups de so­leil. Et si on met de la crème so­laire ? « Elle nous pro­tège des rayons, mais alors il n’y a plus d’ap­ports en vi­ta­mine D », pré­cise la cher­cheuse. Cet avan­tage « so­leil » pro­té­ge­rait-il da­van­tage les po­pu­la­tions du Sud du Co­vid ? « C’est une piste, mais on n’a pas de preuves for­melles », ré­pond Irène Mar­ga­ri­tis. Mais com­ment conci­lier ces conseils… et l’obli­ga­tion du confi­ne­ment, qui ne laisse guère le temps de bron­zer ? « Si l’on n’a pas de jar­din, notre re­com­man­da­tion est de prendre le so­leil à sa fe­nêtre, ou sur son bal­con » ajoute-telle. Lors des dé­pla­ce­ments au­to­ri­sés — pour al­ler faire ses courses, par exemple —, la scien­ti­fique de l’Anses pro­pose « de s’ha­biller lé­ger. S’il fait beau, plu­tôt que de sor­tir en manches longues, op­tez pour les tee-shirts ou les che­mi­siers ». Avant-bras, vi­sage, jambes, l’ap­port de la vi­ta­mine D grâce aux rayons du so­leil concerne toutes les zones de notre corps. Y a-t-il une heure idéale pour s’ex­po­ser ? « Pour un ap­port im­por­tant en vi­ta­mine D, il faut évi­ter de le faire en dé­but de ma­ti­née et en fin d’après-mi­di, quand le so­leil est trop bas », ajoute-telle. Les peaux claires tiennent leur re­vanche, elles syn­thé­tisent plus vite la vi­ta­mine D que les peaux mates, qui doivent res­ter plus long­temps ex­po­sées pour en ti­rer le même bé­né­fice.

Evi­ter les com­plé­ments ali­men­taires

L’Anses note aus­si que l’ap­port en vi­ta­mines D peut être ap­por­té par cer­tains ali­ments. « C’est le cas des pois­sons gras, comme la sar­dine, le ma­que­reau ou le sau­mon, in­dique Irène Mar­ga­ri­tis. Les pro­duits lai­tiers, no­tam­ment les fro­mages et les oeufs, sont eux aus­si par­ti­cu­liè­re­ment conseillés en cette pé­riode. La viande ap­porte elle aus­si de la vi­ta­mine D. » En re­vanche, l’Anses dé­con­seille de se ruer sur des com­plé­ments ali­men­taires qui contiennen­t la pré­cieuse vi­ta­mine, car le bé­né­fice pour l’or­ga­nisme est moindre que par le biais des ali­ments ou des rayons du so­leil.

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