«Réa­li­sable si on abaisse la jauge»

L’ex­pé­rience des éta­blis­se­ments qui ac­cueillent les en­fants de soi­gnants pour­rait ser­vir de ré­fé­rence.

Le Parisien (Paris) - - LE FAIT­DU JOUR - PAR FRÉDÉRIC GOUAILLARD

sco­laires n’ont pas tous ar­rê­té de fonc­tion­ner le 16 mars. Quelques-uns ont conti­nué d’ac­cueillir les en­fants du per­son­nel soi­gnant avec des pro­fes­seurs vo­lon­taires. A Pa­ris, les écoles pri­maires ont re­çu, le 30 mars, des di­rec­tives de la Ville et de l’aca­dé­mie pour re­ce­voir les élèves en toute sé­cu­ri­té dans le cadre de la crise du Co­vid-19. Au­tant de me­sures qui de­vraient ser­vir de base de tra­vail et pour­raient être ré­ac­ti­vées à par­tir du 11 mai.

Par­mi celles-ci, on trouve des pré­co­ni­sa­tions de bon sens, comme la dis­tan­cia­tion so­ciale, l’in­ter­dic­tion des jeux de bal­lon et des sports de contact dans la cour, ou en­core l’obli­ga­tion de conser­ver son ma­té­riel. Plus ques­tion de prê­ter sa gomme ou sa règle. « Il y a aus­si des me­sures qui touchent à l’or­ga­ni­sa­tion de la classe, ex­plique la di­rec­trice d’une école pri­maire concer­née. Chaque élève se voit dé­fi­nir une place et ne peut pas en chan­ger, il y a une table dé­diée où l’en­fant vient po­ser son ca­hier quand il veut que le pro­fes­seur cor­rige un exer­cice, le mo­bi­lier doit être dis­po­sé de fa­çon à ce qu’il y ait 1 m, 2 m si pos­sible, entre chaque élève. Des me­sures fa­ciles à mettre en place car il y a peu d’en­fants en ce mo­ment, mais presque pas ap­pli­cables à par­tir du 11 mai. »

La res­pon­sable fait ré­fé­rence au nombre d’élèves en classe. La note du 31 mars pré­co­nise au­jourd’hui des groupes « de 8 à 10 élèves par salle », soit cinq de moins que les 15 en­fants re­com­man­dés par le mi­nistre de l’Edu­ca­tion na­tio­nale. « Il est aus­si de­man­dé aux élèves de se la­ver les mains dès leur ar­ri­vée à l’école, ex­plique la di­rec­trice. Il fau­drait or­ga­ni­ser le pas­sage aux sanitaires pour res­pec­ter les dis­tances de sé­cu­ri­té et dis­po­ser d’une quan­ti­té phé­no­mé­nale de ser­viettes en pa­pier, hors de ques­tion d’uti­li­ser un tor­chon com­mun pour tous. »

Des re­pas chauds ou froids ?

Autre ques­tion : le masque. Même s’il n’est pas men­tion­né dans la note du 31 mars, tous les en­sei­gnants et les élèves ac­tuel­le­ment ac­cueillis en portent. Qu’en se­ra-t-il à par­tir du 11 mai, sur­tout pour les plus pe­tits ? La can­tine est aus­si un épi­neux dos­sier. De­puis le 16 mars, les en­fants pa­ri­siens mangent des re­pas froids qu’ils ont ap­por­tés. Qu’en se­rait-il avec des re­pas chauds, dans des lo­caux sou­vent exi­gus ? « Toutes ces me­sures sont réa­li­sables uni­que­ment si on abaisse dras­ti­que­ment la jauge, af­firme la di­rec­trice. En temps nor­mal, mon école ac­cueille en­vi­ron 300 élèves et, vu l’es­pace dont on dis­pose, ce se­rait gé­rable avec 60 ou 70 en­fants par jour. »

Tou­louse (Haute-Ga­ronne), jeu­di. Ces en­fants de soi­gnants sont re­çus à l’école en sui­vant des pré­co­ni­sa­tions comme la dis­tan­cia­tion so­ciale. Des consignes plus fa­ci­le­ment ap­pli­cables car ils sont en pe­tit nombre.

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