Nos conseils aux étu­diants qui changent de cur­sus en jan­vier

Des mil­liers de jeunes s’ap­prêtent à faire une ren­trée dé­ca­lée, après une pre­mière for­ma­tion.

Le Parisien (Seine et Marne) - - SOCIÉTÉ -

ILS EN ONT DÉ­JÀ MARRE. Quelques se­maines après leurs grands dé­buts dans les études su­pé­rieures, des mil­liers d’étu­diants se rendent compte de leur er­reur : ils se sont trom­pés de fi­lière. Mais, heu­reu­se­ment pour eux, ils ont de plus en plus l’op­por­tu­ni­té de se ré­orien­ter et d’at­ta­quer une deuxième « pre­mière an­née » entre jan­vier et mars. Voi­ci quelques conseils pour ne pas ra­ter cette nou­velle op­por­tu­ni­té.

RÉ­FLÉ­CHIR À CE QUE L’ON VEUT

A l’au­tomne 2016, Agathe dit stop. La jeune ba­che­lière pa­ri­sienne quitte sa double li­cence de sciences et de chi­nois à Pa­ris-VI. « Le sys­tème de la fac ne me conve­nait pas, j’avais be­soin d’être plus en­ca­drée », ra­conte-t-elle au­jourd’hui. Mais hors de ques­tion de res­ter à se mor­fondre dans sa chambre. « Je me suis dit que j’avais le droit de m’être trom­pée une pre­mière fois. J’ai pris le temps de bien ré­flé­chir à ce que je vou­lais », ra­conte la jeune femme de 20 ans, au­jourd’hui à l’Esilv (Ecole su­pé­rieure d’in­gé­nieurs Léo­nardde-Vin­ci), une école de Cour­be­voie (Hauts-de-Seine).

A Pa­ris, 20 % des pro­mo­tions de l’Itic (Ins­ti­tut des tech­niques in­for­ma­tiques et com­mer­ciales) en BTS sont com­po­sées d’étu­diants qui ar­rivent en dé­but d’an­née ci­vile. « Dans les en­tre­tiens avec les can­di­dats, on leur dit qu’il faut que ça ne soit pas un nou­veau choix sans len­de­main, sou­ligne le di­rec­teur de l’école, Jo­hann Ha­gege. L’idée est de me­ner ces jeunes à un di­plôme. »

BIEN SE REN­SEI­GNER SUR SA NOU­VELLE FOR­MA­TION

Vous sa­vez dans quelles études vous lan­cer, très bien. En Ile-deF­rance, le centre d’in­for­ma­tion et d’orien­ta­tion des en­sei­gne­ments su­pé­rieurs liste les for­ma­tions où il est en­core pos­sible de s’ins­crire. Si la plu­part des uni­ver­si­tés ont dé­jà bou­clé leur pro­cé­dure de re­cru­te­ment, de nom­breuses écoles pri­vées ont en­core des places.

« At­ten­tion à ne pas se ruer sur la pre­mière école qui semble sym­pa sur le stand d’un sa­lon dé­dié aux étu­diants, pré­vient Ju­lie Mlez­ko, ex­perte orien­ta­tion pour le site spé­cia­li­sé Stu­dy­ra­ma. La prin­ci­pale chose à re­gar­der, ce sont les dé­bou­chés pro­fes­sion­nels de l’en­droit qui vous in­té­resse. »

At­ten­tion aus­si aux noms de di­plômes ron­flants mais sans au­cune ré­fé­rence. Dans cette jungle, un in­di­ca­teur comme le Ré­per­toire na­tio­nal des cer­ti­fi­ca­tions pro­fes­sion­nelles (RNCP) prouve que le di­plôme cor­res­pond aux at­tentes des em­ployeurs.

ÊTRE PRÊT À TRA­VAILLER DA­VAN­TAGE

Si cer­taines écoles pro­posent de dé­mar­rer une nou­velle an­née en plein hi­ver, les facs et de nom­breux éta­blis­se­ments pri­vés condensent deux se­mestres en un. Charge aux étu­diants ar­ri­vés en cours de route d’être ca­pables de rat­tra­per leur re­tard. « Oui, on tra­vaille plus que les autres, il ne faut pas se lais­ser al­ler, mais c’est fai­sable », sou­ligne Au­rore, pas­sée d’une classe pré­pa au Havre (Seine-Ma­ri­time) à une fac de psy­cho­lo­gie à Caen (Cal­va­dos).

« Une ren­trée dé­ca­lée est en gé­né­ral plus exi­geante qu’une ren­trée clas­sique, es­time Jo­hann Ha­gege. Ces étu­diants sont meilleurs que ceux ar­ri­vés en sep­tembre car leur pre­mière ex­pé­rience ra­tée leur a fait prendre de la ma­tu­ri­té et a ren­for­cé leur dé­ter­mi­na­tion. »

RO­MAIN BAHEUX

Cour­be­voie (Hauts-de-Seine), ven­dre­di. Agathe, 20 ans, de­vant sa nou­velle école.

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