LA MO­BI­LI­SA­TION LY­CÉENNE VOUS IN­QUIÈTE-T-ELLE ?

Le Parisien (Seine Saint Denis) - - FAIT DU JOUR - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR CA­ROLE STERLÉ

Un peu.

J’ai un fils de 14 ans. Il est en 3e. For­cé­ment, je suis pré­oc­cu­pé. J’ai peur de la casse, des dé­ra­pages, que les élèves se mettent en dan­ger.

Mais je com­prends aus­si leur mo­bi­li­sa­tion, c’est leur ave­nir qui se joue. S’ils ne le font pas, qui va le faire pour eux ? Es­pé­rons que ce­la se passe de ma­nière pa­ci­fique.

Oui.

J’ai dit à mes en­fants de ne pas par­ti­ci­per aux ma­ni­fes­ta­tions parce qu’il y a d’autres jeunes qui en pro­fitent pour cas­ser. Les deux grands de 14 et 16 ans sont au col­lège et au ly­cée. Je sais tou­jours où ils sont. Dès qu’ils sortent de cours, ils m’ap­pellent. Ce week-end, on va res­ter à la mai­son, au calme.

Oui,

car ça part dans tous les sens. Ma der­nière est à la fac et ça ne m’éton­ne­rait pas qu’elle re­joigne la mo­bi­li­sa­tion. Que ly­céens et étu­diants se mo­bi­lisent n’est pas sur­pre­nant, le sys­tème sco­laire de­vrait être re­vu. C’est même sur­pre­nant qu’ils ne l’aient pas fait plus tôt. Mais tout ça n’est pas vrai­ment or­ga­ni­sé.

Oh oui !

Je suis très in­quiète. Ma fille est en ter­mi­nale, son ly­cée ne bouge pas, ça me ras­sure. Les re­ven­di­ca­tions ne sont pas li­sibles, on voit sur­tout la casse et les in­cen­dies. Je me tiens au cou­rant de ce qu’il se passe sur la ville avec une page Fa­ce­book où on échange les in­for­ma­tions.

For­cé­ment.

Je n’ai­me­rais pas que mon fils de 17 ans ma­ni­feste. S’il le fai­sait, je se­rais bien em­bar­ras­sé. S’il me di­sait qu’il va à Pa­ris au­jourd’hui, j’irais peut-être avec lui dans ce cas ! Il y a des ten­sions exa­cer­bées de part et d’autre, et on peut le com­prendre. Mais j’ai du mal à sai­sir les rai­sons de la mo­bi­li­sa­tion des ly­céens.

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