Après les Bleus, les Bleues ?

Le ti­rage au sort de la Coupe du monde fé­mi­nine 2019, or­ga­ni­sée en France pour la pre­mière fois, a lieu au­jourd’hui à 18 heures.

Le Parisien (Val de Marne) - - SPORTS - DOSSIER RÉA­LI­SÉ PAR FRANCK GINESTE

« LE MO­MENT DE BRILLER. » Le slo­gan de la Coupe du monde fé­mi­nine, or­ga­ni­sée pour la pre­mière fois en France du 7 juin au 7 juillet 2019, com­mence à prendre tout son sens. Ja­mais les pro­jec­teurs n’au­ront été au­tant bra­qués sur le foot­ball fé­mi­nin que cette se­maine.

Lun­di, au Grand Pa­lais à Pa­ris, la Nor­vé­gienne de Lyon, Ada He­ger­berg, re­ce­vait le pre­mier Bal­lon d’or fé­mi­nin de l’his­toire. Au­jourd’hui à par­tir de 18 heures, c’est la Seine mu- si­cale, à Bou­logne-Billan­court, qui at­ti­re­ra la lu­mière pour le grand lan­ce­ment du Mon­dial et le ti­rage au sort des groupes. Tête de sé­rie, l’équipe de France et les 23 autres na­tions qua­li­fiées vont connaître en­fin leurs ad­ver­saires et pour­ront en­trer de plain-pied dans leur pré­pa­ra­tion fi­nale.

La cé­ré­mo­nie réuni­ra quelques in­vi­tés de marque par­mi les plus beaux pal­ma­rès de la pla­nète foot, qu’elle soit mas­cu­line (Di­dier Des­champs, Ka­ka, Mi­chael Es­sien, Louis Sa­ha) ou fé­mi­nine (Car­li Lloyd, Alex Scott, Ste­pha­nie Jones, Aya Miya­ma). Preuve sup­plé­men­taire que le bal­lon rond n’a dé- sor­mais plus de fron­tière ni de genre. La pra­tique est en plein boom. La FFF es­père ain­si at­teindre et dé­pas­ser le cap des 200 000 li­cen­ciées l’an pro­chain. L’ef­fet 2e étoile consé­cu­tif au sacre des Bleus en Rus­sie cet été n’y est pas étran­ger.

ELLES COURENT APRÈS UN TITRE DEPUIS 2011

Si les Bleues de Co­rinne Diacre ve­naient à dé­cro­cher la leur, nul doute que le phé­no­mène s’am­pli­fie­ra un peu plus. Elles tiennent l’oc­ca­sion rê­vée de mettre fin à la ma­lé­dic­tion des po­diums man­qués dans tous les grands tour­nois (Coupe de monde, JO, Eu­ro) qu’elles ont dis­pu­tés depuis leur ré­vé­la­tion au grand pu­blic au Mon­dial al­le­mand en 2011.

Un pa­ra­doxe alors que Lyon, grand pour­voyeur de la sé­lec­tion tri­co­lore, est consi­dé­ré comme le meilleur club fé­mi­nin au monde avec ses cinq Ligues des cham­pions, dont les trois der­nières. Lyon qui ac­cueille­ra les de­mi-fi­nales et la fi­nale de l’épreuve l’an pro­chain. Quoi qu’il ar­rive, Ada He­ger­berg, en froid avec sa fé­dé­ra­tion et en re­trait de la sé­lec­tion, se­ra la grande ab­sente de ce ren­dez-vous. Ce se­ra alors le mo­ment de briller pour les autres can­di­dates au deuxième Bal­lon d’or fé­mi­nin. avec cette éli­mi­na­tion en quarts (NDLR : aux tirs au but face à l’Al­le­magne). Jouer en France, ça fait rê­ver, mais il fau­dra mettre beau­coup d’in­gré­dients pour la réus­sir.

Pour les joueuses de votre gé­né­ra­tion, est-ce l’oc­ca­sion de fi­nir en beau­té ?

Je ne me pose pas la ques­tion. Je me de­mande plu­tôt si je suis per­for­mante et si j’ai l’en­vie. De ce cô­té-là, je me sens très bien. Je veux pro­fi­ter de l’ins­tant présent. En France, on a ten­dance à ca­ta­lo­guer les spor­tifs une fois la tren­taine pas­sée, mais je me sens en­core jeune. J’ai la chance d’avoir des coachs, en club et en sé­lec­tion, qui ne se basent pas sur l’âge, mais sur l’ap­port de l’ex­pé­rience et la per­for­mance.

JE VEUX PRO­FI­TER DE L’INS­TANT PRÉSENT

Stade Geof­froyGui­chard (Saint-Etienne), le 5 oc­tobre. Gaë­tane Thi­ney (à g. avec Eu­gé­nie Le Som­mer) es­père vivre sa 3e Coupe du Monde avec le maillot frap­pé du coq et, pour­quoi pas, imi­ter les hommes, sa­crés en juillet lors du Mon­dial russe.

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