Qui pour pi­lo­ter la consul­ta­tion ?

Le Parisien (Val de Marne) - - FAIT DU JOUR - O.B.

a pas­sé des coups de té­lé­phone ce week-end, il a vu des per­sonnes, des contacts se sont noués. On a main­te­nant une idée as­sez pré­cise du pro­fil », se contente de ré­pondre Ma­ti­gnon, à la ques­tion de sa­voir qui re­pren­dra le flam­beau de Chan­tal Jouan­no à la tête de l’or­ga­ni­sa­tion du grand dé­bat na­tio­nal. Mar­di der­nier, face au tol­lé sus­ci­té après les ré­vé­la­tions sur son sa­laire de 14 000 € men­suels, la pré­si­dente de la Com­mis­sion na­tio­nale du dé­bat pu­blic (CNDP) dé­ci­dait de je­ter l’éponge. Lais­sant l’exé­cu­tif sans ca­pi­taine pour te­nir la barre de cette consul­ta­tion in­édite.

« Une pé­ri­pé­tie », se­lon les propres termes de Phi­lippe pour mi­ni­mi­ser l’im­pact de cette dé­mis­sion, tout en se don­nant jus­qu’à ce lun­di pour trou­ver la perle rare qui ac­cepte de re­prendre au dé­bot­té cette mis­sion dé­li­cate. « On cherche un peu le mou­ton à cinq pattes », se marre un mi­nistre.

L’en­tou­rage du Pre­mier mi­nistre dé­fi­nit les cri­tères re­quis : « Un pro­fil in­con­tes­té et in­con­tes­table, to­ta­le­ment ga­rant de l’in­dé­pen­dance et de la neu­tra­li­té des dé­bats. En clair, on vise da­van­tage quel­qu’un qui a une ré­pu­ta­tion so­lide que quel­qu’un qui a une très grande no­to­rié­té. En gros, on cherche un ou peut-être plu­sieurs sages car les Fran­çais aiment les sages. » Plu­sieurs noms cir­culent ces der­niers jours, comme ce­lui de Jean-Paul De­le­voye, le haut-com­mis­saire à la ré­forme des re­traites, Jacques Tou­bon, le Dé­fen­seur des droits, mais aus­si la ju­riste Anne Le­vade qui avait gé­ré la pri­maire de la droite en 2016, ou en­core Jean-Louis Bor­loo. Ce der­nier au­rait d’ores et dé­jà fait sa­voir qu’il n’était pas can­di­dat. « On peut aus­si très bien nom­mer une per­son­na­li­té is­sue de la so­cié­té ci­vile et lui ad­joindre quelques élus », pré­cise Ma­ti­gnon.

Reste aus­si les mo­da­li­tés d’or­ga­ni­sa­tion du dé­bat, qui de­vraient être connues au­jourd’hui en fin de jour­née… seule­ment quelques heures avant le lan­ce­ment of­fi­ciel. Sa­me­di soir, Em­ma­nuel Ma­cron a dé­jà trans­mis une « lettre de ca­drage » à tous les pré­fets pour leur de­man­der d’être des « fa­ci­li­ta­teurs » au cours de cette pé­riode. Outre la plate-forme In­ter­net pour connaître toutes les mo­da­li­tés, un nu­mé­ro vert se­ra éga­le­ment mis à la dis­po­si­tion des ci­toyens.

« ON CHERCHE UN OU PEUT-ÊTRE PLU­SIEURS SAGES CAR LES FRAN­ÇAIS AIMENT LES SAGES » L’EN­TOU­RAGE D’ÉDOUARD PHI­LIPPE

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