Trop de fausses pistes

Le Parisien (Val de Marne) - - FAITS DIVERS - L.C.

IL AU­RA FAL­LU plus de vingt ans pour que la chance tourne dans le dos­sier Die­te­rich. Long­temps, les po­li­ciers ont fait fausse route, éga­rés par des té­moins plus ou moins far­fe­lus. Ils ont d’abord orien­té leurs in­ves­ti­ga­tions vers le mi­lieu des fo­rains, Chris­tophe Blind ayant af­fir­mé avoir dé­po­sé son ami à la fête au fort Ha­try, à Bel­fort (Ter­ri­toire de Bel­fort). Le corps de la vic­time se­ra d’ailleurs dé­cou­vert non loin de là… Piste ren­for­cée le jour même par un coup de fil ano­nyme : une femme met alors en cause plu­sieurs fo­rains — dont l’un por­teur d’un cou­teau —, évoque une ba­garre et des cris. Iden­ti­fiée comme my­tho­mane et al­coo­lique, elle fi­ni­ra par se ré­trac­ter. Mais un se­cond ren­sei­gne­ment, ac­cu­sant le même fo­rain, par­vient aux en­quê­teurs… qui dé­cident de l’en­tendre. Trop tard : entre-temps, l’homme s’est sui­ci­dé.

PLU­SIEURS CRIMES NON ÉLU­CI­DÉS SI­MI­LAIRES

En dé­but d’an­née 1995, un cer­tain Do­mi­nique Egloff se rap­proche de la fa­mille Die­te­rich. Mi­li­tant éco­lo­giste, il avait en­tre­pris un com­bat contre le fes­ti­val des Eu­ro­ckéennes à Bel­fort et ses nui­sances, ce qui lui avait at­ti­ré ini­mi­tiés et me­naces de mort. Du fait de sa res­sem­blance phy­sique avé­rée avec Sté­phane Die­te­rich, l’homme pense alors — à tort — avoir été la vé­ri­table cible de l’ho­mi­cide.

C’est la pug­na­ci­té d’un com­man­dant de po­lice qui, en 2006, per­met une nou­velle lec­ture du dos­sier. Le corps ayant été dé­cou­vert sur un lieu de drague ho­mo­sexuel, un rap­pro­che­ment est alors en­vi­sa­gé avec d’autres crimes non élu­ci­dés pré­sen­tant des si­mi­li­tudes, no­tam­ment un ca­rac­tère sexuel et les coups de cou­teau. Mais l’hy­po­thèse fe­ra long feu.

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