Le maire can­di­dat à sa suc­ces­sion… sans l’ac­cord du PCF

Jean-Claude Ken­ne­dy (PCF) a an­non­cé sa­me­di soir qu’il se pré­sen­tait aux mu­ni­ci­pales de 2020.

Le Parisien (Val de Marne) - - VAL-DE-MARNE - PAR DE­NIS COURTINE

IL SE LANCE dans la ba­taille. Mais sans at­tendre le feu vert de son par­ti. Il était un peu plus de 19 h 30 sa­me­di soir quand Jean-Claude Ken­ne­dy, maire (PCF) de Vi­try de­puis jan­vier 2015, a an­non­cé qu’il se pré­sen­tait aux mu­ni­ci­pales de 2020. « Riche de l’his­toire d’une ville conduite par un maire com­mu­niste de­puis 1925, je suis prêt à as­su­mer cette conti­nui­té lors des pro­chaines échéances élec­to­rales », a-t-il dé­cla­ré.

« Une can­di­da­ture pour l’heure in­di­vi­duelle, a dans la fou­lée re­ca­dré Pierre Bell-Lloch, le secrétaire de la sec­tion du PCF à Vi­try. Nous sommes contents qu’il soit à nos cô­tés pour les mu­ni­ci­pales. Mais ce pro­jet est en­core à dis­cu­ter ». Et de lâ­cher que « d’autres op­tions sont pos­sibles ». Jean-Claude Ken­ne­dy avait pris soin de pré­ci­ser que sa can­di­da­ture se fe­rait « dans un pro­ces­sus dé­mo­cra­tique avec [ses] ca­ma­rades du par­ti com­mu­niste, d’abord, mais aus­si avec les par­te­naires de gauche, des éco­lo­gistes et des ci­toyens qui vou­dront s’en­ga­ger à nos cô­tés pour Vi­try ». Pour la pre­mière ba­taille qu’il va me­ner comme can­di­dat aux mu­ni­ci­pales, il se dit « confiant et res­pec­tueux des construc­tions col­lec­tives né­ces­saires pour abou­tir au ras­sem­ble­ment le plus large d’abord avec mes ca­ma­rades et nos par­te­naires de la ma­jo­ri­té ».

Dans d’autres villes com­mu­nistes du dé­par­te­ment, comme à Ivry ou à Bon­neuil par exemple, les maires sor­tants ont d’abord été dé­si­gnés par le par­ti avant d’an­non­cer leur can­di­da­ture. Fa­bien GuillaudBa­taille, le res­pon­sable du PCF dans le dé­par­te­ment, nous a confir­mé lors de ces voeux que c’est bien la sec­tion lo­cale qui dé­ci­dait par vote de son can­di­dat aux mu­ni­ci­pales.

Un peu plus tôt dans son dis­cours, Jean-Claude Ken­ne­dy avait in­sis­té sur le rôle pré­pon­dé­rant de la fonc­tion de maire, qui « reste un des rem­parts forts de la Ré­pu­blique et en même temps un élu ac­ces­sible ».

An­cien pre­mier ad­joint de son pré­dé­ces­seur Alain Au­bou­bert qui avait dé­mis­sion­né en jan­vier 2015, il avait été élu lar­ge­ment par les conseillers mu­ni­ci­paux.

Pour­quoi est-il can­di­dat à sa propre suc­ces­sion ? « Le seul choix qui m’anime c’est de ser­vir, c’est d’être utile à ras­sem­bler, non pas par fa­ci­li­té, mais au nom de l’exi­gence que nous de­vons avoir pour cette ville et pour les Vi­triots, au nom de l’es­poir que nous por­tons pour la pre­mière ville du dé­par­te­ment (NDLR : 93 000 ha­bi­tants) où se croisent tant de pro­jets. »

Il en­tend dé­jà « en­ri­chir de nou­velles forces po­li­tiques » et de « nou­velles per­son­na­li­tés ».

Lors des der­nières mu­ni­ci­pales en 2014, le maire sor­tant Alain Au­bou­bert était ar­ri­vé net­te­ment en tête au pre­mier tour avec 44,6 % des voix de­vant Alain Af­fla­tet (Union de la droite et du centre), 18,8 %, l’éco­lo­giste Jacques Per­reux (16,1 %) et le fron­tiste Fran­çois Pa­ra­dol (14 %). Tous ces can­di­dats s’étaient main­te­nus au se­cond tour. L’an­cien maire de Vi­try avait fi­na­le­ment été ré­élu avec 47,5 % des voix.

LA TOUTE PRE­MIÈRE FOIS

Vi­try, Théâtre Jean-Vi­lar, sa­me­di soir. Jean-Claude Ken­ne­dy a an­non­cé sa can­di­ta­ture pour 2020 : « Je suis prêt », a-t-il as­su­ré.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.