Le pas­sage du Gois, seule­ment à ma­rée basse

Le Parisien (Val d'Oise) - - VIE QUOTIDIENNE - www.pas­sa­ge­du­gois.com. M.V.

UNE AT­TRAC­TION MA­GIQUE, qui se pro­duit deux fois par jour de­vant des mil­liers de per­sonnes, et gra­tui­te­ment, en plus… C’est le pas­sage du Gois, pour­tant à la base une simple route, qui re­lie l’île au conti­nent. Sauf qu’il est sub­mer­gé par la mer, et ne se dé­couvre qu’à deux re­prises chaque jour, à ma­rée basse.

Au­tre­fois, ses 4,15 km étaient par­cou­rus par les vé­hi­cules privés ou com­mer­ciaux qui vou­laient se rendre à Noir­mou­tier, ou la quit­ter. De nos jours, ce sont ma­jo­ri­tai­re­ment des tou­ristes, mais aus­si des ama­teurs de crus­ta­cés, qui le fré­quentent. Ces der­niers, lo­caux ou « étran­gers », dé­barquent plus ou moins équi­pés, du pe­tit ga­min pieds nus au re­trai­té mu­ni de cuis­sardes et d’un grand pa­nier, à la re­cherche des mol­lusques aban­don­nés dans le sable et les ro­chers par le re­flux de la mer. Vi­sion in­ou­bliable de ces cen­taines de pê­cheurs d’une heure ou deux en train de fouiller le sol sur des hec­tares de sol ma­rin pro­vi­soi­re­ment li­bé­rés par les flots…

Bien sûr, il faut aus­si par­cou­rir la route avec sa voi­ture. Les ho­raires de ma­rée basse sont consul­tables sur le Net. Mieux vaut ar­ri­ver une bonne heure et de­mie avant le pic du re­flux de la mer. Vous ne se­rez pas seul sur le coup, et les vé­hi­cules roulent au pas sur la chaussée, zig­za­guant entre les pié­tons ve­nus pê­cher et main­te­nant une vi­tesse de croi­sière mi­ni­male afin de prendre des pho­tos.

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