LE PSG

Le Parisien (Val d'Oise) - - FOOTBALL -

Le qua­dru­plé na­tio­nal est-il suf­fi­sant au vu des moyens duPSG ? On a tra­vaillé toute l’an­née pour at­teindre ce genre d’ob­jec­tif. Il y a un point noir, c’est la Ligue des cham­pions. On ne pour­ra ja­mais l’ou­blier mais il ne faut pas faire notre bi­lan uni­que­ment sur la Coupe d’Eu­rope. Même si tout le monde nous donne ga­gnant avant chaque com­pé­ti­tion na­tio­nale, il faut four­nir du tra­vail pour par­ve­nir à ses fins. Ai­me­riez-vous avoir votre propre chan­son au Parc comme Edin­son Cavani ? Fran­che­ment, ce n’est pas trop mon pro­blème. Edin­son est au club de­puis cinq ans et il a sa chan­son tout comme Ney­mar. Fé­li­ci­ta­tions à eux. Les gens ob- tiennent des choses parce qu’ils le mé­ritent. Etes-vous à Pa­ris pour long­temps ? J’ai un contrat de cinq ans et je suis très content ici. Pa­ris m’a don­né cette op­por­tu­ni­té de jouer et de pro­gres­ser. L’an­née pro­chaine, je se­rai là mais au bout de ces cinq an­nées de contrat, je ne sais pas. On ver­ra, c’est le foot. Dans quel do­maine de­vez­vous en­core pro­gres­ser ? En dé­fense ! Of­fen­si­ve­ment, il ne me reste pas beau­coup de choses à amé­lio­rer même si je dois être plus tueur de­vant le but. En re­vanche, il y a du tra­vail dé­fen­si­ve­ment. J’ai beau­coup pro­gres­sé car je par­tais de très loin, mais ce n’est pas en­core ça pour le très haut ni­veau. C’est in­dis­pen­sable de faire les ef­forts pour le col­lec­tif. Com­ment pro­gresse-t-on dé­fen­si­ve­ment ? C’est un état d’es­prit ! Mon pro­blème est d’avoir tou­jours été le joueur nu­mé­ro 1 dans les équipes de jeunes. On di­sait : « Toi, tu dé­fends pour Ky­lian ». C’est une ha­bi­tude que j’ai prise… Sauf que, main­te­nant, la star est Ney­mar et il faut se mettre au diapason. Ce­la s’ap­prend et j’ai cette en­vie. Ce ne sont pas que des pa­roles. Al­lez-vous de­ve­nir un joueur plus in­di­vi­dua­liste ? Je suis al­truiste de base et au ser­vice de Cavani et de Ney­mar. Ce sont eux qui doivent mar­quer des buts, moi je suis là pour pro­gres­ser. Un jour, je se­rai à cette place où l’on di­ra : « Tu donnes le bal­lon à Ky­lian, c’est Ky­lian qui mar­que­ra les buts. » Quel est votre re­gard sur vos re­cords de pré­co­ci­té no­tam­ment en Ligue des cham­pions (pre­mier joueur à avoir ins­crit 10 buts à moins de 19 ans) ? C’est co­ol ! J’ai en­vie de dire que c’est seule­ment le com­men­ce­ment. Si je peux battre un maxi­mum de re­cords, je les bat­trai. Mais, un jour, un autre joueur en­core plus jeune et en­core plus fort les ef­fa­ce­ra. Donc, au­tant avoir un maxi­mum de re­cords car il m’en res­te­ra peut-être quelques-uns. (Sou­rire.) Com­ment ré­agis­sez-vous aux cri­tiques ? C’est bien, je les ac­cepte. Ce­la montre que je suis un hu­main, que je fais des er­reurs et que je ne suis pas en­core au som­met comme on veut le faire croire cer­taines fois. Vous faites votre en­trée au mu­sée Gré­vin plu­sieurs se­maines avant Em­ma­nuelMa­cron… Je ne peux pas me com­pa­rer avec le chef de l’Etat ! (Rire.) Je res­sens une grande fier­té de pou­voir en­trer au mi­lieu de toutes ces stars. Un cer­tain nombre d’entre elles m’ont ins­pi­ré ou m’ins­pirent en­core. C’est ma­gni­fique !

« JE SUIS AL­TRUISTE DE BASE ET AU SER­VICE DE CAVANI ET NEY­MAR. CE SONT EUX QUI DOIVENT MAR­QUER DES BUTS, MOI JE SUIS LÀ POUR PRO­GRES­SER. »

Pa­villon d’Ar­me­non­ville (Pa­ris XVIe), le 13 mai. Ky­lian Mbap­pé, tout sou­rire, avec Ney­mar lors des Tro­phées UNFP. Comme la sai­son pas­sée, l’at­ta­quant de 19 ans a été élu meilleur es­poir de L 1.

Pa­ris (IXe), hier soir. Ky­lian Mbap­pé a fait connais­sance avec sa sta­tue de cire du mu­sée Gré­vin.

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