Les col­lé­giens dé­couvrent Sciences-po

Qua­rante-cinq élèves du dé­par­te­ment ont vi­si­té l’école de Saint-Ger­main-en-Laye (Yve­lines), hier.

Le Parisien (Val d'Oise) - - VAL-D'OISE - THI­BAULT CHAFFOTTE PAR

ILS N’IRONT peut-être pas tous à Sciences-po, mais au moins main­te­nant ils connaissent. Hier, près de 45 col­lé­giens is­sus des éta­blis­se­ments Irène-Jo­liot-Cu­rie, à Argenteuil, Phi­lippe-Au­guste, à Go­nesse et Eva­riste-Gal­lois, à Sar­celles, ont par­ti­ci­pé à une jour­née de dé­cou­verte de l’Ins­ti­tut d’études po­li­tiques de Saint-Ger­main-en-Laye (Yve­lines). « Vous êtes tous dans des col­lèges qui donnent ac­cès à des lycées avec les­quels nous avons pas­sé des conven­tions », leur a an­non­cé Mi­chel De­lattre, di­rec­teur des études et du pro­gramme de dé­mo­cra­ti­sa­tion, qui pro­pose à des élèves vo­lon­taires de se pré­pa­rer au concours des sept Ins­ti­tuts d’études po­li­tiques, dont fait par­tie ce­lui de Saint-Ger­main-en-Laye.

Pour ai­der les lycées de zones sen­sibles à ac­cé­der à ces écoles, les IEP pro­posent à des élèves de ly­cée une pré­paration gra­tuite qui mêle cours en ligne, sou­tien avec des pro­fes­seurs, et stage in­ten­sif d’une se­maine. « Ça sert aus­si d’ali­bi pour les pré­pa­rer aux études su­pé­rieures, leur dire ce qui existe. S’ils dé­cident après d’al­ler en droit à Cer­gy, c’est bien aus­si, ajoute Mi­chel De­lattre. Ces élèves sont moins nom­breux à faire des études su­pé­rieures am­bi­tieuses, or ils ne sont pas moins in­tel­li­gents. »

« Pour y ar­ri­ver, il faut de bonnes notes, confie Chaïma, 14 ans, d’Argenteuil. Je ne sais pas si j’en se­rai ca­pable. » Ra­phaël, même âge, ne se fait pas de sou­cis. « Je dois avoir 17 de moyenne », in­dique-t-il. En re­vanche, il pré­fé­re­rait s’orien­ter vers des études scien­ti­fiques.

Raïane, 19 ans, est au­jourd’hui étu­diant à Sciences-po après avoir bé­né­fi­cié du pro­gramme de dé­mo­cra­ti­sa­tion. Il était en pre­mière an­née d’his­toire à Cer­gy quand il a été pris pour suivre la pré­paration. « J’avais dé­jà pas­sé le concours en 2016, mais je ne l’avais pas eu », se sou­vient-il.

L’aide dont il a bé­né­fi­cié semble avoir été dé­ter­mi­nante. « Je n’au­rais pas pu me payer une pré­pa pri­vée, sou­ligne-t-il. Je n’étais pas prêt à mettre 300 € alors que je n’étais pas sûr d’être pris. Là, c’était gra­tuit. »

POUR Y AR­RI­VER IL FAUT DE BONNES NOTES CHAÏMA, 14 ANS, D’ARGENTEUIL

Saint-Ger­main-en-Laye, hier. Les col­lé­giens ont pu dé­cou­vrir les lo­caux avec les étu­diants lors d’un jeu de piste.

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