Un peintre mé­cène aux mul­tiples fa­cettes

Le Parisien (Val d'Oise) - - LOISIRS -

Si le nom de Gus­tave Caille­botte est au­jourd’hui cé­lèbre et que ses toiles sont ex­po­sées dans les plus grands mu­sées du monde, il n’en a pas tou­jours été ain­si. Gus­tave se dé­couvre très tôt une pas­sion pour la pein­ture. En fils de bonne fa­mille, il fait des études de droit, mais se consacre bien­tôt en­tiè­re­ment à ses chers pin­ceaux.

De na­ture ex­trê­me­ment cu­rieuse, il réa­lise des vues de Pa­ris, des por­traits, des scènes du quo­ti­dien, no­tam­ment à Yerres, dans la pro­prié­té fa­mi­liale, où il passe beau­coup de temps. L’ar­tiste adore aus­si l’eau et les ré­gates. Il des­si­ne­ra les plans de vingt-cinq ba­teaux et pos­sé­de­ra treize voi­liers.

Caille­botte, is­su d’une fa­mille ai­sée, est un mé­cène re­con­nu. Il achète de nom­breuses toiles de ses amis im­pres­sion­nistes, Mo­net, Pis­sar­ro, Re­noir, De­gas, Cé­zanne. Il leur prête de l’ar­gent pour ache­ter du ma­té­riel. Mais le groupe de peintres, avant-gar­distes pour l’époque, a bien du mal à se faire ac­cep­ter par l’Aca­dé­mie des beaux-arts, très conser­va­trice.

A sa mort, Caille­botte lègue sa col­lec­tion de 67 ta­bleaux à l’Etat fran­çais… qui n’en ac­cep­te­ra qu’une tren­taine ! De nom­breuses toiles par­ti­ront dans des col­lec­tions par­ti­cu­lières, no­tam­ment aux Etats-Unis. Il fau­dra at­tendre 1994 pour que la France consacre sa pre­mière grande ex­po­si­tion à Gus­tave Caille­botte, au Grand Pa­lais. Son ta­bleau le plus cé­lèbre, « les Ra­bo­teurs de par­quet », est ex­po­sé au mu­sée d’Or­say.

Ré­no­vée l’an pas­sé, la de­meure du peintre, le Ca­sin, se vi­site. Ici, l’ate­lier.

L’ar­tiste pas­sait des heures à tra­vailler son po­ta­ger. Une as­so­cia­tion y cultive au­jourd’hui des es­pèces an­ciennes.

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