L’OM n’ar­range pas son cas

Ligue 1 At­ten­dus contre le 19e du cham­pion­nat, les Mar­seillais, conspués par leurs propres sup­por­teurs, ont concé­dé le nul. Les pro­chains jours s’an­noncent brû­lants.

Le Parisien (Val d'Oise) - - VIE QUOTIDIENNE - PAR SYL­VIE DE MACEDO

L’OM N’A PAS FI­NI DE PI­QUER sa crise. Dans ce duel de cancres entre deux équipes en grandes dif­fi­cul­tés, le club pho­céen n’a pas réus­si à prendre le des­sus sur le 19e de la Ligue 1, Mo­na­co. Un match nul (1-1) qui ne fait les af­faires d’au­cun des deux clubs. Et sur­tout pas celles de l’Olym­pique de Mar­seille.

Une se­maine après sa pi­teuse éli­mi­na­tion en Coupe de France par une équipe de Na­tio­nal 2, An­dré­zieux (2-0), l’OM signe ain­si son hui­tième match consé­cu­tif sans vic­toire (quatre nuls, quatre dé­faites), toutes com­pé­ti­tions confon­dues, dans un contexte ten­du où les sup­por­teurs sont de plus en plus nom­breux à de­man­der la tête de l’en­traî­neur, Ru­di Gar­cia.

Dans un Vélodrome en co­lère et en par­tie hos­tile, les Mar­seillais, dé­sor­mais 9es du clas­se­ment, ont mon­tré en­core bien des la­cunes. Il y a certes eu du mieux. No­tam­ment la bonne en­tame de match qui a per- mis aux Pho­céens d’ou­vrir le score ra­pi­de­ment grâce à un jo­li but de Maxime Lo­pez (sa pre­mière réa­li­sa­tion en Ligue 1 cette sai­son) à la 13e mi­nute de jeu.

Alors que Lu­cas Ocam­pos a joué à la pointe de l’at­taque, Mar­seille a ain­si réus­si à mettre plus de mou­ve­ment et d’ac­cé­lé­ra­tion dans son jeu. « On a ré­pon­du pré­sent, per­sonne ne s’est ca­ché », a lâ­ché Di­mi­tri Payet au mi­cro de Ca­nal +, es­ti­mant que son équipe était dans « le vrai ». Mais en­core doit-elle ap­prendre à main­te­nir ce rythme pen­dant quatre-vingt-dix mi­nutes. Car à la de­mi-heure de jeu, la flamme s’est éteinte du cô­té de l’OM. Comme si, dé­jà, les joueurs n’avaient plus d’éner­gie. Les Mo­né­gasques ont su en pro­fi­ter en pre­nant le pou­voir au mi­lieu de ter­rain. L’an­cien joueur de Chel­sea, Cesc Fa­bre­gas, ti­tu­laire hier, a évi­dem­ment fait un bien fou à ses nou­veaux co­équi­piers. Par sa hargne et sa tech­nique, il a re­don­né confiance à une équipe qui au­rait presque mé­ri­té mieux que cet unique but (38e) de Tie­le­mans — une frappe croi­sée du droit — tant sa do­mi­na­tion à ce mo­ment-là était nette. Après la pause, Go­lo­vin, seul de­vant Man­dan­da (51e), a d’ailleurs ra­té l’im­man­quable.

Mais l’ASM a trou­vé dans sa pres­ta­tion au Vélodrome quelques mo­tifs d’es­poirs, alors que les bien­faits de ce mer­ca­to hi­ver­nal — avec dé­jà quatre joueurs re­cru­tés (Nal­do, Fa­bre­gas, Bal­lo-Tou­ré et Vain­queur) — se font sen­tir.

Dans les vingt der­nières mi­nutes, les Mar­seillais ont réus­si à re­trou­ver un brin d’éner­gie. Ils au­raient même pu sau­ver les ap­pa­rences si le but ins­crit par Thau­vin n’avait pas été in­va­li­dé par l’ar­bitre après in­ter­ven­tion de la VAR pour une se­melle d’Ocam­pos sur Be­na­glio (74e), ou en­core si le por­tier mo­né­gasque n’avait pas sor­ti le coup franc du cham­pion du monde (80e).

« On au­rait ai­mé ga­gner, je pense qu’on le mé­ri­tait, mais on n’a pas su le faire, re­gret­tait sur Ca­nal + Ru­di Gar­cia, par­ti à la ren­contre des sup­por­teurs à la fin du match. Nous n’avons pas mon­tré le vi­sage d’une équipe ma­lade, mais d’une équipe qui en veut, qui garde confiance. » Les plaies res­tent pour­tant bien nom­breuses à pan­ser.

UN BUT RE­FU­SÉ À THAU­VIN

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