« Nous oeu­vrons dans l’in­té­rêt de nos lo­ca­taires »

Ar­naud Le­gros, le pa­tron des Ré­si­dences, s’ex­plique sur le dos­sier de La Croix-Fer­rée, dont les tra­vaux de ré­no­va­tion en­traî­ne­ront le dé­part d’en­vi­ron 800 per­sonnes.

Le Parisien (Yvelines) - - VOTRE DÉPARTEMENT - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR MEH­DI GHERDANE

TOUT UN QUAR­TIER fait en­tendre sa co­lère à Mantes-la-Jo­lie. Il y a quelques se­maines, Les Ré­si­dences, le plus im­por­tant bailleur so­cial du dé­par­te­ment, an­non­çait leur in­ten­tion de ré­no­ver en­tiè­re­ment les 272 lo­ge­ments de la ci­té de La Croix-Fer­rée, en­traî­nant le dé­part de ses ha­bi­tants et leur re­lo­ge­ment dans la ré­gion. De­puis, ces der­niers s’or­ga­nisent et veulent avoir leur mot à dire. Face à ce mou­ve­ment po­pu­laire et as­sez in­édit, Ar­naud Le­gros, le pré­sident du di­rec­toire des Ré­si­dences a ac­cep­té de s’ex­pli­quer dans nos co­lonnes.

Des ha­bi­tants ré­clament le droit de ré­cu­pé­rer leur ap­par­te­ment. Vous sem­blez avoir chan­gé de po­si­tion face à leur co­lère. AR­NAUD LE­GROS,

Nous avons tou­jours évo­qué ce droit !

Pou­vez-vous donc leur as­su­rer qu’ils re­trou­ve­ront leur quar­tier à l’is­sue des tra­vaux ?

Je pense, d’abord, que tout le monde ne vou­dra pas re­ve­nir. Quand nos lo­ca­taires au­ront pas­sé quelque temps dans un nou­veau lo­ge­ment, ils s’y sen­ti­ront bien et n’au­ront pas né­ces­sai­re­ment en­vie de dé­mé­na­ger de nou­veau. Pour ceux qui vou­draient mal­gré tout ré­in­té­grer leur quar­tier, nous fe­rons le maxi­mum. Nous pour­rons in­té­grer une phrase men­tion­nant cette pos­si­bi­li­té dans la charte de re­lo­ge­ment mais nous ne pou­vons l’écrire noir sur blanc.

Cer­tains d’entre eux ont l’im­pres­sion que vous vou­lez les rem­pla­cer par des ha­bi­tants aux meilleurs re­ve­nus.

Que ce soit bien clair : nous oeu­vrons dans l’in­té­rêt de nos lo­ca­taires. Mon bou­lot, c’est de lo­ger des gens dans les meilleures condi­tions pos­sibles. Je n’ai au­cune rai­son de les chas­ser ! Je com­prends la charge émo­tion­nelle de ce genre de pro­jet mais ils sont en train de s’ima­gi­ner des com­plots.

Peut-être parce que vous avez mal com­mu­ni­qué. L’ami­cale avec la­quelle vous né­go­ciez est par exemple cri­ti­quée pour son manque de re­pré­sen­ta­ti­vi­té.

Nous n’avons pas sous-es­ti­mé cet as­pect des choses. Nous avions be­soin d’in­ter­lo­cu­teur, il n’y en avait pas. C’est la seule ami­cale exis­tante et ce n’est pas à moi de ju­ger de sa re­pré­sen­ta­ti­vi­té. Mais au­jourd’hui nous tra­vaillons éga­le­ment avec le grou­pe­ment lo­ca­taires. Tous deux fe­raient tout aus­si bien de dis­cu­ter entre eux.

Pour­quoi le dé­tail des tra­vaux n’a tou­jours pas été pré­sen­té aux lo­ca­taires ?

Mais c’est pré­vu ! Nous ve­nons de choi­sir un maître-d’oeuvre et une fois que les en­tre­prises au­ront été trou­vées, nous pour­rons évo­quer le dé­tail du chan­tier. Nous al­lons pré­sen­ter un avant-pro­jet aux lo­ca­taires. Mais tout est fait dans leur in­té­rêt.

Di­ri­geant du plus gros bailleur du dé­par­te­ment, il est cri­ti­qué pour sa ges­tion du dos­sier de La Croix-Fer­rée.

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