Les Bleus ne font plus re­cette

Le Stade de France de­vrait être aux trois-quarts plein, au mieux, pour la ve­nue ce soir de l’Afrique du Sud.

Le Parisien (Yvelines) - - RUGBY - O.F. AVEC F. GI.

L’EN­CEINTE dyo­ni­sienne ne se­ra pas pleine ce soir. Loin de là. Si la barre des 60 000 spec­ta­teurs est at­teinte, la Fé­dé­ra­tion fran­çaise se­ra même sou­la­gée. En manque de ré­sul­tats, de stars, de spec­tacle, les Bleus ne sont plus très at­trac­tifs. Ce­la n’ex­plique pas tout ce­pen­dant car, ex­cep­té pour la ve­nue des All Blacks, le Stade de France n’a ja­mais été comble en no­vembre.

L’an der­nier, France - Afrique du Sud avait ras­sem­blé 55 000 per­sonnes et, en 2012, un an après la fi­nale de la Coupe du monde jouée par les Bleus, la ré­cep­tion de l’Aus­tra­lie s’était dé­rou­lée de­vant 65 000 spec­ta­teurs.

« Pour le Tour­noi des Six Na­tions, il y a un ri­tuel d’al­ler au stade, mais ce n’est pas le cas en au­tomne, con- firme Gilles Du­mas, spé­cia­liste en mar­ke­ting spor­tif, di­rec­teur gé­né­ral de Yeesss, agence de com­mu­ni­ca­tion di­gi­tale. L’Afrique du Sud, c’est bien, mais ce n’est pas non plus la Nou­velle-Zé­lande ou l’An­gle­terre. L’in­fluence des ré­sul­tats pèse aus­si. Il manque une étin­celle et des joueurs cha­ris­ma­tiques. »

DES BILLETS BRADÉS

Pour ten­ter d’at­ti­rer du monde, la FFR a pro­cé­dé à une opé­ra­tion de pro­mo­tion en ven­dant des places ini­tia­le­ment à 50 € à moi­tié prix à cer­taines heures cette se­maine. « C’était une bonne idée, ajoute Gilles Du­mas, mais elle est ar­ri­vée trop tar­di­ve­ment. Les gens se dé­placent moins qu’avant, sur­tout quand il faut ve­nir de pro­vince. Ce­la ne veut pas for­cé­ment dire que le rug­by est en perte de vi­tesse mais c’est un si­gnal d’alerte à quelques an­nées du mon­dial en France. »

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