« La ré­ac­tion des po­li­ciers était pro­por­tion­nelle à la hau­teur des risques » Jean-Jacques Brot,

Le pré­fet, dé­fend l’ac­tion des forces de l’ordre à Mantes-la-Jo­lie. Et condamne l’au­teur de la vi­déo mon­trant les jeunes age­nouillés.

Le Parisien (Yvelines) - - VOTRE DÉPARTEMENT - PAR MAR­GAUX BOURGASSER

“CEUX

QUI SE PER­METTENT DE DON­NER LES LE­ÇONS N’ONT QU’À EX­PLI­QUER COM­MENT ON PEUT GÉ­RER 150 JEUNES

Pour lui, l’in­ter­ven­tion des forces de l’ordre, jeu­di après-mi­di, aux abords du ly­cée Saint-Exu­pé­ry, à Mantes-la-Jo­lie, « était pro­por­tion­nelle à la hau­teur des risques ». Mais le pré­fet des Yve­lines, Jean-Jacques Brot, comme beau­coup d’autres, n’est « pas in­sen­sible » à la vi­déo dif­fu­sée sur les ré­seaux so­ciaux, mon­trant des di­zaines d’ado­les­cents à ge­noux, les mains der­rière la tête, en­ca­drés par des po­li­ciers dans la cour de l’Ago­ra. « Voi­là une classe qui se tient sage », peut-on en­tendre sur le pe­tit film.

Ju­geant « in­ad­mis­sible » et « la­men­table » d’avoir fil­mé les in­ter­pel­la­tions et dif­fu­sé les images, le pré­fet a an­non­cé hier qu’« une pro­cé­dure ad­mi­nis­tra­tive est en cours afin de re­trou­ver la per­sonne qui a fil­mé et four­ni les images ».

Face aux cri­tiques, Jean-Jacques Brot tient quand même à pré­ci­ser les cir­cons­tances de ces images : « Il faut voir cette vi­déo dans un contexte de vio­lences ex­trêmes. Ces jeunes de Mantes-la-Jo­lie étaient là pour cas­ser du flic et brû­ler des voi­tures. J’ai de­man­dé que l’on pro­cède à des in­ter­pel­la­tions ain­si qu’à des fouilles. »

Au to­tal, 151 per­sonnes ont été in­ter­pel­lées après ces dé­bor­de­ments qui per­du­raient depuis plu­sieurs jours. « Ils étaient deux fois plus que les po­li­ciers, in­siste Jean-Jacques Brot. Ils de­vaient réus­sir à les gé­rer et enlever leurs armes. Ils ont dû trou­ver une so­lu­tion. »

Les pro­cé­dures ont été res­pec­tées, se­lon lui : « Tout a été fait dans les règles et sous contrôle de l’au­to­ri­té ju­di­ciaire », as­sure le re­pré­sen­tant de l’Etat, qui rap­pelle, éga­le­ment, qu’« il n’y a pas eu un bles­sé, pas une écor­chure, ni une plainte ». « Ceux qui se per­mettent de don­ner les le­çons n’ont qu’à ex­pli­quer com­ment on peut gé­rer 150 jeunes, con­clut Jean-Jacques Brot. J’as­sume la to­ta­li­té des actes et j’en porte l’en­tière res­pon­sa­bi­li­té. »

Jean-Jacques Brot.

Mantes-la-Jo­lie, jeu­di. 151 jeunes ont été in­ter­pel­lés aux abords du ly­cée Saint-Exu­pé­ry. AFP/CÉ­LINE AGNIEL

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.