Le don d’or­ganes en lé­ger re­cul

Le Parisien (Yvelines) - - VIE QUOTIDIENNE - J.V.

LES AC­CI­DENTS VASCULAIRES CÉRÉBRAUX et le don d’or­ganes, c’est un peu Jean qui rit et Jean qui pleure. Selon un bi­lan dif­fu­sé ven­dre­di par l’Agence de la bio­mé­de­cine, les greffes ont re­cu­lé de 5 % l’an dernier, après huit an­nées de hausse. En tout, les pou­voirs pu­blics en ont re­cen­sé 5 781 en 2018, soit 324 de moins qu’en 2017. Com­ment l’ex­pli­quer ? L’Agence de la bio­mé­de­cine rap­pelle que, grâce à une meilleure prise en charge, la mor­ta­li­té liée aux ac­ci­dents vasculaires cérébraux a re­cu­lé de 15 % « ces der­nières an­nées ». « Il y a donc moins de don­neurs po­ten­tiels re­cen­sés en état de mort en­cé­pha­lique », note-t-elle. La baisse d’ac­ti­vi­té n’est en tout cas pas liée au ren­for­ce­ment, en 2017, du con­sen­te­ment pré­su­mé pour le pré­lè­ve­ment de gref­fons. « L’op­po­si­tion de la po­pu­la­tion au don d’or­ganes n’a pas aug­men­té de­puis cette loi. Au contraire, le taux de re­fus ex­prime une ten­dance à la baisse (33 % en 2016, 30,5 % en 2017 et 30 % en 2018). » Si l’Agence peut se fé­li­ci­ter d’une baisse moins im­por­tante que re­dou­tée à l’au­tomne — elle ta­blait sur un re­pli de 10 % —, c’est en par­tie grâce une politique de di­ver­si­fi­ca­tion des gref­fons : don du vi­vant, dons après ar­rêt car­diaque du don­neur…

LA LOI DE 2017 a ren­for­cé le con­sen­te­ment pré­su­mé au don d’or­ganes. Au­tre­ment dit, nous sommes tous don­neurs po­ten­tiels. Le texte pré­cise les trois moyens de s’op­po­ser au pré­lè­ve­ment d’or­ganes et de tis­su après sa mort : s’ins­crire au re­gistre na­tio­nal des re­fus, lais­ser un do­cu­ment à un proche ex­pli­quant que vous ne vou­lez pas, ou le confier ora­le­ment à des per­sonnes qui de­vront en at­tes­ter auprès des mé­de­cins.

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