Ré­forme du ly­cée : Serge Clé­ment veut « équi­li­brer les offres sur le ter­ri­toire »

Le di­rec­teur aca­dé­mique des Yve­lines an­nonce « ac­cé­lé­rer les tra­vaux de ré­flexion » en vue de la ren­trée pro­chaine.

Le Parisien (Yvelines) - - VOTRE DÉPARTEMENT - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR MAXIME FIESCHI

DE­PUIS MI-DÉ­CEMBRE, la ré­forme du ly­cée et du bac a pris une di­men­sion plus concrète pour les élèves de l’aca­dé­mie de Ver­sailles. Les ly­céens de se­conde connaissent dé­sor­mais la carte des spé­cia­li­tés qui seront en­sei­gnées éta­blis­se­ment par éta­blis­se­ment dans les Yve­lines à la ren­trée pro­chaine. En sep­tembre 2019, en ar­ri­vant en pre­mière, ils au­ront choi­si trois spé­cia­li­tés sur les douze pro­po­sées, re­pré­sen­tant douze heures de cours. Elles vien­dront com­plé­ter les seize heures de cours de tronc com­mun dis­pen­sées à tous les élèves de pre­mière.

Alors que dé­marre le 2e tri­mestre, Serge Clé­ment, di­rec­teur aca­dé­mique des Yve­lines, re­vient sur cette ré­forme qui gé­nère aus­si pas mal d’in­quié­tude chez les fa­milles.

Com­ment se pré­pare le dé­par­te­ment pour la ren­trée pro­chaine ?

SERGE CLE­MENT.

C’est le di­rec­teur aca­dé­mique ad­joint qui pi­lote le dis­po­si­tif dans le dé­par­te­ment, en lien avec le rec­to­rat. Le rec­to­rat a éta­bli la carte des spé­cia­li­tés, en s’ap­puyant sur les ef­fec­tifs d’élèves et d’en­sei­gnants. Charge à nous dé­sor­mais de fi­na­li­ser la carte sco­laire, de pré­pa­rer la do­ta­tion ho­raire glo­bale* et de ga­ran­tir la mise en oeuvre de la ré­forme.

Com­ment ces choix seront-ils ar­bi­trés ?

fau­dra te­nir compte des choix des élèves et des im­pé­ra­tifs de la vie en éta­blis­se­ment, de l’or­ga­ni­sa­tion ma­té­rielle no­tam­ment. Par exemple, sur la mise à dis­po­si­tion des salles de classe. Tout ce­la est très nou­veau, il faut né­ces­sai­re­ment an­ti­ci­per.

Quand ces dé­ci­sions seront-elles ar­rê­tées ?

Tout dé­pen­dra des dé­si­rs des élèves au 2e tri­mestre puis de leurs choix dé­fi­ni­tifs, en lien avec les en­sei­gnants, au 3e tri­mestre. C’est à ce mo­ment-là que la carte des op­tions et des spé­cia­li­tés se­ra vrai­ment fi­na­li­sée. Notre idée, c’est tout de même d’équi­li­brer les offres sur le ter­ri­toire.

La ré­par­ti­tion des spé­cia­li­tés pa­raît pour­tant très in­égale…

L’ab­sence d’une spé­cia­li­té dans un ly­cée ne si­gni­fie pas que les ma­tières qui y sont liées en sont to­ta­le­ment ab­sentes. La spé­cia­li­té, c’est un en­sei­gne­ment lourd, des­ti­né à pré­pa­rer des études ul­té­rieures. Mais ce n’est pas parce que la spé­cia­li­té Langues et cultures an­tiques n’existe pas dans la Man­tois que les élèves n’au­ront plus la­tin. Les op­tions existent tou­jours, leur ré­par­ti­tion dans le dé­par­te­ment de­meu­re­ra sen­si­ble­ment iden­tique à celle d’au­jourd’hui. A rai­son de trois heures par se­maine, contre quatre heures dans une spé­cia­li­té.

Quel dis­po­si­tif concret avez-vous mis en place ?

Dès cette ren­trée de jan­vier, on ac­cé­lère les tra­vaux de ré­flexion. Les pro­vi­seurs-ad­joints, sou­vent char- gés des ques­tions d’em­plois du temps dans les ly­cées, sont très sol­li­ci­tés. Ils se réunissent en groupes de tra­vail. Nous avons éga­le­ment ima­gi­né une Foire aux ques­tions pour que cha­cun puisse y par­ta­ger ses tra­vaux, ses bonnes pra­tiques, ses idées. Ce se­ra une base de re­sIl sources pour tous les ly­cées.

* La ré­par­ti­tion d’une en­ve­loppe d’heures at­tri­buée à chaque éta­blis­se­ment pour l’en­semble de ses cours. C’est ce qui dé­ter­mine no­tam­ment le nombre d’en­sei­gnants, la mise en place ou non de cer­tains cours ou d’op­tions.

Serge Clé­ment, le di­rec­teur aca­dé­mique des Yve­lines. LP/L.M.

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