Pas de liai­son avec l’a89 pour « Am­ple­puis en­semble »

Les élus de l’opposition à Am­ple­puis, em­me­nés par E. Gi­rard, hos­tiles à la nou­velle route ■

Le Pays Roannais (Charlieu) - - Vie Régionale - Alain Chaize

La gauche am­ple­pui­sienne es­time que le pro­jet de route re­liant la com­mune à l’a89 re­pré­sente « une solution désuète ».

De pas­sage à Ta­rare et Am­ple­puis, Laurent Wau­quiez, pré­sident de la ré­gion ARA (Au­vergne Rhône­alpes), a pro­mis de par­ti­ci­per au fi­nan­ce­ment de la liai­son avec l’a89. « À l’évi­dence, M. Wau­quiez est sur­tout ve­nu flat­ter son élec­to­rat et res­ser­rer les rangs de la droite de notre ter­ri­toire au­tour de lui. Le connaît­on, comme d’autres ici, au­tre­ment que da­van­tage pré­oc­cu­pé par son as­cen­sion po­li­tique que par notre propre quo­ti­dien ? » ana­lyse Em­ma­nuel Gi­rard, tête de liste à Am­ple­puis en 2014 et can­di­dat sur le can­ton de Thi­zy en 2015.

« Cette pro­messe de fi­nan­ce­ment d’une par­tie du pro­jet routier, fa­çon hâ­bleur, laisse son­geur. C’est d’une lé­gè­re­té ex­tra­or­di­naire pour un pré­sident de Ré­gion et d’un mé­pris re­gret­table en­vers les contri­buables alors ar­rê­tez de jouer avec notre argent comme si c’était le vôtre ! » lance M. Gi­rard en de­man­dant : « Alors com­bien ? 10, 13, 25 ou 30 mil­lions ? À 10 mil­lions le coût était dé­jà exor­bi­tant pour un gain de temps faible et la pro­messe, sans études sé­rieuses, d’éven­tuels nou­veaux em­plois. Comment faire confiance à des élus qui sont dans l’in­ca­pa­ci­té d’éva­luer un tel pro­jet, de prou­ver ce qu’ils avancent ?

« L’A89 n’a pas do­pé l’éco­no­mie lo­cale »

Nous, élus op­po­sés à ce pro­jet, ain­si que l’as­so­cia­tion Acro­sa dont nous sou­te­nons l’ac­tion, ne com­pre­nons pas cette ob­ses­sion de quelques­uns pour l’a89 qui, 5 ans après sa mise en ser­vice, n’a pas do­pé l’éco­no­mie lo­cale ni per­mis d’aug­men­ter le nombre d’em­plois de ma­nière si­gni­fi­ca­tive comme pro­mis. Les mêmes as­surent que, grâce à une nou­velle liai­son rou­tière avec l’a89, le tis­su éco­no­mique et l’em­ploi, d’am­ple­puis à Cours, se­raient ra­gaillar­dis ; ce­ci avec pour seul et unique ar­gu­ment “les in­dus­triels nous le de­mandent”.

Ce­ci de­vient faux dès lors que l’on s’éloigne du cercle des in­times des élus fa­vo­rables à ce pro­jet. Contre nos prises de pa­roles en conseil com­mu­nau­taire ou mu­ni­ci­pal pour ex­pli­quer notre opposition, au­cun ar­gu­men­taire avec preuves à l’ap­pui ne nous a ja­mais été op­po­sé. Les en­tre­pre­neurs (dont des trans­por­teurs) du ter­ ri­toire n’ont at­ten­du ni au­to­route, ni nou­velle liai­son rou­tière pour s’ins­tal­ler, se dé­ve­lop­per et réus­sir. Beau­coup d’en­tre­prises sont d’ailleurs de­ve­nues des fleu­rons ré­gio­naux dans leur do­maine d’ac­ti­vi­té. Cu­rieux que M. Wau­quiez ne le sache pas !

S’il faut se pré­oc­cu­per du de­ve­nir du tis­su éco­no­mique du ter­ri­toire, il faut le faire avec de nou­veaux ou­tils et des pro­jets d’ave­nir. Ce n’est pas avec des so­lu­tions désuètes de­puis les an­nées quatre­vingt et da­tant des Trente Glo­rieuses que l’on y par­vien­dra. »

« Au­cun ar­gu­men­taire avec preuves à l’ap­pui ne nous a ja­mais été op­po­sé. » EM­MA­NUEL GI­RARD

« Ar­rê­tez de jouer avec notre argent comme si c’était le vôtre »

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