Condam­né à 4 mois de pri­son ferme pour dé­ten­tion de can­na­bis et de co­caïne

Le Petit Journal - du Tarn-et-Garonne - - FAITS&GESTES -

Mr B., jeune homme de 26 ans ré­si­dant à Moissac a été en­ten­du par le Tri­bu­nal de Grande Ins­tance de Mon­tau­ban pour une af­faire de dé­ten­tion et de tran­sport de stu­pé­fiant dans le cadre d’une com­pa­ru­tion im­mé­diate.

Les faits re­montent au sa­me­di 6 oc­tobre sur la com­mune de Castelsarrasin. Lors d’un contrôle rou­tier de rou­tine, les po­li­ciers ar­rêtent un vé­hi­cule avec à son bord deux jeunes hommes. In­ter­pel­lés par l’odeur de can­na­bis qui se dé­gage du vé­hi­cule, ils dé­cident de pro­cé­der à une fouille. Sur le conduc­teur, ils ne trouvent rien mais sur le pas­sa­ger, Mr B., ils dé­couvrent 87 g de ré­sine de can­na­bis et 7,5 g d’herbe. Sur le siège ar­rière de la voi­ture, ils trouvent aus­si 18 g de co­caïne dans la poche d’une dou­doune, une ba­lance nu­mé­rique et 580 € en es­pèces. Lors de sa garde à vue, l’ac­cu­sé re­con­naît être consom­ma­teur de can­na­bis et ex­plique que la drogue qui a été sai­sie était des­ti­née à sa consom­ma­tion per­son­nelle. En re­vanche, il dit que la dou­doune ne lui ap­par­tient pas même si le conduc­teur af­firme qu’elle est bien à lui.

Des aveux en di­rect

Ap­pe­lé à la barre, Mr B. n’en mène pas large. Lorsque la pa­role lui est don­née, il avoue tout : «je vais vous dire la vé­ri­té. Oui, la dou­doune est à moi. La ba­lance et la co­caïne aus­si». Il ex­plique à Mme le Juge qu’il est de­ve­nu un gros consom­ma­teur de can­na­bis et qu’il a com­men­cé la co­caïne car il s’est re­trou­vé sans em­ploi. Elle lui ré­torque qu’elle ne com­prend pas com­ment il peut se pro­cu­rer toute cette drogue s’il n’a pas de re­ve­nus et qu’il est très cer­tai­ne­ment un re­ven­deur. L’ac­cu­sé se dé­fend comme il peut en di­sant qu’il achète la co­caïne à «seule­ment» 30 € le gramme sur Tou­louse et que les 580 € trou­vés lors de l’ar­res­ta­tion sont ses éco­no­mies qu’il em­porte tou­jours avec lui. Ar­gu­ments qui ne semblent pas convaincre vrai­ment le juge et le mi­nis­tère pu­blic.

Avec 4 men­tions à son ca­sier ju­di­ciaire, Mr B. n’a ja­mais été condam­né à de la pri­son ferme. Son avo­cate, Diane Fey­rou, de­mande la clé­mence de Mme le Juge car son client a fait preuve de sin­cé­ri­té en pas­sant aux aveux : «une nuit en dé­ten­tion lui a per­mis de ré­flé­chir et de prendre conscience de ses actes». L’ac­cu­sé fi­nit par s’ex­cu­ser et pro­met de se soi­gner pour sor­tir de son ad­dic­tion.

Le ver­dict

Mr B. se­ra ju­gé cou­pable et condam­né à 4 mois de pri­son ferme et 4 mois avec sur­sis et mise à l’épreuve pen­dant 2 ans. Après un en­tre­tien avec le juge d’ap­pli­ca­tion des peines, il pour­rait lui être pos­sible de pur­ger sa condam­na­tion sous bra­ce­let élec­tro­nique. Il est condam­né aus­si à une obli­ga­tion de soins, de trou­ver un tra­vail ou d’en­ta­mer une for­ma­tion pro­fes­sion­nelle.

(Pho­to il­lus­tra­tion Ei­tan Abra­mo­vich - AFP)

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