Com­ment un jeune tarn-et-ga­ron­nais a créé une so­cié­té mul­ti­mil­lion­naire

Nicolas Pom­pigne-mo­gnard a les fa­veur du ma­ga­zine amé­ri­cain Forbes

Le Petit Journal - du Tarn-et-Garonne - - LA UNE -

Forbes, le ma­ga­zine éco­no­mique amé­ri­cain connu pour son fa­meux clas­se­ment des hommes les plus riches au monde, vient de pu­blier un ar­ticle re­la­tant l’as­cen­sion ex­tra­or­di­naire d’un jeune Tarn-et-ga­ron­nais fon­da­teur d’une en­tre­prise qui vaut au­jourd’hui plu­sieurs mil­lions d’eu­ros.

Nicolas Pom­pigne-mo­gnard, ce nom vous dit sû­re­ment quelque chose. Il fut l’un des hommes po­li­tiques les plus en vue du dé­par­te­ment au dé­but des an­nées 2000. Il ba­taillait alors contre Jean-mi­chel Bay­let, le puis­sant pa­tron de la Dé­pêche du Mi­di. Par­ti de rien, en peu de temps le jeune homme avait su se faire un nom mais les ré­sul­tats n’étaient pas à la hau­teur de ses es­pé­rances. Il faut dire que Nicolas est un homme exi­geant en­vers lui et en­vers les autres.

Il dé­ci­da alors de tout re­com­men­cer, tout pla­quer pour un ave­nir meilleur… et quel ave­nir ! On peut au­jourd’hui dire qu’il a réus­si son rêve amé­ri­cain, ce­lui qui a pous­sé tant d’hommes et femmes à tra­ver­ser l’at­lan­tique pour faire fortune. Nicolas Pom­pigne-mo­gnard n’a pas tra­ver­sé l’at­lan­tique, il est juste al­lé voir de l’autre cô­té de la Mé­di­ter­ra­née, là où se trouve une par­tie de ses ra­cines.

Il com­men­ça en tant que cor­res­pon­dant eu­ro­péen pour Ga­bo­news et réa­li­sa tout de suite le po­ten­tiel que pou­vait of­frir ce conti­nent : « Pour ac­cé­der aux com­mu­ni­qués de presse, je de­vais m’abon­ner à toutes les listes de dif­fu­sion et aux flux RSS. La plu­part des or­ga­ni­sa­tions ne pu­bliaient leurs com­mu­ni­qués de presse que sur leurs sites Web, es­pé­rant naï­ve­ment que les jour­na­listes les sur­veille­raient cons­tam­ment pour voir si quelque chose de nou­veau avait été pu­blié.»

C’est ain­si que lui est ve­nue l’idée de ras­sem­bler tout ça pour le mettre à dis­po­si­tion de tous en ga­ran­tis­sant une dif­fu­sion mon­diale. Beau­coup de tra­vail, beau­coup de temps pas­sé seul dans son sa­lon avec l'aide de son épouse à étu­dier le droit, gé­rer l’in­for­ma­tique, s’im­po­ser en an­glais. Mais les ré­sul­tats sont là, le pro­jet est ra­pi­de­ment adop­té par les plus grandes ins­ti­tu­tions qui le sou­tiennent et lui font confiance.

BEAU­COUP DE TRA­VAIL

Tout a com­men­cé en 2007 et au­jourd’hui sa so­cié­té em­ploie 80 per­sonnes en Suisse, à Du­baï, au Sé­né­gal et à Hong Kong pour un chiffre d’af­faires de plu­sieurs mil­lions d’eu­ros. En deux ans, ce­lui-ci au­ra plus que dou­blé et la de­mande ne cesse de croître, à l’image d’un conti­nent fruit de toutes les convoi­tises.

Et quand on lui de­mande de quoi il est le plus fier : "je di­rais que ma plus grande réus­site est d’avoir trans­for­mé mes 10 000 eu­ros d’épargne — que j’ai in­ves­tis pour créer APO en 2007 — en une en­tre­prise de plu­sieurs mil­lions d’eu­ros sans l’aide d’au­cun prêt ni d’au­cun in­ves­tis­seur. Ce­la si­gni­fie que, 11 ans plus tard, je suis tou­jours le pro­prié­taire à 100 % de mon en­tre­prise".

Au­jourd'hui c'est une nou­velle étape de sa vie qui s’ouvre à lui. Il a dé­ci­dé de prendre un peu de re­cul : "Ce n’est pas parce que j’ai construit une voi­ture pou­vant at­teindre les 300km/h que je suis le meilleur pi­lote pour l’ame­ner à cette vi­tesse […] le fon­da­teur d’une en­tre­prise peut de­ve­nir le prin­ci­pal obs­tacle à son dé­ve­lop­pe­ment".

Il a donc dé­ci­dé de prendre du re­cul en nom­mant un nou­veau PDG, Lio­nel Rei­na, an­cien di­ri­geant d’orange Bu­si­ness Ser­vice. S’il reste tou­jours l’unique pro­prié­taire, il va ain­si pou­voir consa­crer un peu plus de temps à sa pas­sion : "Le rugby". Un peu comme l’avait fait Paul Al­len, Steve Ball­mer (bas­ket) et tant d’autres avant lui. Fi­na­le­ment, l’afrique c’est son Amé­rique à lui.

J'ai construit le groupe APO de­puis mon sa­lon Les 11der­nières an­nées ont été une édu­ca­tion constante

En 10 ans, Nicolas Pom­pigne-mo­gnard a trans­for­mé 10 000 eu­ros en plu­sieurs mil­lions d'eu­ros. La re­cette de cette réus­site, du tra­vail et Ce­la va sans dire, vous au­rez éga­le­ment be­soin d'un peu de chance, de bonnes ren­contres, le bon mo­ment, et sou­tien in­con­di­tion­nel d'un être cher ou de sa fa­mille.

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