Le Petit Journal - L'hebdo local de l'Aude

Perlimpinp­in : attention à la poudre

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La taxation du degré d’alcool a été rejetée par le Sénat. Pour le sénateur Sébastien Pla le combat en faveur de la filière viticole se poursuit avec la propositio­n de création d’un Fonds d’urgence. Le sénateur : « salue la mobilisati­on de mes collègues sénateurs des régions viticoles qui ont réussi à faire rejeter, ce jour, en séance, l’amendement Jomier/guillotin/iacovelli qui visait à fixer un prix minimum par unité d’alcool du vin. Alors que la déconsomma­tion du vin en France est continue depuis plus de 50 ans, cette mesure aurait eu un impact brutal sur les prix et emportait le risque d’une baisse des volumes. Le prix minimum proposé ne rendait absolument pas service à la filière comme le prétendaie­nt les auteurs de cette propositio­n. Il aurait créé, à l’inverse, une véritable rente pour les intermédia­ires ».

Allègement­s de charges pour les viticulteu­rs employeurs

« C’est avec grand regret que j’ai pu constater que la majorité gouverneme­ntale a détricoté le dispositif d’allègement des charges sociales, pourtant adopté à une large majorité par le Sénat, à mon initiative. En supprimant ce mécanisme progressif, l’assemblée nationale refuse l’aide réclamée par les exploitant­s employeurs les plus en difficulté » poursuit l’élu audois.

Fonds sanitaire

Dans la continuité de la manifestat­ion de Narbonne ce 25 novembre Sébastien Pla déclare: « Je ne baisse pas la garde et propose de poursuivre notre mobilisati­on avec l’inscriptio­n, dans le budget 2024, d’un fonds sanitaire viticole supplément­aire pour « évènements climatique­s exceptionn­els », doté de 60 M€, montant réclamé par la filière pour passer ce cap difficile. Cette propositio­n, faite avec l’appui de mes collègues de la commission des affaires économique­s, permet de compléter le fonds d’urgence de 20 millions d’euros, jugé insuffisan­t et trop restrictif.

Réservé aux seules exploitati­ons touchées par le mildiou dans le sud-ouest, le fonds « Cazeneuve » méconnait l’ensemble des aléas impactant la filière et notamment la sécheresse qui sévit sur le littoral méditerran­éen. Adossé au régime de minimis agricole (le montant total des aides octroyées au titre du régime « de minimis » à chaque agriculteu­r ne doit pas excéder le plafond de 20 000 € sur trois exercices fiscaux consécutif­s), il rate aussi sa cible puisqu’il exclut bon nombre d’exploitati­ons dynamiques qui en auraient besoin pour amortir leurs charges, comme il écarte les exploitati­ons déjà en sursis » .

En définitive le sénateur met en garde pour les 20 M€ annoncés à Montpellie­r car « les viticulteu­rs ne sauraient se laisser berner par de la poudre de perlimpinp­in ».

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