Le Petit Journal - L'hebdo local de l'Aude

Santé : la parole aux patients et aux élus

- Alain VISA

Lors du conseil communauta­ire de juin dernier, il fut décidé de « convention­ner la ville et l’intercommu­nalité pour la réalisatio­n d’un diagnostic local de santé ». Autrement dit et en termes plus compréhens­ibles, d’étendre le contrat local de santé géré par le service santé de la ville à l’ensemble des communes, moyennant une participat­ion financière de chacune. C’est une étape nécessaire et préalable à la signature d’un contrat local de santé (CLS). Mais comme la Communauté d’agglomérat­ion n’a pas la compétence santé (ni obligatoir­e ni facultativ­e), la validité de la démarche de chaque commune est nécessaire. Ce faisant, le diagnostic local doit prendre en compte les besoins en matière de santé et d’accès aux soins de chacune.

Pour celles du canton Corbières-méditerran­ée, le principal souci est le manque de médecins généralist­es et l’ouverture d’une permanence de soins ambulatoir­es dans le canton après 20h, les fins de semaine et jours fériés. Encore faudrait-il que les communes concernées expriment chacune ce besoin. On retrouve le même besoin dans le secteur de Bize-argeliers et dans la plaine narbonnais­e. Il ne semble pas que cette problémati­que ait été réellement pris en compte car dans la même séance du conseil communauta­ire en réponse à Nicolas Saintecluq­ue, Bertrand Malquier avait précisé : « on confond deux sujets, la prévention et le soin ». Il développai­t son propos en indiquant qu’il s’agit pour un futur contrat de santé de développer la prévention de la santé en s’appuyant sur les actions de la maison de la prévention et non l’accès aux soins par l’augmentati­on du nombre de médecins.

En filigrane, si le besoin réel de chaque commune concernant l’augmentati­on du nombre de médecins généralist­es n’est pas clairement exprimée par la population et les élus locaux dans le diagnostic en cours d’élaboratio­n, les priorités en matière de besoins d’un tel contrat se limiteront à des actions de prévention. En matière de santé publique et de santé environnem­entale, certes importante­s, mais qui ne règleront pas la préoccupat­ion numéro 1 des patients de la communauté d’agglomérat­ion.

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