Le lieu­te­nant-co­lo­nel Gilles Au­ba­gnac ani­mait la con­fé­rence

Le Petit Journal - L'hebdo local de l'Hérault - - Haut-languedoc -

Mi­chel Fa­renc, maire de Puis­sa­li­con, te­nait à re­mer­cier Gilles Au­ba­gnac, conser­va­teur ad­joint du mu­sée de l’air et de l’es­pace au Bour­get, et au­teur d’une di­zaine d’ou­vrages, pour son re­tour dans la com­mune. Ce der­nier se fé­li­ci­tait de re­trou­ver des connais­sances et être res­té fi­dèle à son ac­cent mé­ri­dio­nal. Au cours de la soi­rée, cet of­fi­cier su­pé­rieur me­nait un fort in­té­res­sant et ins­truc­tif col­loque sur la pre­mière guerre mon­diale. La part belle était faite à l’avia­tion, de­puis ses bal­bu­tie­ments à sa mo­der­ni­sa­tion lors du conflit. Il rap­pe­lait que la ba­taille de la Marne en 1914, était la der­nière ba­taille du XIX°siècle et que 1918 la pre­mière du XX°siècle avec l’ap­pa­ri­tion de l’avia­tion on était bien loin des pion­niers, tels Clé­ment Ader, 1er vol en 1890 et les frères Wright en 1903. En 1916, les aé­ro­planes de­viennent des ac­teurs de pre­mier plan. En 1914, la France compte 150 avions et 5 000 en 1918. Lors de l’af­fron­te­ment de Ver­dun, les Al­le­mands to­ta­li­saient 250 ap­pa­reils. L’avia­tion de chasse n’est pas une ba­taille in­di­vi­duelle mais col­lec­tive car le ren­sei­gne­ment de­vient im­por­tant pour les troupes au sol. La guerre de­vient psy­cho­lo­gique avec une très grande pro­pa­gande. G. Au­ba­gnac trans­po­sait les images d’hier à celles du XXI°siècle fai­sant al­lu­sion aux réseaux so­ciaux. Une pointe d’hu­mour sour­dait alors par­mi le pu­blic. Les hommes, mo­bi­li­sés pour le conflit, étaient rem­pla­cés par les femmes lors de la ré­in­dus­tria­li­sa­tion du pays. L’au­di­toire sub­ju­gué par les com­men­taires poin­tus, les images four­nies, ap­pré­ciait au plus haut point ce re­tour sur ce ca­ta­clysme pla­né­taire. On pou­vait no­ter dans l’as­sis­tance la pré­sence d’Alain D’Ama­to, au­teur et édi­teur. En fin d’in­ter­ven­tion, des ap­plau­dis­se­ments nour­ris re­mer­ciaient le mi­li­taire. Un vin d’hon­neur clô­tu­rait cette réunion.

Le maire te­nait à re­mettre à G. Au­ba­gnac un ca­deau sous forme des vins pro­duits par dif­fé­rents pro­prié­taires à Puis­sa­li­con.

Lieu­te­nant-co­lo­nel Gilles Au­ba­gnac, au centre

Un pu­blic at­ten­tion­né

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