Se­rions-nous prêts ?

Le Petit Journal - L'hebdo local du Gers - - DÉPARTEMENT -

Nous ne pou­vons plus ai­mer si nous ne chan­geons pas ce que nous de­ve­nons ! C’est une vé­ri­té dou­lou­reuse que l’on dé­couvre, le coeur bri­sé. Nous avons ac­cep­té d’être hy­po­crites, sans pen­ser à notre propre fa­mille, à notre hé­ri­tage, à notre culture, au droit de naître, à notre iden­ti­té in­time ! Nom­breux se­ront ceux qui ne vont pas se faire par­don­ner car la cruelle vé­ri­té ne peut pas être igno­rée par ceux qui ont choi­si le monde des té­nèbres. La réa­li­té de ces ombres noires est le chaos qui dé­voile la nais­sance d’un ave­nir vide, trans­for­mé à l’en­vers. Cet ave­nir touche la vie de cette hu­ma­ni­té qui sent le temps se ré­tré­cir à cause de cette dis­tor­sion vé­cue. Nom­breux, très nom­breux sont ceux qui posent ces ques­tions : Pour­quoi les se­maines et les jour­nées passent si vite ? Pour­quoi les se­condes sont plus courtes ? Je suis cer­tain que beau­coup d’entre vous avez res­sen­ti ce chan­ge­ment. Beau­coup sont ceux qui ne s’en sortent plus ! Je re­garde les vi­sages des gens qui montrent tant de tris­tesse et plein de sou­cis. Ils n’ont plus le temps de lire un livre, ren­con­trer des mais proches, ils n’ont même plus le temps de ra­con­ter le soir des his­toires à leurs en­fants. Nous sommes stres­sés et éter­nel­le­ment en train de nous dé­pê­cher ! Ain­si, on ac­cu­mule dé­pres­sion et tris­tesse en es­pé­rant qu’un jour noua au­rons le temps de tout faire et de sur­vivre. Sur­pris, on voit la vie pas­ser à toute al­lure et trop vite on se re­trouve vieux. Le temps cours vite et on ne trouve plus un mo­ment pour s’oc­cu­per de son âme. La mort ar­rive plus tôt que l’on ne l’at­tend et, avant le der­nier sou­pir, beau­coup se posent d’autres ques­tions : Où me suis-je trom­pé et pour­quoi ? Qu’est-ce que j’ai ga­gné et qu’est-ce que j’ai of­fert ?

Ar­rê­tez cette course fu­tile ! Nous de­vons re­trou­ver le temps per­du par amour du su­per­fi­ciel ! Seule­ment l’amour vrai peut nous dé­bar­ras­ser de ces ombres égoïstes et avares qui dé­si­rent do­mi­ner le monde, qui dé­si­rent dé­vas­ter l’hu­ma­ni­té. L’amour éta­blit l’équi­libre dans la vie et je ne crois pas que vous tous, vous avez ou­blié que l’amour est la force qui offre à tous la chance de ne pas fi­nir comme des aveugles. L’amour c’est Dieu qui nous en a of­fert à tous. Nous n’avons qu’à l’adop­ter. C’est l’amour qui don­ne­ra du sens à notre vie, c’est l’amour qui anéan­ti­ra la ma­trice fa­bri­quée par ces ombres. (A suivre)

To­ni Adrian Sa­vu

To­ni et le temps per­du…

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.