No­stra­da­mus et la météo !

Le Petit Journal - L'hebdo local du Lot - - SUD-QUERCY -

Pour le Mage de Sa­loun dé Prou­vén­ço la pe­tite pluie un peu lon­guette du 7 oc­tobre eût eu du sens. Qu’eût-il dit voyant les hi­ron­delles nous quit­ter dé­but sep­tembre quand se turent les ci­gales après trois mois de stri­dences? Si l’Hi­ron­delle voit la St Mi­chel, l’hi­ver ne vien­dra qu’à la Noël. Cette an­née la sécà­do tar­dou­rén­co (sè­che­resse au­tom­nale) s’in­ten­si­fia jus­qu’au 6 oc­tobre, vit la Pleine Lune de l’équi­noxe, 25 Sep­tembre, par ciel clair et jours brû­lants. De même pour la Pleine Lune du Sol­stice d’été, 26 Juin, signe car­ci­nol de beau temps sec et chaud jus­qu’à Noël, donc en contra­dic­tion avec le dé­part pré­coce des hi­ron­delles. Le 6 oc­tobre, par lé­ger vent d’Au­tan, pre­miers nuages de Ven­dan­ge­rons, mou­che­rons dan­sant au-des­sus des lierres com­men­çant à fleu­rir. Lierre aux baies mûres en mars quand dé­bourre la vigne. Lierre, vigne de l’hi­ver, Lierre de Dio­ny­sos-Bac­chos tou­jours fi­gu­ré cou­ron­né de lierre sans baie, car baies broyées et ma­cé­rées jus­qu’à fer­men­ta­tion dans du vin, bois­son in­dui­sant dé­lire fu­rieux et hal­lu­ci­na­tions pous­sant les bu­veurs à pour­chas­ser des ani­maux à sang chaud pour les dé­vo­rer vi­vants et en boire le sang. Lierre sculp­té sans baie aux cha­pi­teaux de telle mai­son peut-être rab­bi­nique du Vieux Mont­cuq, où une Source des Juifs est at­tes­tée, et à ceux de St-Hilaire où l’au­tomne et l’hi­ver voilent des sculp­tures vi­sibles de l’équi­noxe de prin­temps à la St-Mi­chel. St Mi­chel, Mi­quel en Oc, marque l’équi­noxe d’au­tomne. Pro­tec­teur d’Is­rael (et de la France) et Saint Pa­tron de No­stra­da­mus, en Oc Mi­quel dé Nôs­tro Dom­no ou Dà­mo, Mi­chel de la Ste Vierge, en fait de l’Eglise, Knes­set de Dieu, As­sem­blée des Saints, Elus de Yah­wehE­lo­him. Le Mage pro­ven­çal, sa­vant en grec et en la­tin, des­cen­dait d’une fa­mille juive, rab­bi­nique, ré­cem­ment conver­tie. Mé­di­tant il eut des vi­sions, trans­po­sées dans ses Cen­tu­ries aux sens cryp­tés, oc­ci­tans, la­tins, grecs, et, se­lon l’Hé­breu et la Kab­bale, science des noms et des nombres de la Bible, par jeux de lettres, de mots, de sens, de va­leurs nu­mé­riques des mots. La Kab­bale ap­pa­rut en Pays d’Oc mé­dié­vaux, des Alpes au Mé­doc, de Cler­mont à Mayorque, aux Ecoles rab­bi­niques de Nar­bonne, Nîmes, Pro­vence, pays dont les comtes de Tou­louse, sei­gneurs de Mont­cuq, étaient su­ze­rains. Les sculp­tures de nos églises de­vraient-elles leur pré­sence et leurs sens à la Kab­bale? Et si nos pro­verbes étaient, plus que sur la météo, pro­nos­ti­ca­tions sur le temps, ce­lui qui passe?

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