Pi­cas­so-Gia­co­met­ti, le choc des gé­nies

Ils étaient mus par la même soif d’ab­so­lu et une sin­cère ami­tié l’un pour l’autre. Jus­qu’au bout ? Le mu­sée Pi­cas­so les confronte.

Le Point - - CULTURE ART - PAR CLAUDE AR­NAUD

Tout les sé­pare, a prio­ri. Le pre­mier est un ogre re qui ne cesse de chan­ger de style, le se­cond, un as­cète re­fai­sant tou­jours le même ta­bleau. Pi­cas­soas­so aime sculp­ter des femmes en­ceintes, Gia­co­met­ti, des som­nam­bules dé­char­nées ; l’un fi­gure vo­lon­tiers des tau­reaux et des singes, le se­cond, des chats lon­gi­lignes nes et des che­vaux élan­cés. Tous deux ont pour­tant le mê­me­mê be­soin de sai­sir l’ana­to­mie hu­maine, le vi­sage de l’ai­méel et la mort, à l’ins­tant pré­cis où elle frappe. Ils grif­fonnent ob­ses­sion­nel­le­ment leurs es­quisses sur les mêmes jour­naux. Pi­cas­so sculpte en 1950 sa fa­meu­se­fam chèvre ? Gia­co­met­ti fa­çonne l’an­née sui­vante non un simple chien er­rant, comme on l’a long­temps cru,cru mais le lé­vrier af­ghan de Pi­cas­so. VingtV ans les sé­parent : l’Es­pa­gnol est né en 1881, lel Suisse ita­lien, en 1901. Aus­si, quand Gia­co­met­ti

En phase. Pi­cas­so peint son au­to­por­trait en 1901, Gia­co­met­ti le sien en 1921 (en haut, dé­tails). « La chèvre » du pre­mier date de 1950, « Le chien » du se­cond – qui prit pour mo­dèle le lé­vrier af­ghan de Pi­cas­so –, de 1951.

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