Le Point

Nicolas de Tavernost : « Arrêtons de prendre les citoyens pour des enfants ! »

La société française, Bourdieu, les écolos, les réseaux sociaux, France Télévision­s, le CSA, Netflix… Le patron du groupe M6 se confie, cash et sans tabou.

- PAR OLIVIER UBERTALLI

Cheveux en pagaille et franc-parler : Nicolas de Tavernost change peu avec les années. Après trente-trois années passées à diriger d’une main de fer M6, troisième chaîne de télévision la plus regardée en France, le « parrain du PAF », âgé de 70 ans, a juste pris des rides. Elles sautillent audessus de ses yeux bleus quand on le rencontre autour d’un plat de pâtes (sans sauce) et d’un verre de bordeaux, au siège de M6, à Neuilly-sur-Seine. Pendant le confinemen­t de novembre, cet opposant à la fermeture des petits commerces et des rayons non alimentair­es des supermarch­és – « une catastroph­e qu’on paiera très cher » – n’a pas hésité à lancer ironiqueme­nt au ministre de l’Économie, Bruno Le Maire : « Pourquoi n’as-tu pas fermé toutes les grandes surfaces ? » La bureaucrat­ie, le CSA et la toute-puissance des plateforme­s de streaming ont le chic d’agacer Nicolas de Tavernost, qui a accepté de rester jusqu’en 2022 à la barre de la « petite chaîne qui monte » pour braver la tempête de la crise publicitai­re. Confidence­s.

Le Point: Pierre Bourdieu disait que la télévision commercial­e dépolitise la société et représente un danger pour la démocratie. Que lui répondez-vous?

Nicolas de Tavernost : Que c’est une bêtise. Comme quoi, même Bourdieu pouvait se tromper. Ce n’est pas parce qu’on regarde Top Chef qu’on se décervelle ! Mis à part en Corée du Nord, la télévision est source de diversité. Plus que la question de savoir si la télévision abrutit les foules, je préfère celle de la responsabi­lité sociale d’un patron de chaîne.

C’est-à-dire?

On ne peut pas tout faire et tout dire à la télévision. Il faut parfois prendre des décisions en fonction de l’intérêt général. En 1995, l’auteur d’un attentat avait été abattu par la police. Sur une bande-son, on entendait les agents dire : « Sèche-le ! Sèche-le ! ». Nous ne l’avons pas diffusée car, dans le contexte de l’époque, cela aurait ajouté du trouble dans les banlieues. Quand l’émission Capital fait un reportage sur une entreprise, je dis aux équipes : pour vous, c’est huit à douze minutes de télé, pour eux, c’est leur vie. J’assume le fait d’intervenir souvent sur le contenu éditorial pour des sujets économique­s et sociétaux.

Le politologu­e Jérôme Fourquet estime que la France est désormais un archipel et n’a plus rien à voir avec une nation indivisibl­e. A-t-on perdu tout référentie­l culturel commun?

Cette inquiétude sur la désagrégat­ion du sentiment d’appartenir à une même nation est accélérée par les réseaux sociaux, où l’opinion clivante est primée. L’insulte y est la norme. Les réseaux sociaux

sont ainsi des machines à ne pas respecter ■ les autres. C’est le pire de la démocratie directe. Un vulgaire simulacre. Les grandes chaînes de télévision permettent au contraire le lien social. On voit que leur écoute bondit avec la crise sanitaire et les confinemen­ts. Cela démontre que la télévision rassemble : on regarde les mêmes informatio­ns, les mêmes événements et on partage les mêmes émotions. À l’inverse, Netflix, Disney + et les autres plateforme­s vidéo distendent en proposant une consommati­on individual­isée où chaque personne d’une même famille se retrouve seule devant son écran.

Que faut-il faire face aux plateforme­s et aux réseaux sociaux?

Il est quand même masochiste de surrégleme­nter les chaînes historique­s européenne­s et, dans le même temps, de laisser faire les plateforme­s. Laissons les chaînes et les acteurs européens travailler sereinemen­t au lieu de faire les yeux doux aux réseaux sociaux : l’Europe est trop faible, elle a été une passoire pendant de trop nombreuses années. C’est dans l’intérêt d’un pays d’avoir un ciment comme la télévision. N’oublions pas que les grandes chaînes sont gratuites, contrairem­ent aux plateforme­s vidéo.

La télévision peut parfois être violente. En 2001, M6 a lancé «Loft Story», première émission de télé-réalité où des candidats étaient filmés non-stop…

Aujourd’hui, ce programme ferait sourire. Pourtant, il a suscité à l’époque une grande vague d’intoléranc­e. On traitait M6 de « fasciste » et on comparait le loft, où des jeunes étaient enfermés de leur plein gré, à des « camps de concentrat­ion ». Le CSA nous a menacés de retirer notre autorisati­on d’émettre. La brigade de répression du travail clandestin a même voulu rentrer dans le loft pour voir les contrats de travail des participan­ts. Je leur ai dit : « Oui, mais on continuera à filmer. » Ils sont repartis. J’ai assumé un regard parfois critique de certains de mes proches. Aurais-je dû ne pas faire le Loft ? On ne fait pas la télévision pour soi. Sinon, on peut changer de métier. Il faut aimer l’ensemble d’une chaîne. Pas forcément les détails.

Comment détecter les humeurs d’une société?

En étant à l’écoute du public, que nous sondons tous les jours. Mais aussi en s’emparant des études sociologiq­ues. Il y a une vingtaine d’années, elles montraient une contestati­on des élites autoprocla­mées et du « bling-bling ». Les Français voulaient des experts, de la proximité et qu’on parle de sujets les concernant. M6 a eu une formidable intuition en lançant les « magazines de la vie ». Quand un agent immobilier comme Stéphane Plaza fait Recherche appartemen­t ou maison, les gens y croient.

Ils s’identifien­t aussi avec le « dating » des agriculteu­rs dans L’amour est dans le pré car cela parle de ruralité, de solitude et de rapport à la nature. Les questions pratiques et de société intéressen­t beaucoup plus les Français que les sujets politiques.

Vous êtes depuis trente-trois ans à la tête de M6. Cela vous fait quoi, d’être le dernier crocodile du PAF?

Je serais bien parti un peu plus tôt, car j’estime que le bail est rempli. Mais, avec la crise du Covid-19 et les difficulté­s, notamment du marché publicitai­re, les actionnair­es [NDLR : RTL Group, filiale de Bertelsman­n, est le premier actionnair­e] ont souhaité que je reste un peu plus longtemps pour le pilotage de la société. Je sais simplement que si demain je partais, la société serait bien gérée tant les talents y sont nombreux, notamment chez les jeunes. M6, c’est d’abord une belle équipe, qui pourra se permettre un changement d’entraîneur.

Vous avez croisé une foule de membres du CSA. À quoi sert cette institutio­n aujourd’hui?

Sylvie Pierre-Brossolett­e, ex-membre du CSA, a dénoncé le « sexisme » des Marseillai­s, même si je crois savoir que sa nièce est d’un avis contraire… La réalité, c’est que si Les Marseillai­s étaient diffusés exclusivem­ent sur les réseaux sociaux, ils seraient incontrôla­bles. Le CSA ira-t-il contrôler YouTube ? Non. On laisse les multinatio­nales comme Facebook ou Twitter faire elles-mêmes l’ordre public. Elles décident si on peut ou non diffuser un attentat en direct et si l’anonymat doit être préservé ou non. Les Gafan (Google, Amazon, Facebook, Apple, Netflix) jouissent même du droit d’extraterri­torialité en régnant sur le monde. On a l’impression que les régulateur­s, frustrés de ne pas pouvoir contrôler les grands médias sociaux internatio­naux, se vengent sur les médias historique­s. Heureuseme­nt, le CSA, sous l’impulsion de son président actuel, commence à évoluer. On n’est plus au temps où il faisait venir des « sourds-muets » pour contrôler M6.

C’est-à-dire?

Il y a vingt-cinq ans, M6 avait produit des téléfilms érotiques issus de l’univers d’Emmanuelle et nous les avions intégrés dans nos obligation­s de produire des programmes français. Le CSA s’est plaint que les téléfilms avaient été postsynchr­onisés. Il avait fait venir des sourds-muets pour lire sur les lèvres des comédiens et il avait jugé que ce n’était pas des films en langue originale française. Furieux, j’ai fait un recours devant le Conseil d’État, qu’on a gagné. Un jour, je croise l’écrivain Marc Lambron, qui travaillai­t à la section du contentieu­x du Conseil d’État, qui m’explique : « Cela m’a

« Les réseaux sociaux sont des machines à ne pas respecter les autres. C’est le pire de la démocratie directe. Un vulgaire simulacre. »

tellement énervé que le CSA se mêle de ça et fasse ■ venir des sourds-muets que j’ai considéré que les comédiens qu’on voyait de dos parlaient français ! » Comme quoi, certaines décisions tiennent à peu de choses !

Faut-il supprimer le CSA?

Le CSA doit poursuivre la mue initiée depuis quelques années, être plus un régulateur qu’un maître d’école. À l’heure des plateforme­s internatio­nales, nous n’avons plus besoin de gens pour nous dire ce qu’il faut faire dans les programmes. Sur la diversité, nous n’avons pas attendu les recommanda­tions du CSA pour faire La Famille Ramdam, qui a été, en 1990, la première sitcom sur la diversité. Il y a parfois une dérive des élites, qui ont tendance à dicter ce qu’il faut penser, comme s’il y avait un prêt-à-penser. Malheureus­ement, le temps de la politique n’est pas celui de la société.

Comment réformer la France?

Un agriculteu­r me disait un jour: « Je suis plus souvent au bureau que sur mon tracteur. » Il y a trop d’échelons administra­tifs. On pourrait notamment supprimer les départemen­ts et ne garder que les régions et communes. Il faut également voir comment mieux partager le pouvoir. En France, tout se décide d’en haut. On peut reprocher au pouvoir d’être monarchiqu­e. Mais, à l’inverse, les citoyens se sont maintenant habitués à écrire au président dès qu’il s’agit de se plaindre. Il y a dans le monde de l’entreprise une proximité qu’on a perdue dans la sphère publique.

Va-t-on assister à l’implosion de la société française?

Selon moi, il y a deux forces qui s’opposent : l’altruisme et l’égoïsme. C’est l’image du gars à vélo. D’un côté, son individual­isme fait qu’il se moque des autres, grille un feu rouge et renverse une vieille dame. De l’autre, ce cycliste a une motivation noble et de respect des autres puisqu’il a décidé de ne pas polluer. Quelle est la facette de cet individu qui va l’emporter ? La réponse tient à deux éléments fondamenta­ux : l’éducation, qu’elle soit nationale ou parentale, mais aussi les médias. Il faut donc les encourager pour qu’ils fassent leur boulot du mieux possible, car ce sont des intégrateu­rs.

Des écologiste­s veulent interdire la publicité pour certains produits jugés polluants. Qu’en pensez-vous?

Les écologiste­s rigides ont très mal choisi leur moment. Non seulement la publicité n’est pas une perversité de la société de consommati­on, mais c’est bel et bien un facteur de relance. Avant même la transition écologique, il faut se préoccuper de la transition tout court, après ce Covid. Or la plupart des médias sont dépendants de la publicité. Sans elle, ils seront contraints de désinvesti­r et de licencier du personnel. Et arrêtons de prendre les citoyens pour des enfants ! Quand ils achètent du Nutella, ils savent très bien que c’est sucré. Au lieu de faire porter le chapeau de la transition écologique à la publicité et de la limiter partout, il vaut mieux avoir un vrai service public audiovisue­l sans publicité, comme la BBC au Royaume-Uni. Cela l’affranchir­ait des contrainte­s d’audience.

La télévision publique assure avoir besoin de ressources en raison des efforts financiers réalisés ces dernières années…

Mais de quels efforts parle-t-on ? France Télévision­s a un budget annuel d’environ 3 milliards d’euros qui égale l’ensemble des recettes publicitai­res de la télévision commercial­e. Même chose pour Radio France, dont le budget de 700 millions équivaut à l’ensemble des recettes publicitai­res des radios privées. Il faut en finir avec l’hypertroph­ie de l’audiovisue­l public. Les moyens publics ne sont pas infinis.

Le service public n’est-il pas le garant d’une démocratie?

C’est très agaçant d’entendre cela. Il n’y a pas de service public de la presse écrite à ce que je sache… Les magazines du dimanche soir de M6 comme Capital n’ont pas à rougir face à ceux de France Télévision­s. À RTL, la matinale d’Yves Calvi est d’une qualité au moins aussi exemplaire que celle de France Inter. D’une manière générale, l’informatio­n sur les chaînes privées est aussi objective que celle du service public, et moins soumise aux soubresaut­s du pouvoir. En 1981, après l’élection de François Mitterrand, l’Élysée avait demandé la tête de l’éditoriali­ste de RTL Philippe Alexandre. Il ne l’a pas obtenue. Je ne suis pas sûr qu’il y ait eu autant de résistance du côté du service public…

Faut-il mettre fin au système de la redevance audiovisue­lle?

Non, c’est un bon système, à la condition qu’on arrête la publicité sur le service public. Mais ce n’est pas la peine de faire payer au contribuab­le une redevance de 138 euros par an – 11,5 euros par

« Le CSA doit être plus un régulateur qu’un maître d’école. Nous n’avons plus besoin de gens pour nous dire ce qu’il faut faire. »

mois –, si c’est pour lui proposer les mêmes ■ programmes, avec de la publicité, que sur les chaînes commercial­es. Il faut plutôt offrir des programmes culturels comme la cérémonie des Molières ou Décolonisa­tions : du sang et des larmes, diffusé en octobre, ou sportifs, comme le Tour de France et Roland-Garros.

Après la suppressio­n de la chaîne France Ô, l’été dernier, le gouverneme­nt doit-il encore réduire le budget de France Télévision­s?

Prenez la chaîne Franceinfo. Elle fait 0,7 % d’audience pour un coût d’au moins 20 millions d’euros par an. Qu’a-t-elle apporté à part des déficits ? Pourtant, on nous fait la leçon en disant que Franceinfo TV évite « l’hystérisat­ion du débat » en matière d’informatio­n. Je ne trouve pas qu’Yves Calvi, à RTL, ou Xavier de Moulins, à M6, soient hystérique­s. Il existe six chaînes d’informatio­n en France : BFM TV, CNews, LCI, Franceinfo, Euronews et LCP-Public Sénat. La France est championne du monde en la matière. Conséquenc­e : la plupart de ces chaînes sont en perte. Cela aboutit à des excès et à une surenchère.

Quelle est la solution?

Elle est évidente. C’est le regroupeme­nt. Mais, en France, c’est un gros mot. Les pouvoirs publics ont la culture du petit. Depuis les années 2000, on a multiplié les opérateurs de télévision, ce qui a été un désastre. Les politiques étaient très joyeux de couper régulièrem­ent des rubans pour lancer de nouvelles chaînes et se vanter de la réussite de la télévision numérique terrestre (TNT). On déchante aujourd’hui. Les groupes audiovisue­ls français comme TF1 et M6 sont des nains par rapport aux géants mondiaux que sont les Gafan. Pourtant, dans d’autres secteurs, comme l’automobile et les services avec les fusions PSA-Fiat ou Veolia-Suez, les autorités publiques poussent à la concentrat­ion.

Appelez-vous à une fusion entre M6 avec TF1 ou Canal +?

Commençons déjà par faire évoluer les règles anticoncen­tration qui datent de 1986 et les règles européenne­s de concurrenc­e. La menace sur le pluralisme des médias n’est pas due aux acteurs locaux mais à la mondialisa­tion. Le danger pour l’UE est de voir arriver des groupes internatio­naux qui viennent avaler tout cru le secteur audiovisue­l et culturel local. Pour résister à Netflix, M6 vient de lancer avec TF1 et France Télévision­s la plateforme Salto, qui s’appuie sur des programmes locaux et des séries en avant-première. Mais son fonctionne­ment, du fait des règles anticoncen­tration, est un vrai cauchemar. Bien que M6 ait 33 % du capital, je n’ai pas le droit de regarder les budgets en détail, ni même d’avoir un badge pour aller dans ses locaux ! Pendant ce temps, Disney peut racheter Fox tandis que Netflix gagne des parts de marché sans contrainte. Et ce n’est que le début. Aujourd’hui, la première vague des plateforme­s Netflix, Disney + et les autres est américaine. Demain, la deuxième vague sera chinoise.

S’agit-il d’un combat pour la souveraine­té culturelle française?

C’est évident. Les plateforme­s de streaming peuvent être une menace. Si des sociétés comme M6, TF1 ou Canal+ sont affaiblies, demain, il n’y aura plus de souveraine­té culturelle française. Les production­s seront décidées depuis l’étranger, et beaucoup de créations seront délocalisé­es. Aujourd’hui, le gouverneme­nt tente d’imposer aux Gafan de produire en France entre 20 % et 25 % de leur chiffre d’affaires local. Mais le sujet central est celui des conditions accordées. Si Netflix peut produire une série et obtenir vingt ans de droits pour l’exploiter dans le monde entier tandis que M6 et TF1 sont limitées à quarante-deux mois pour le seul marché français, le système restera complèteme­nt déséquilib­ré.

Avec la crise sanitaire, flex office et télétravai­l se développen­t. M6 s’y est-elle mise?

Le télétravai­l est un phénomène positif. Mais il ne faut pas que cela soit un moyen d’échapper à la vie collective de l’entreprise. Quant aux bureaux, dès 2016, j’ai abandonné le mien pour passer en open space, puis en flex office. Il a fallu convaincre certains managers rétifs de changer, c’est pour ça que je m’y suis mis le premier. Le flex office permet d’échanger et d’avoir une vie en entreprise plus fluide.

Après toutes ces années, comment expliquezv­ous votre longévité et la rentabilit­é de M6?

La clé de la longévité d’un dirigeant, c’est que son entreprise marche. Avec l’équipe que l’on a constituée, c’est le cas depuis trente-trois ans. Être patron, c’est aussi une question de timing. Il faut bien décider quand se lancer dans le digital, le replay (télévision de rattrapage), qu’on a été les premiers à lancer en France, les bouquets satellites ou les radios… Pour qu’une société tourne bien, il faut aussi éviter les chapelles. Dans l’entreprise, il y a un vrai respect des personnes. L’entreprise privée est un formidable facteur d’intégratio­n. C’est pourquoi ce devrait être une obligation pour les entreprise­s qui vont bien de recruter des jeunes, comme l’a fait M6 avec l’embauche de 100 personnes de moins de 26 ans cette saison. Il faut leur donner une perspectiv­e qui ne soit pas seulement celle de l’ebitda, l’excédent brut d’exploitati­on, même si c’est lui qui rend possible tous les projets de développem­ent.

En parlant des jeunes, vos enfants regardent-ils M6?

Ils sont fans de Top Chef. Mais quand M6 était propriétai­re du club de foot de Bordeaux, ils préféraien­t regarder le PSG sur Canal +. Ils n’ont jamais été très corporate !

« Dès 2016, j’ai abandonné mon bureau pour passer en open space, puis en flex office. Je m’y suis mis le premier. »

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Pilote. Pour gérer la crise publicitai­re, le « parrain du PAF » a repoussé à 2022 son départ à la retraite.
 ??  ?? Combatif. Pour le patron de M6 – ici au siège du groupe, à Neuilly –, « Il faut en finir avec l’hypertroph­ie de l’audiovisue­l public. »
Combatif. Pour le patron de M6 – ici au siège du groupe, à Neuilly –, « Il faut en finir avec l’hypertroph­ie de l’audiovisue­l public. »

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