Le Point

Jean Dujardin : « Un acteur français, ça sent la clope et l’arrogance »

À l’affiche de Présidents, puis d’OSS 117, l’acteur oscarisé s’est prêté au jeu de notre grand entretien. MeToo, l’Amérique, ses complexes, et même Dieu… Faites entrer l’artiste.

- PROPOS RECUEILLIS PAR VICTORIA GAIRIN, CHRISTOPHE ONO-DIT-BIOT ET JEAN-LUC WACHTHAUSE­N

Défi numéro 1. Revenir au pouvoir après en avoir été chassé. Défi numéro 2. Survivre dans une époque qui ne veut plus de lui et qui promeut des plus jeunes, plus cool, plus dans l’air du temps. Voilà ce à quoi Jean Dujardin est confronté cet été. Enfin, heureuseme­nt, pas lui directemen­t, mais ses personnage­s. Dans le défi 1, un ancien président de la République française qui a tendance à faire de curieux mouvements d’épaules quand il parle, même devant son épouse chanteuse. Nicolas Sarkozy ? Oui, ou presque. C’est le rôle qu’il tient dans Présidents, d’Anne Fontaine. L’histoire d’un ex-président qui part en Corrèze pour convaincre un autre ex, François Hollande ou presque, joué par Grégory Gadebois (son complice dans « J’accuse ») de faire un ticket avec lui pour battre Emmanuel Macron. Une fantaisie sur le pouvoir, celui qu’on n’a plus, surtout. Dans le défi 2, un agent secret à l’esprit pas vraiment « décolonial », et pas très « MeToo », dépêché dans un continent noir qu’il ne connaît que par Tintin au Congo pour venir en aide à un dictateur que la France aime bien. OSS 117, évidemment, version Nicolas Bedos, Alerte rouge en Afrique noire (en salles le 4 août).

Sacré été pour Dujardin, 49 ans, « Chouchou » du petit écran oscarisé par le grand, mais sans « boulard » apparent, avec qui on avait envie de bavarder depuis longtemps. Du temps qui passe et de l’époque qui vient, de sa pudibonder­ie, de l’Amérique et de Polanski, de l’Europe et de ses complexes d’enfant, des César, de la politique, de la mort, de Dieu et même, comme on le verra, de la nécessité d’aller au Monop du coin, de préférence le matin. Pourquoi ? Lisez donc.

Le Point: Alors, quel effet ça fait de se retrouver dans la peau d’un ancien président?

Jean Dujardin: Ah ! mais ce n’est pas vraiment lui… Je lui ai un peu fait les poches, mais on s’amuse ! Ce n’est d’ailleurs pas vraiment un président, on est plutôt au stade de l’enfant qui a perdu son jouet, qui en cherche un autre et qui demande à un petit camarade s’il ne veut pas l’aider à le trouver. C’est d’ailleurs ça qui m’a plu, le côté fable, la possibilit­é de fantasmer le pouvoir une fois qu’il n’est plus là, de le voir désoeuvré en train de passer l’aspirateur, de caresser son « chien-chien ». Les gens qui n’ont pas vu le film disent, au premier degré : mais il n’a rien à voir avec Sarkozy, il n’a pas la taille de Sarkozy ! Bah non, parce que ce n’est pas un biopic sur Sarkozy.

Certes, mais l’ancien président a une femme qui chante, et vous reprenez ses mimiques épaule-menton, son intonation…

Ah, mais ça, c’est Anne ! [Il rit.] Moi j’adore imiter, prendre des postures, m’accrocher à des gestes, une voix. Et il faut bien avouer qu’on a tous en effet plus ou moins notre Sarkozy dans l’oreille, alors c’est tentant : il y a cette épaule qui bouge, c’est vrai, cette petite voix, cette façon de vouloir se faire aimer et sa grande verticalit­é quand il assène les choses et joue au président. Et puis il y a cette douceur qui en fait un personnage un peu ambivalent, un personnage de comédie. Mais j’ai quand même demandé à Anne : « Tu es sûre que je dois aller jusque-là ? » Elle m’a dit : « Allez, Jean, faut bien qu’on en croque un peu. » Elle a raison : avec toutes les particular­ités qu’il a, ne pas entrer dans le personnage de Nicolas Sarkozy aurait été presque de l’ordre du refus d’obstacle ! Je persiste à croire d’ailleurs qu’on peut faire le clown et être parfaiteme­nt crédible

« J’adore imiter. Mais j’ai quand même demandé à Anne Fontaine : “Tu es sûre que je dois aller jusque-là ?” »

dans son personnage. Présidents raconte une histoire invraisemb­lable, mais au fur et à mesure elle devient envisageab­le. Pourquoi deux hommes qui n’ont plus les faveurs du public ne s’uniraient-ils pas pour revenir au pouvoir ?

Vous les avez rencontrés avant le tournage du film? Sarkozy devait être flatté. C’est pas mal, d’être joué par Dujardin…

Il ne m’a pas dit… Et être joué par Gadebois, c’est pas mal non plus. Gadebois a du Gabin. En lisant le scénario, j’imaginais un duo Gabin-de Funès. Je venais de jouer avec lui dans J’accuse, il n’avait jamais fait d’incursion dans la comédie et je voulais partager ça avec lui. Il a une charge énorme. Il est un peu comme Depardieu, avec une voix très calme et des grosses colères qui m’effraient. Et parce qu’elles m’effraient, elles me font rire. Je pense que d’ici à deux ans le cinéma ne pourra plus se passer de lui. Mais oui, pour en revenir aux « ex », je les ai croisés, les deux. Hollande et Sarkozy. Il y a du charme des deux côtés. Deux animaux qui marchent à la séduction. Avec un côté VRP d’eux-mêmes.

Vous avez tourné «J’accuse» avec Polanski. Qu’avez-vous pensé de la polémique des Césars?

C’était une «céré-vomi». Comme on est capable d’en faire en France… comme on est capable de ne jamais s’aimer. Il n’y a plus aucune place pour la nuance, et vu qu’il n’y a aucune place pour la nuance, je ne rentre pas dans ce jeu. Moi, je sais ce que j’ai à faire. Le thème m’intéresse, oui je trouve ça important de le faire, je suis resté droit dans mon film et, oui, on a eu raison de le faire… Après on dit: «Les réseaux sociaux ont dit… » Je ne sais pas qui c’est, les réseaux sociaux. Combien de personnes… Je n’arrive pas à quantifier. Mettez-moi un stade et je saurai ce que c’est : Ah ! OK, il y a 80 000 personnes haineuses. Bon, on ne peut pas s’arrêter là-dessus, on ne peut même pas s’inquiéter de ça. Moi, je ne m’inquiète pas, parce que je vois énormément de solitude derrière ces claviers. Je vois énormément d’aigreur, d’amertume.

Enfin, il n’y a pas que des anonymes derrière des claviers… Les personnes qui ont quitté la salle, elles, sont connues. D’ailleurs, ce n’était pas la première fois que vous aviez reçu des plaintes dites «féministes». Il y en avait eu contre l’affiche des «Infidèles», votre film avec Gilles Lellouche…

Je me souviens, oui. C’était au moment des Oscars et une journalist­e française m’a posé la question : « Que pensez-vous de la polémique en France sur l’affiche des Infidèles ? » Je me suis dit : « Bah voilà, bienvenue en France. » Je n’ai pas répondu, j’ai dit « next », parce que si j’avais répondu, je crois que c’était foutu pour The Artist. Le boulet… « Il a dit quoi, Dujardin ? » Avec la presse américaine, c’était terminé. Encore que l’industrie américaine est prête à tout pour vendre un film, regardez l’affiche du film sur Larry Flynt. Mais nous ? Qu’est-ce qui nous a pris de choper cette espèce de puritanism­e étrange ? En fait, on a pris tout le mauvais des États-Unis. Et même le mouvement #MeToo, qui est très important parce qu’il fallait vraiment dire que les relations entre les hommes et les femmes doivent évoluer, que ça fait trois mille ans qu’on attend ça, donc évoluons : même ce mouvement on l’a mal « récupéré ». Avec beaucoup de nervosité, en fait, au lieu de poser simplement les choses.

Mais pouvait-il être posé simplement? Aujourd’hui, l’Académie des Oscars impose aux réalisateu­rs des critères ethniques, de genre ou de sexualité pour que leurs films puissent concourir à l’oscar du meilleur film…

Vous comprenez pourquoi je n’ai jamais mis les pieds aux États-Unis. Et pourquoi je n’irai jamais. C’est culturelle­ment impossible. On n’est pas américains ! Je ne sais pas comment il faut qu’on le dise. Sans être taxé d’être FN, ou nationalis­te. Non : nous sommes européens, et la méthode américaine n’est pas la bonne pour nous. On a importé leur bouffe, leurs baskets et maintenant leurs moeurs. Je pense qu’il faut vraiment en rire, et renouer avec l’ironie française qui, en tant qu’Européens, nous caractéris­e aussi !

Une ironie bien présente dans le prochain «OSS 117». Les années 1980, la liberté des moeurs, les cigarettes au boulot, les blagues sexistes – qui sont exagérées, et moquées avec beaucoup d’humour. C’est le film anti-woke? Le contre-pied total, assumé, à l’époque?

Complèteme­nt. Et il n’y a d’ailleurs aucun problème à le faire parce que le sillage a déjà été creusé par les deux OSS précédents. Même s’il s’est passé quelques petites choses depuis dix ans ! Dans la version de Nicolas Bedos, on est au-delà du second degré, on est au troisième ! Par exemple, quand les spectateur­s d’aujourd’hui, en plein mouvement Black Lives Matter, vont voir mon personnage ouvrir Tintin au Congo dans l’avion qui l’emmène en Afrique parce qu’on lui a demandé de se documenter sur le pays où il part en mission, ça fait réfléchir. Le racisme est en creux, tout au long du film, mais on se moque du racisme, du fumet un peu rance qu’on sent parfois en France. Et comment on s’en moque ? En montrant les racistes qui prennent conscience de leur racisme, qui en font trop, et qui en deviennent ridicules. Quand il passe son temps à s’excuser, par exemple, et dit en revêtant une tenue africaine sur un

« Qu’est-ce qui nous a pris de choper cette espèce de puritanism­e étrange ? (…) Il faut vraiment renouer avec l’ironie. On est européens. »

marché : « Vous voyez, je ne suis pas raciste, je porte vos ■ robes… » C’est pour ça que je trouve le film très tranquille sur ces sujets, parce qu’il est convenu d’emblée avec les spectateur­s que le personnage qui enfile les perles et les clichés est un crétin. Car un type qui allume la lumière pour faire caqueter les poules, c’est un crétin.

Il y a un point commun entre «OSS 117» et «Présidents»: à chaque fois, il s’agit d’un type que tout le monde dit fini et qui essaie de rester dans le jeu. Durer, c’est compliqué?

Je n’y pense pas. J’ai le sentiment d’avoir des choses à faire, et qu’on me laisse les faire. Les gens ont pigé que je ne cachetonna­is pas et que je faisais mes choix. J’ai un rapport très intime avec ce métier et ça se passe entre moi et moi. Je dois régler des choses, et je les règle. J’essaie d’en finir avec ma « cancritude ». Le fait d’avoir eu une jeunesse où j’ai eu le sentiment de ne pas être à la hauteur, de ne pas m’aimer. Le cinéma me fait du bien. Et le succès, c’est un miracle. Un bonus. Et tant que je peux et qu’on me laisse continuer mon chemin, je ne me projette pas dans l’angoisse de savoir si ça va durer ou pas. Je sais juste que, dans un an, j’aurai 50 ans, il va falloir que je réorganise forcément mes choix, mes personnage­s. J’ai des carences, des trucs que je ne sais pas jouer, et j’essaie de faire des efforts. Je ne veux pas être le premier de la classe, mais je ne veux plus être le cancre. Je veux participer et me dire : « Tiens, c’est pas mal. » Je veux encore pouvoir me retourner et me dire : «Je ne sais pas comment ce jeune mec de 24 ans a eu un jour l’audace d’aller dans un bar à Bastille en demandant s’il pouvait jouer dans la salle en bas. »

L’audace des scouts?

Oui, j’ai été scout. Et je marche encore avec mes potes scouts. Tous les ans. On a fait la vallée des Merveilles, la Côte d’Argent…

Et c’était quoi, votre nom de scout?

Ah ! je n’ai pas de nom de scout ! Pas de tortue astucieuse, ni de grenouille espiègle. Attention, j’étais scout de France, pas scout d’Europe. On avait juste le jean, la chemise, et c’était mixte. On avait des fonctions. Moi, j’étais l’animateur des veillées. Mes premiers sketchs, les premières fois où j’ai fait le con, c’est chez les scouts. J’ai 14 ans, je m’amuse et je découvre le pouvoir de faire rire. Et les veillées étaient mixtes, comme je l’ai dit, donc je découvre comme c’est cool de faire rire les filles. Ça m’a permis d’exister. Tu appartiens à un groupe et on te dit: voilà ce qu’on va faire tous les week-ends, voilà notre chantier à venir…

Vous avez parlé récemment des moqueries que vous avez subies, enfant…

Oui, ça n’a pas duré pendant tout mon cursus scolaire. Mais je suis tombé sur une folle, une remplaçant­e de CM1, une dingue, qui avait décidé que je serais sa tête de Turc.

Il était comment, le petit Dujardin?

Très doux, très gentil, très effacé. J’étais rêveur, je ne faisais que dessiner. Je dessinais mes petites histoires, je ne voulais surtout pas qu’on me dérange, je m’évadais, je regardais par la fenêtre, je voyais les mecs sur les chantiers et me disais : « C’est ça, travailler, je ferai ça plus tard. » J’ai fait « manoeuvre » après le bac. Il n’était pas question que j’aille dans une fac, je ne voulais plus qu’on m’apprenne quoi que ce soit. Même au théâtre, je ne voulais pas qu’on m’apprenne à jouer. Je ne voulais pas qu’on me dise : « La peur, c’est comme ça, le désir, c’est comme ça… » Le manoeuvre est toujours là. Je suis un besogneux. Pour moi, le plateau n’est rien d’autre qu’un atelier. Le cinéma français, c’est de l’artisanat, on ajoute, on enlève, on gueule, on refait. J’adore ça.

Mais ce n’est pas intéressan­t, pour un acteur, un metteur en scène pervers?

Mais les metteurs en scène sont tous pervers ! Je pense que ça devrait même être inscrit dans le dictionnai­re : « Réalisateu­r : pervers. » Ça ne veut pas dire que c’est négatif. Bertrand Blier, par exemple, a des névroses très intéressan­tes, productive­s. Et il demande à ses acteurs de l’accompagne­r dans ses névroses. « Viens en croquer un peu avec moi. » Donner à un acteur le rôle du cancer d’un autre, c’est quand même un sacré délire ! Mais l’acteur est pervers aussi, puisqu’il accepte.

C’est quoi l’acteur, pour un réalisateu­r ? Un bon soldat, un complice, un amant? Avec Blier, avez-vous dit, c’était: «Je te materne mais il faut que tu me fasses jouir»…

L’acteur, c’est un courtisan. Le temps du tournage, c’est la drague. Et le coït arrive à la sortie. Ou pas. Dès que le réalisateu­r a dit : « Coupez ! », tu regardes sa tête comme un chien l’oeil de son maître.

Êtes-vous pénible pour votre entourage quand vous avez fini de tourner? Quand Dujardin redevient Jean?

Non. Je suis disponible pour les gens autour de moi comme je suis disponible pour le réalisateu­r. J’aime aller au Monoprix. De bon matin avant tout le monde, à 7 h 30, j’ai besoin du Monoprix dans ma vie. Avant-hier, vous voyez, je survolais Paris – insurvolab­le – en hélico pour le film Novembre. C’est génial, mais j’aime me mettre en pause parce que ça prend une énergie folle. Il faut se balader dans les bois, aller chercher un peu de chlorophyl­le, prendre la lumière, la vraie. Ça me permet de nourrir mes bêtes, mes monstres, mes personnage­s. Et la nourriture, tu ne la trouves que dans la vie, sinon tu fais des

« Avec le petit oscar à 40 ans, il s’est passé quelque chose dans ma vie qui me permet d’être un peu tranquille. Je peux me détendre. Sans avoir le “boulard”. »

imitations de monstres et ça n’a plus aucun intérêt. Alors que, dans la vie, si tu te reposes un peu, que tu croises des cons à table lors d’un dîner, ou que tu assistes à des colères intempesti­ves à la caisse du supermarch­é, et que tu les regardes un peu, alors tu les croques, et il n’y a rien de meilleur que ces scènes-là.

Vous avez fait quelques blockbuste­rs, «Monuments Men», «Le Loup de Wall Street»… C’est quoi un acteur français, pour les Américains?

Ça sent la clope et l’arrogance. J’exagère à peine. C’est peutêtre moins vrai du côté est. Mais côté ouest, j’ai entendu des choses d’une débilité sans nom. Les mêmes conneries qu’on peut entendre de la part de certains Français sur l’Afrique, qui mélangent Congo, Cameroun… Vous avez le même langage, en Europe ? Je vous assure que je n’exagère pas. Et ça ne m’emballe pas forcément. C’est marrant de faire une petite infidélité de temps en temps à la France, tourner avec Clooney était génial. C’est un vrai être humain.

Votre oscar, ça a changé quoi?

Ça fait un bien fou. Moi, mon moteur de vie, ça a été de me battre contre l’étiquette de demeuré qu’on m’a collée à 8 ans. Et ça prend du temps, quand même. Mais la revanche est assez agréable. Avec la chance et la trajectoir­e que j’ai pu avoir, le petit oscar à 40 ans, honnêtemen­t, je peux avoir encore quelques petits problèmes d’ego, mais il suffit que je regarde en arrière pour me rassurer avec ça. Je ne vais pas le regarder tous les jours, je ne suis pas le meilleur acteur du monde, je le sais, je ne m’emballe pas, mais bon, il s’est passé quand même quelque chose dans ma vie qui me permet d’être un peu tranquille, maintenant. Je peux me détendre. Sans avoir le « boulard ». D’ailleurs, les grandes stars que j’ai pu rencontrer sont loin d’avoir le boulard. C’est même souvent le contraire, chez ceux qui n’ont pas réussi à avoir ce qu’ils voulaient, qui voient les copains les dépasser dans l’escalier et qui n’ont plus que l’amertume…

Vous pensez à la mort?

Comme disait Ventura, je pense plutôt à l’idée de ne plus vivre. Je me dis qu’il faut que je fasse les choses assez rapidement, maintenant. Je trouve qu’on nous a donné un crédit de 85 ans qui est nul : 85 ans, c’est pas assez. Il faudrait 130 ans en fait. Être ado jusqu’à 30 ans ou 40 ans pour être bien centré sur soi et faire toutes les conneries. Après, calmer le jeu, construire, se tourner vers les autres.

Et Dieu?

J’ai une mère très croyante, catholique, et un père complèteme­nt athée. Je suis le fruit de ce déséquilib­re. Je crois avoir une spirituali­té, même si je m’en défends. J’ai fait tous les sacrements, baptême, confirmati­on, etc., et il y a peut-être encore une culpabilit­é chrétienne qui colle un peu… Je préfère aller dans les églises vides et percevoir des choses dans les cadeaux que me fait la vie. Dieu existe quand je suis dans ma petite MG sur la corniche qui surplombe Rio, à jouer OSS

« Comme disait Ventura, je pense plutôt à l’idée de ne plus vivre. Je trouve qu’on nous a donné un crédit de 85 ans qui est nul : 85 ans, c’est pas assez. Il faudrait 130 ans. »

 ??  ?? C’est pas moi, c’est lui ! Grégory Gadebois en presque François Hollande, Jean Dujardin en double de Nicolas Sarkozy… Le savoureux tandem de « Présidents », d’Anne Fontaine, une fable sur le goût du pouvoir.
C’est pas moi, c’est lui ! Grégory Gadebois en presque François Hollande, Jean Dujardin en double de Nicolas Sarkozy… Le savoureux tandem de « Présidents », d’Anne Fontaine, une fable sur le goût du pouvoir.
 ??  ?? Wokistes s’abstenir. OSS 117 revient dans « Alerte rouge en Afrique noire ».
Wokistes s’abstenir. OSS 117 revient dans « Alerte rouge en Afrique noire ».
 ??  ?? Revanche. Fini la « cancritude », « The Artist » l’oscarise meilleur acteur en 2012.
Revanche. Fini la « cancritude », « The Artist » l’oscarise meilleur acteur en 2012.

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