IN­DIS­CRÉ­TIONS

Le Populaire du Centre (Haute-Vienne) - - Indiscrétions -

ET NON, ÇA NE S’ARRANGE PAS DANS LES EH­PAD.

Deux couches par jour seule­ment pour une per­sonne âgée in­con­ti­nente hé­ber­gée en Eh­pad, est-ce suf­fi­sant ? Non, a es­ti­mé la fa­mille d’une pen­sion­naire. La fille de la vieille dame a donc pro­po­sé gen­ti­ment de four­nir elle-même des couches sup­plé­men­taires pour pal­lier cette re­gret­table la­cune bud­gé­taire. Re­fus ca­té­go­rique de l’éta­blis­se­ment. « Ce n’est pas pos­sible ma­dame, lui au­rait-on ré­tor­qué, si­non on va dé­pas­ser notre quo­ta de dé­chets ! » Re­cueilli au ha­sard d’un re­por­tage, ce pe­tit té­moi­gnage concerne un Eh­pad de la proche ban­lieue de Li­moges (dont nous tai­rons le nom). L’his­toire ne dit pas si l’at­teinte à la di­gni­té des pen­sion­naires peut éven­tuel­le­ment contri­buer à sau­ver la pla­nète…

PRO­PO­SI­TION CHOQUANTE.

Un nou­vel épi­sode vient d’ali­men­ter le feuille­ton Je t’aime moi non plus entre Alain Rous­set, le pré­sident du con­seil ré­gio­nal, et la SNCF. Le pré­sident de la Ré­gion vient de se fendre d’un cour­rier où il fus­tige la si­tua­tion de la ligne Li­moges-Brive via Saint-Yrieix au­près d’Alain Au­truffe, di­rec­teur ter­ri­to­rial de SNCF Ré­seau Nou­velle-Aqui­taine. Alain Rous­set lui fait re­mar­quer qu’il n’a pro­po­sé « au­cune so­lu­tion sé­rieuse ou res­pon­sable pour as­su­rer, même à très court terme, la re­prise des cir­cu­la­tions sur la sec­tion St-Yrieix-Ob­jat », fer­mées de­puis le 28 fé­vrier suite à l’af­fais­se­ment d’un rem­blai. Le coût des tra­vaux s’élè­ve­rait à 550.000 eu­ros et exi­ge­rait cinq mois d’étude et de tra­vaux. Sauf que dans le même cour­rier la SNCF in­dique qu’au re­gard des désordres sur ce tron­çon, plus rien ne pou­vait dé­sor­mais em­pê­cher une fer­me­ture ad­mi­nis­tra­tive en dé­cembre pro­chain. « Une telle pro­po­si­tion est par­ti­cu­liè­re­ment choquante », écrit Alain Rous­set à la SNCF qu’il consi­dère être to­ta­le­ment « res­pon­sable » de la si­tua­tion. Fer­mez le ban.

ROUTE ET RAIL.

« On sort un nou­veau dos­sier alors que les pré­cé­dents ne sont pas en­core ré­glés… ». Alain Rous­set a sem­blé un peu désa­bu­sé lors­qu’il a ap­pris, en mi­lieu de se­maine, qu’une réunion en fa­veur du grand contour­ne­ment de Bor­deaux (Saint-Yrieix-laPerche-Pé­ri­gueux-Mus­si­dan-Lan­gon-Mont-deMar­san-Pau-Ma­drid) se te­nait à Saint-Yrieix­la-Perche. Une ré­fé­rence à l’amé­na­ge­ment de la Na­tio­nale 147 dont il prône tou­jours le pas­sage en au­to­route concé­dée afin de ré­gler la si­tua­tion. « Si­non com­bien de contrat de plan fau­dra-t-il avant de voir cet axe en 2x2 voies ? », s’est-il in­ter­ro­gé avant de pré­ci­ser tou­te­fois que « si vrai­ment per­sonne ne veut de cette au­to­route, et je ne sou­haite pas me sub­sti­tuer aux ac­teurs lo­caux, la Ré­gion ac­com­pa­gne­ra les amé­na­ge­ments ». En tout cas, Alain Rous­set l’as­sure, « il faut dé­bu­ter les tra­vaux de la sor­tie nord de Li­moges afin de mon­trer notre vo­lon­té de faire ».

CONFU­SION.

Alain Rous­set n’est pas seule­ment re­mon­té contre la SNCF. Il re­grette aus­si l’at­ti­tude de cer­tains syn­di­cats de che­mi­not qui « confondent ser­vice pu­blic et em­ploi pu­blic ». Alain Rous­set n’a pas vrai­ment ap­pré­cié sa der­nière ren­contre avec les che­mi­nots CGT sur le quai de la gare de Li­moges lors de l’inau­gu­ra­tion du nou­veau TER Ré­gio­lis. Les re­pré­sen­tants du syn­di­cat avaient de­man­dé la pa­role afin d’ex­pri­mer leurs re­ven­di­ca­tions ce qui s’était sol­dé par une prise de bec et un dé­part fu­ri­bond du pré­sident de Ré­gion qui avait es­ti­mé avoir été « in­sul­té ».

3 KM PAR AN.

Cinq ou six ans, tel est le temps es­ti­mé par Alain Rous­set pour que soit bou­clé le rac­cor­de­ment en 2x2 voies de la N141 entre Li­moges et An­gou­lême. « Il faut ter­mi­ner le plus vite pos­sible cet axe qui peut aus­si per­mettre de ré­gler par­tiel­le­ment le pro­blème des temps de tra­jet entre Li­moges et Bor­deaux et même Pa­ris ». 19 km res­tent en­core à construire mais plu­sieurs chan­tiers sont en cours.

DEUX RÉ­FÉ­RENCES MONDIALES DE L’ÉPI­LEP­SIE À LI­MOGES.

L’Ins­ti­tut d’épi­dé­mio­lo­gie neu­ro­lo­gique et de neu­ro­lo­gie tro­pi­cale, la­bel­li­sé In­serm, de l’uni­ver­si­té de Li­moges, re­çoit ven­dre­di 19 oc­tobre, deux ex­perts in­ter­na­tio­na­le­ment re­con­nus pour leurs tra­vaux sur l’épi­lep­sie. Ley San­der, pro­fes­seur de neu­ro­lo­gie à l’Uni­ver­si­ty Col­lege of Lon­don, était dé­jà ve­nu en Li­mou­sin en 2014 (notre pho­to) : il abor­de­ra cette fois-ci la mor­ta­li­té pré­ma­tu­rée dans la ma­la­die. Charles New­ton, pro­fes­seur de psy­chia­trie à l’uni­ver­si­té d’Ox­ford, fe­ra quant à lui une confé­rence sur l’épi­dé­mio­lo­gie de l’épi­lep­sie en Afrique. Du « high le­vel » (haut ni­veau), comme di­raient nos voi­sins d’outre-Manche, ré­ser­vé aux ini­tiés fa­mi­liers de la langue de Sha­kes­peare car les deux pré­sen­ta­tions se fe­ront en an­glais…

AU RE­VOIR PES­TI­CIDES.

Mar­di ma­tin, lors d’un pe­tit dé­jeu­ner au­quel il avait in­vi­té la presse, Alain Rous­set s’est en­ga­gé à ce que la Nou­velle-Aqui­taine soit la pre­mière ré­gion à sor­tir des pes­ti­cides dans cinq ans. « C’est l’en­jeu ma­jeur et pas seule­ment parce que le Groupe in­ter­na­tio­nal d’ex­perts sur le cli­mat (GIEC) tire à nou­veau la son­nette d’alarme. On ne peut pas lais­ser les agri­cul­teurs seuls face à ce­la. Les co­opé­ra­tives doivent aus­si les ai­der en fai­sant en sorte qu’ils grimpent en qua­li­té et en re­ve­nu. L’agri­cul­ture est une prio­ri­té : il faut nour­rir la po­pu­la­tion, pro­té­ger les pay­sans et les po­pu­la­tions, as­su­rer une eau propre, une terre et un air sains ». Un dé­fi d’am­pleur pour la pre­mière ré­gion agri­cole d’Eu­rope…

AU VOLEUR !

À l’oc­ca­sion de l’inau­gu­ra­tion du Centre eu­ro­péen de for­ma­tion en éco-ré­ha­bi­li­ta­tion des Com­pa­gnons, à Pa­na­zol, Da­niel Sion­neau (di­rec­teur de la Fé­dé­ra­tion com­pa­gnon­nique des mé­tiers du bâ­ti­ment) n’a pas sou­hai­té dé­voi­ler tous ses se­crets. S’adres­sant no­tam­ment à Alain Rous­set (pré­sident de la Ré­gion Nou­vel­leA­qui­taine), il a an­non­cé que les Com­pa­gnons avaient de nou­veaux pro­jets. « Mais, a-t-il sou­li­gné, un pro­jet trop vite dé­voi­lé est un pro­jet très vite vo­lé ».

HAU­TEUR.

Les Com­pa­gnons du Tour de France vont de nou­veau prendre de la hau­teur. D’ici la fin de l’an­née, une flèche torse d’en­vi­ron 2,50 mètres avec char­pente en bois et pour­vue d’une cou­ver­ture en ar­doise et en cuivre met­tra en va­leur leur Mu­sée. Le kiosque de ce lieu dé­jà très pri­sé, si­tué dans les jar­dins de l’Evê­ché à Li­moges, va ain­si en­chan­ter les pro­me­neurs du quar­tier de la ca­thé­drale.

TAXE D’HA­BI­TA­TION.

Heu­reux du tra­vail me­né par les Com­pa­gnons du Tour de France à Li­moges et Pa­na­zol, Emile Ro­ger Lom­ber­tie ai­me­rait-il que ces der­niers par­ti­cipent en­core plus aux taxes lo­cales ? Col­lant à l’ac­tua­li­té, le maire de Li­moges à re­gret­té avec hu­mour, lors de l’inau­gu­ra­tion de leur Centre eu­ro­péen de for­ma­tion à Pa­na­zol, qu’ils ne payent pas de taxe d’ha­bi­ta­tion en rap­port avec tous les sou­ter­rains dont ils dis­posent dans le quar­tier de la ca­thé­drale. Le maire de Pa­na­zol, Jean-Paul Du­ret, va-t-il creu­ser des trous dans la zone ar­ti­sa­nale du Prouet de sa com­mune… au cas ou ?

AL­BUM PA­NI­NI BIS.

L’heb­do­ma­daire sa­ti­rique Le ca­nard en­chaî­né avait épin­glé le dé­pu­té Chris­tophe Jer­re­tie, dans la ru­brique « Ma bi­nette par­tout », pour avoir pla­cé « 36 fois sa trogne » dans une pu­bli­ca­tion en­voyée à ses ad­mi­nis­trés. Cette tra­di­tion cor­ré­zienne des pho­tos de l’élu sous toutes ses cou­tures est vi­vace puisque dans sa der­nière li­vrai­son, la lettre du sé­na­teur Da­niel Chas­seing fait en­core plus fort : 51 pho­tos montrent l’an­cien maire de Cham­be­ret, et sa sup­pléante, entre réunions, inau­gu­ra­tions, dé­pôts de gerbes et co­mices agri­coles.

VIVE LES PLANTES.

La lettre du sé­na­teur Chas­seing, hor­mis son al­bum pho­to, contient l’es­sen­tiel de ses in­ter­ven­tions et ses di­verses mis­sions. Par­mi celles-ci fi­gure la mis­sion d’in­for­ma­tion sur le dé­ve­lop­pe­ment de l’her­bo­ris­te­rie et des plantes mé­di­ci­nales. La mis­sion en­vi­sage la re-créa­tion du di­plôme d’her­bo­ris­te­rie sup­pri­mé par le gou­ver­ne­ment de Vi­chy. Une ac­ti­vi­té, se­lon le doc­teur Chas­seing, qui « peut être, dans une cer­taine pro­por­tion, utile à la mé­de­cine ».

CI­NÉ DES VILLES, CI­NÉ DES CHAMPS.

Le fes­ti­val de ci­né­ma de Bour­ga­neuf re­vient à la fin du mois, du 25 au 28 oc­tobre. Si le fes­ti­val conserve son es­prit éclec­tique, il consacre aus­si une soi­rée hom­mage à la cé­lèbre ac­trice Sté­phane Au­dran dé­cé­dée en mars der­nier à l’âge de 85 ans. Et pour par­ler de sa car­rière qui mieux que son fils, Tho­mas Cha­brol, lui aus­si co­mé­dien ! Ren­dez-vous est pris le ven­dre­di 26 oc­tobre dès 17h30 ! Puis, si vous êtes sage, Gilles Lel­louche de­vrait ve­nir pré­sen­ter son der­nier film, Le Grand bain le di­manche soir, à 20 heures…

LE PONT TÉNÈZE NE SE­RA PAS DÉ­MO­LI.

Nous ra­con­tions, dans notre édi­tion du 21 sep­tembre, les mésa­ven­tures du pont de Ténèze, du cô­té de Villard. Dans un com­mu­ni­qué conjoint, le maire de la com­mune et Hé­lène Faivre, la vice-pré­si­dente du Dé­par­te­ment en charge des in­fra­struc­tures ont te­nu à ap­por­ter les pré­ci­sions sui­vantes : « En oc­tobre 2017, les ser­vices du Dé­par­te­ment ont en­ga­gé un diag­nos­tic de ce pont qui pré­sen­tait des signes de vé­tus­té (no­tam­ment) des mor­ceaux de bé­ton qui s’étaient vrai­sem­bla­ble­ment dé­ta­chés sous l’ou­vrage ré­cem­ment. Par pré­cau­tion, le Dé­par­te­ment a pris un ar­rê­té conjoint avec les mai­ries de Villard et Dun-lePa­les­tel, fer­mant l’ou­vrage à la cir­cu­la­tion le 17 oc­tobre 2017.

En jan­vier 1987, une res­tric­tion de cir­cu­la­tion avait dé­jà été mise en place pour les vé­hi­cules de plus de 3,5 tonnes. La réa­li­sa­tion de tra­vaux dans les an­nées 90 avait per­mis de « le­ver » cette res­tric­tion. L’ana­lyse ren­due par un bu­reau d’études spé­cia­li­sé man­da­té par le Dé­par­te­ment fait res­sor­tir des in­suf­fi­sances de di­men­sion­ne­ment de cer­taines par­ties d’ou­vrage (ta­blier, en­tre­toises) et pré­cise un be­soin de ren­for­ce­ment de l’ou­vrage dont les so­lu­tions tech­niques sont en cours d’études. Dans l’im­mé­diat, il n’est pas en­vi­sa­gé de le dé­mo­lir. Dans l’at­tente de la réa­li­sa­tion des tra­vaux né­ces­saires, par me­sure de pré­cau­tion, le pont res­te­ra fer­mé à la cir­cu­la­tion ».

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