SAV

Le Quotidien du Tourisme - - Sommaire -

Comme le dit Laurent Abit­bol, pré­sident de Se­lec­tour et d’Ha­vas Voyages, agent de voyages est «le mé­tier le plus dur». Ce n’est peu­têtre pas le plus dif­fi­cile au monde, mais il reste dif­fi­cile, sur­tout au re­gard des ré­mu­né­ra­tions. In­con­tes­ta­ble­ment. On l’a vu au prin­temps der­nier, du­rant les grèves d’Air France, puis de la SNCF, quand les agents de voyages aux avant-postes n’ont pas comp­té leur temps pour ve­nir en aide à leurs clients en per­di­tion… Au­jourd’hui en­core, la crise à la Réunion liée en par­tie aux blo­cages des Gi­lets jaunes em­poi­sonne la vie des agents de voyages, comme d’ailleurs celle des TO, des com­pa­gnies aé­riennes, des loueurs de voi­tures et des hô­te­liers. A chaque crise, c’est pa­reil : Les agents de il faut an­nu­ler, re­por­ter, dé­pla­cer, mo­di­fier, trans­for­mer, rem­bour­ser, ra­pa­trier… et avec voyages n’ont pas le sou­rire ! Ce qui fait beau­coup de tra­vail comp­té leur temps sup­plé­men­taire, pas ou peu de com­pen­sa­pour ve­nir en aide tions sa­la­riales, et sou­vent d’im­por­tantes à leurs clients en pertes fi­nan­cières pour l’agence. Sans comp­ter le tra­vail cou­rant de la jour­née… per­di­tion. Mais ces in­con­vé­nients sont aus­si le sa­lut d’un mé­tier qui était cen­sé dis­pa­raître il y a plus d’une di­zaine d’an­nées avec l’avè­ne­ment d’In­ter­net, de l’offre tou­ris­tique col­la­bo­ra­tive et de tous ces clients per­sua­dés d’être meilleurs que les pro­fes­sion­nels. Au prin­temps der­nier le syn­di­cat des En­tre­prises du Voyages dans une cam­pagne de pub ponc­tuelle du­rant les grèves dans les tran­sports l’avait d’ailleurs rap­pe­lé aux clients : «en pé­riode de conflit so­cial, comme toute l’an­née, vous n’êtes pas seul, votre agent de voyages vous as­siste». La grande en­quête que nous avons réa­li­sée en par­te­na­riat avec Fu­tu­re­thin­king (voir en pages 8-9) le prouve : pour les Fran­çais pas­ser par une agence de voyages c’est avant tout avoir un ser­vice après-vente. Comme le dit Laurent Abit­bol, «les grèves, les mou­ve­ments so­ciaux,… tout ce qui se passe en France du ma­tin au soir est bon pour le mé­tier. C’est af­freux mais c’est comme ça !»

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.