Ab­de­la­li Abd­Ra­bi, un hyp­no­ti­seur dans les lo­caux du Ré­veil

Ré­cem­ment po­pu­la­ri­sée par la té­lé­vi­sion, L’hyp­nose n’est pas un spec­tacle de char­la­tan. Ab­de­la­li Abd-Ra­bi croit en ses ver­tus, et est ve­nu nous le mon­trer.

Le Réveil du Vivarais - - La Une - JU­LIEN GAR­DON

◗ « Quand je coache une per­sonne, je la vois comme une oeuvre d’art, un cham­pion. » Ab­de­la­li AbdRa­bi est coach en PNL (pro­gram­ma­tion neu­ro­lin­guis­tique), dont l’ob­jec­tif est de « dé­voi­ler le po­ten­tiel de cha­cun, que la per­sonne soit re­con­nue dans ce qu’elle est ».

Dans son ac­ti­vi­té fi­gure l’hyp­nose, « un ou­til ré­vo­lu­tion­naire pour vivre ce qui se passe à l’in­té­rieur. 90 % des choses se passent dans notre in­cons­cient. L’état hyp­no­tique per­met d’y ac­cé­der. »

Ab­de­la­li Abd­Ra­bi est ve­nu en faire la dé­mons­tra­tion cette se­maine dans les lo­caux du Ré­veil du Vi­va­rais, dont quelques membres se sont prê­tés au jeu. « Je re­mer­cie Mess­mer qui a ou­vert une brèche et sus­ci­té la cu­rio­si­té. » Car il s’agit aus­si d’un spec­tacle, et le coach n’hé­site pas à user de son hu­mour, de sa bien­veillance et de son cha­risme pour mettre son au­di­toire dans sa poche.

Se­lon leur convic­tion ou leurs dis­po­si­tions à se prê­ter à l’exer­cice, ses « co­bayes » d’un jour sont plus ou moins ré­cep­tifs.

« Pour ren­trer de­dans, il faut ac­cep­ter de lâ­cher­ prise pen­dant quelques se­condes. Par exemple, si l’on a peur d’être ri­di­cule, ce­la ne fonc­tion­ne­ra pas. »

Ain­si, la dé­mons­tra­tion n’a pas du­ré pour le plus scep­tique d’entre tous, tan­dis que l’im­mi­nence d’un ren­dez­vous a sor­ti un autre col­lègue de l’exer­cice. C’est pour­tant lui qui, le pre­mier, était tom­bé dans les bras du coach. Car oui, ça marche. Et ce­la fait son ef­fet sur l’as­sis­tance. D’un cla­que­ment de mains et, tour à tour, des col­lègues lâchent prise, s’al­longent sur le sol. « L’hyp­nose est un état na­tu­rel, ex­plique le coach. Ce­la ar­rive sept à huit fois par jour. Quand on lit, qu’on re­garde la té­lé, ou que l’on conduit. C’est un très bon moyen de gé­rer le stress, mais aus­si la dou­leur. Car nous croyons qu’elle est dans le membre concer­né, mais ce­la fonc­tionne dif­fé­rem­ment. »

Dis­tor­sion du temps et du poids

Puis de le prou­ver en s’ap­puyant (dans tous les sens du terme !) sur un des meilleurs su­jets du jour qui, pour­tant, avait fait part de ses doutes avant la séance. Rigide comme une sta­tue et po­sé sur deux chaises (pho­to), il a por­té l’hyp­no­ti­seur sur ses ab­do­mi­naux. Plus long­temps qu’es­ti­mé dans son état d’alors. Et bien plus lourd que les 20 kg res­sen­tis. « L’état hyp­no­tique pro­voque une dis­tor­sion du temps et du poids. Il crée un dé­clic et per­met de se dire “je suis plus fort que je ne le pen­sais”. ».

« Il faut ac­cep­ter de lâ­cher prise »

Ab­de­la­li Abd-Ra­bi est res­té plus long­temps que quelques se­condes. Et il pèse, évi­dem­ment, plus de 20 kg.

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