Dix con­seils pour évi­ter d’être cam­brio­lé cet été

Le Réveil du Vivarais - - La Une - (PHO­TO : THIER­RY BOUGOT)

Prin­ci­pale in­quié­tude au mo­ment de bou­cler ses va­lises et de par­tir en va­cances, la peur d’être cam­brio­lé… Le Ré­veil du Vi­va­rais vous pro­pose, cette se­maine, dix con­seils pour mettre toutes les chances de votre cô­té face aux vi­si­teurs mal­in­ten­tion­nés.

La pé­riode es­ti­vale est sou­vent pro­pice aux cam­brio­lages. Pour évi­ter les mau­vaises sur­prises à votre re­tour de va­cances, le Ré­veil du Vi­va­rais vous pro­pose 10 con­seils pour op­ti­mi­ser vos chances face aux vo­leurs.

◗ A l’heure des grands dé­parts en va­cances, les ques­tions exis­ten­tielles sont tou­jours les mêmes au mo­ment de char­ger les va­lises dans le coffre de la voi­ture. Est­ce qu’on a bien fer­mé le gaz ? Où sont pas­sées les clés ? On n’a pas ou­blié quelque chose ? Est­ce que l’on va re­trou­ver la mai­son telle qu’on l’a lais­sée à notre re­tour ? Si pour les trois pre­mières ques­tions, le Ré­veil du Vi­va­rais ne peut rien pour vous, pour la der­nière, nous avons de­man­dé à un pro­fes­sion­nel de nous don­ner ses con­seils pour li­mi­ter au maxi­mum le risque de se faire cam­brio­ler pen­dant l’été. Com­man­dant de la com­mu­nau­té de bri­gades d’Annonay, le ca­pi­taine Sé­bas­tien Che­rief a ac­cep­té de faire le tour des bons ré­flexes à avoir pour rendre la tâche des cam­brio­leurs la plus com­pli­quée pos­sible et mettre toutes les chances de son cô­té pour évi­ter les mau­vaises sur­prises.

1 Une per­sonne digne de confiance tu trou­ve­ras !

Don­ner ses clés à une per­sonne de confiance est sou­vent une obli­ga­tion lorsque l’on a des plantes à ar­ro­ser et des ani­maux de com­pa­gnie à nour­rir pen­dant notre sé­jour loin de la mai­son. Mais au­de­là du rôle in­grat de chan­ger la li­tière, ce vi­si­teur au­to­ri­sé peut avoir un im­pact non né­gli­geable dans la dis­sua­sion des vo­leurs en tout genre. Quelques gestes simples comme le fait de vi­der la boîte aux lettres ou d’ou­vrir les vo­lets per­mettent de mon­trer que le do­mi­cile n’est pas dé­sert et de pré­ser­ver un sem­blant d’ac­ti­vi­té sus­cep­tible de faire pas­ser leur che­min aux rô­deurs in­dé­si­rables.

2 Les ré­seaux so­ciaux, tu évi­te­ras !

À l’heure du tout in­ter­net, les ré­seaux so­ciaux per­mettent de don­ner des nou­velles en di­rect sans pas­ser par la tra­di­tion­nelle carte pos­tale. Mais, nar­guer vos col­lègues de tra­vail en pos­tant une pho­to de vous, les pieds dans l’eau, sur une plage de la Méditerranée peut s’avé­rer pro­blé­ma­tique. En ef­fet, si une per­sonne mal­in­ten­ tion­née a ac­cès à ce type d’in­for­ma­tion, elle sau­ra que vous êtes loin de votre do­mi­cile et donc qu’il est vul­né­rable.

3 Aux gen­darmes, tu te dé­cla­re­ras !

La gen­dar­me­rie pro­pose un dis­po­si­tif gratuit bap­ti­sé « Opé­ra­tion tran­quilli­té va­cances ». En s’ins­cri­vant en gen­dar­me­rie, il suf­fit de don­ner son adresse et ses dates de va­cances. Les don­nées sont ren­trées dans une base qui ali­mente une ap­pli­ca­tion uni­que­ment des­ti­née aux forces de l’ordre. Lors­qu’ils fe­ront une pa­trouille, les gen­darmes se­ront aler­tés par GPS des mai­sons qui sont sup­po­sées être vides, mais aus­si du dé­lai qui s’est écou­lé de­puis la der­nière pa­trouille sur ce sec­teur. Un ou­til qui per­met de mieux ci­bler les rondes des forces de l’ordre tout en at­ti­rant leur attention sur votre mai­son pen­dant votre ab­sence. Pour s’ins­crire à l’opé­ra­tion tran­quilli­té va­cances, il suf­fit de se pré­sen­ter en gen­dar­me­rie ou de pré­rem­plir un for­mu­laire dis­po­nible sur in­ter­net.

4 Sur tes voi­sins, tu comp­te­ras !

Autres ou­tils exis­tants pour li­mi­ter l’im­pact des cam­brio­leurs, les dis­po­si­tifs de par­ti­ci­pa­tion ci­toyenne comme Voi­sins vi­gi­lants. Ce type de ré­seau n’est pas dis­po­nible sur toutes les com­munes, mais il se dé­ve­loppe en Nord Ar­dèche. S’il ne re­pré­sente pas une so­lu­tion mi­racle, ce genre de ré­seau re­vient à une forme de bon sens et de so­li­da­ri­té entre voi­sins.

Car la per­sonne la plus proche de votre do­mi­cile est for­cé­ment la mieux pla­cée pour re­mar­quer des mou­ve­ments sus­pects et aler­ter la gen­dar­me­rie.

5 Le cam­brio­leur, tu n’ai­de­ras pas !

Pour un cam­brio­leur qui ar­ri­ve­rait jus­qu’à votre jar­din, la plu­part des ou­tils qui y traînent sont au­tant de choses qui peuvent lui fa­ci­li­ter la tâche. Avant de par­tir en va­cances, un pe­tit ran­ge­ment s’im­pose. Évi­tez donc de four­nir à l’hôte in­dé­si­rable échelle, pioche, barre de fer… Bref, tout ce qui pour­ra l’ai­der pour ren­trer plus fa­ci­le­ment chez vous.

6 Au té­lé­phone, ja­mais tu ne t’épan­che­ras !

Les coups de té­lé­phone in­tem­pes­tifs se mul­ti­plient et cer­tains cam­brio­leurs n’hé­sitent pas à se faire pas­ser pour une so­cié­té bi­don afin de ré­col­ter de pré­cieux ren­sei­gne­ments sur vos ha­bi­tudes afin de pré­pa­rer le terrain à leur ve­nue. Si vous ne connais­sez pas votre in­ter­lo­cu­teur au té­lé­phone, aus­si sym­pa­thique soit­il, ne lui confiez au­cune in­for­ma­tion qui pour­rait lui être utile. En­fin, lors de votre dé­part en va­cances, évi­tez le mes­sage vo­cal sur votre ré­pon­deur qui donne la date de votre re­tour pour pri­vi­lé­gier quelque chose de plus concis et sur­tout moins pré­cis.

7 L’attention du cam­brio­leur, tu n’at­ti­re­ras pas !

Tous les vols dans les ha­bi­ta­tions ne sont pas le fruit de grands re­pé­rages. L’oc­ca­sion fait sou­vent le lar­ron et pour li­mi­ter le risque, le bon ré­flexe à avoir est de li­mi­ter la ten­ ta­tion. L’ab­sence de signes ex­té­rieurs de ri­chesse peut per­mettre de de­ve­nir un peu plus trans­pa­rent aux yeux des cam­brio­leurs. Dans le même ordre d’idée, évi­tez de lais­ser un bien de va­leur vi­sible de­puis une fe­nêtre ac­ces­sible.

8 Ta mai­son, tu sé­cu­ri­se­ras !

Face aux cam­brio­leurs, les dis­po­si­tifs de sé­cu­ri­té ven­dus dans les com­merces peuvent faire la dif­fé­rence. Mais avant d’in­ves­tir en la ma­tière, il convient d’éva­luer les risques et sur­tout la va­leur de ce que l’on pro­tège. Si vous ne pos­sé­dez pas d’oeuvres d’art, de col­lec­tion in­es­ti­mable, de lin­gots d’or… inu­tile de s’en­det­ter sur plu­sieurs an­nées. Par­mi les dis­po­si­tifs les moins coû­teux et les plus ef­fi­caces, de simples lampes à dé­tec­teur de mou­ve­ment bien pla­cées peuvent être très dis­sua­sives.

9 Tes ob­jets de va­leurs tu dis­si­mu­le­ras !

Mal­gré toutes les pré­cau­tions que vous avez prises, il est tout de même pos­sible de de­voir faire face à un in­trus chez vous. Mais pour le cam­brio­leur, le pas­sage de votre porte si­gni­fie le dé­but d’un contre la montre. Plus long­temps il reste chez vous, plus il prend le risque d’être at­tra­pé. Alors, faites en sorte de lui rendre la vie com­pli­quée. Pour ce­la, ran­gez vos ob­jets de va­leurs là où il n’ira pas les cher­cher en pre­mier. Pour vos bi­joux par exemple, la chambre et la salle de bains sont à ban­nir car ce se­ront les pre­mières pièces qui se­ront fouillées. Faites preuve d’ima­gi­na­tion pour que votre hôte in­dé­si­rable re­parte bre­douille ou dans une voi­ture de gen­dar­me­rie.

10 Le scé­na­rio ca­tas­trophe, tu an­ti­ci­pe­ras !

Si vous êtes vrai­ment mal­chan­ceux jus­qu’au bout et que vous êtes tom­bé sur un cam­brio­leur dé­ter­mi­né à pas­ser tous vos obs­tacles, il vous reste un der­nier point à ne sur­tout pas né­gli­ger : com­ment se faire rem­bour­ser au mieux par les as­su­rances. Alors pour an­ti­ci­per le pire, gar­dez un maxi­mum de fac­tures et pre­nez un maxi­mum de pho­tos sus­cep­tibles de prou­ver votre bonne foi, si le pire est ar­ri­vé.

S’il est im­pos­sible d’évi­ter à coup sûr d’être cam­brio­lé, il est pos­sible de li­mi­ter les risques.

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