pour se consti­tuer un pac­tole

Mettre une part d’ac­tions en por­te­feuille peut aus­si amé­lio­rer votre fu­ture re­traite, à con­di­tion de le faire avec pru­dence.

Le Revenu - Mensuel Placement - - DOSSIER RETRAITE - A. F.

Échau­dés par les crises bour­sières, les épar­gnants ont dé­lais­sé les pla­ce­ments ac­tions. Un re­jet qui montre la dif­fi­cul­té d’abor­der les pla­ce­ments ac­tions à long terme et non comme un train à prendre quand tout va bien. Certes l’indice CAC 40 ac­cuse tou­jours un re­pli de moi­tié en­vi­ron sur ses som­mets de 2000 (6944,77 points le 4 sep­tembre) et 2007 (6 168,15 le 1er juin). Mais ce n’est pas en pé­riode creuse qu’il faut aban­don­ner. Au contraire.

Sur vingt-cinq ans, un pla­ce­ment en ac­tions, en comp­tant la ca­pi­ta­li­sa­tion des di­vi­dendes ré­in­ves­tis en Bourse, au­ra été mul­ti­plié par six et de­mi (+ 550%). Le ren­de­ment ca­pi­ta­li­sé du fonds en eu­ros Afer, hors fis­ca­li­té pro­gres­sait de 340%, au­tant que la hausse des prix de l’im­mo­bi­lier à Paris, tan­dis que le Li­vret A rap­por­tait 120%. Seules les obli­ga­tions d’État, en in­té­grant leurs in­té­rêts, ont fait mieux (+ 630%).

Il pour­rait donc s’avé­rer as­tu­cieux d’y re­ve­nir. « Les in­dices bour­siers eu­ro­péens sont en­trés dans un long mar­ché bais­sier de­puis l’an 2000 et ce cycle de­vrait s’in­ver­ser lorsque nous sor­ti­rons de la crise. Tan­dis que le prix de l’im­mo­bi­lier en France se trouve qua­si­ment à son plus-haut et ne re­flète en rien la si­tua­tion éco­no­mique », sou­ligne Ma­rio Bos­set­ti, conseiller chez Fer­ri Ges­tion.

« La ca­pi­ta­li­sa­tion boursière des en­tre­prises est très in­fé­rieure à ce qu’elle a été et par­fois très in­fé­rieure au prix à la casse de ces en­tre­prises », ren­ché­rit Bru­no Ley­rit, res­pon­sable dé­ve­lop­pe­ment à l’UFF. Bien sûr, la dé­grin­go­lade de cer­taines va­leurs dites de pères de fa­mille comme Al­stom, Vi­ven­di… en a échau­dé plus d’un, mais il y a des moyens de li­mi­ter ses risques en ap­pli­quant quelques règles simples. Il s’agit d’abord d’adap­ter la part des ac­tions dans son épargne à son ho­ri­zon de pla­ce­ment et à son aver­sion au risque (perte que vous êtes prêt à as­su­mer). Et d’y al­ler pro­gres­si­ve­ment. Vous pou­vez aus­si vous faire ai­der.

Pro­gram­mer les ver­se­ments

La tech­nique la plus ef­fi­cace pour li­mi­ter les fluc­tua­tions de son por­te­feuille bour­sier est celle dite des ver­se­ments ré­gu­liers ou in­ves­tis­se­ment pro­gram­mé.Vous in­ves­tis­sez mois après mois, an­née après an­née, la même somme. Vous ob­te­nez chaque fois une quan­ti­té d’ac­tions ou de parts de Si­cav plus ou moins grande se­lon que leur va­leur a mon­té ou bais­sé, ce qui lisse votre prix d’en­trée.

« Les in­ves­tis­seurs qui pra­tiquent cette mé­thode sont res­tés se­reins pen­dant les krachs de 2000-2003 et de 20082009 alors que l’ins­tinct pousse la ma­jo­ri­té des in­ves­tis­seurs à vendre au plus bas », constate Ma­rio Bos­set­ti. Ain­si, vous ne ra­te­rez pas la hausse quand elle re­vien­dra. Et, à l’in­verse, cette mé- thode évite de su­rin­ves­tir quand la Bourse a beau­coup mon­té, une autre er­reur sou­vent com­mise. Il est aus­si conseillé de vendre ré­gu­liè­re­ment, à l’ap­proche de la re­traite, pour ne pas prendre le risque d’une forte baisse au der­nier mo­ment.

Cette mé­thode est très sou­vent pro­po­sée sur les comptes-titres, le PEA et

1 Compte-titres or­di­naire

Dé­fi­ni­tion Le compte-titres est des­ti­né à re­cueillir les va­leurs mo­bi­lières (ac­tions, Si­cav, obli­ga­tions…) fran­çaises ou in­ter­na­tio­nales. Ges­tion fi­nan­cière Libre ou sous man­dat, conseillée, pi­lo­tée. Nom­breuses op­tions possibles comme l’in­ves­tis­se­ment pro­gram­mé. Fis­ca­li­té Lourde. Le seuil de ces­sions de 25830 eu­ros a dis­pa­ru en 2010. Le pré­lè­ve­ment for­fai­taire li­bé­ra­toire de 21 % se­rait à son tour sup­pri­mé ain­si que l’abat­te­ment de 1525 eu­ros sur les di­vi­dendes par le pro­jet de loi de fi­nances pour 2013 (il ne reste que ce­lui de 40% sur les di­vi­dendes, lire p. 35). Mais vous pou­vez ef­fa­cer vos plus-va­lues en le trans­met­tant. Et même le dé­mem­brer en don­nant la nue-pro­prié­té (ef­fa­ce­ment par­tiel des plus-va­lues), l’usu­fruit vous ap­por­te­ra un com­plé­ment de re­traite.

l’as­su­rance vie. Mieux, les éta­blis­se­ments fi­nan­ciers consentent sou­vent des frais ré­duits sur les fonds choi­sis dans ce cadre. En plus, les contrats d’as­su­rance vie pro­posent des ar­bi­trages pro­gram­més des fonds en eu­ros vers les uni­tés de compte en ac­tions et, à l’in­verse, l’écrê­tage des plus-va­lues pour sé­cu­ri­ser vos gains. «Tous les pla­ce­ments en vue d’un com­plé­ment de re­traite pro­posent des in­ves­tis­se­ments pro­gram­més, contrat Ma­de­lin, Ar­ticle 83, Perp, PEE, Per­co, mais avec plus ou moins de flexi­bi­li­té », nuance Mi­chel Cat­ta­neo, di­rec­teur réseau et clients chez SwissLife Banque Pri­vée. De plus en plus de plans pro­posent, par exemple, de men­sua­li­ser vos ver­se­ments.

Se faire ai­der

Se­lon les en­ve­loppes fis­cales, vous in­ves­ti­rez en ac­tions ou en Si­cav. Et, en fonc­tion de vos com­pé­tences, vous op-

2 PEA (plan d’épargne en ac­tions)

Dé­fi­ni­tion Compte des­ti­né à re­ce­voir des ac­tions eu­ro­péennes et des Si­cav éli­gibles au PEA. Il se conserve huit ans pour bé­né­fi­cier de tous ses avan­tages fis­caux. Ver­se­ments pla­fon­nés à 132000 eu­ros. Ges­tion fi­nan­cière souple comme pour le compte-titres. Mais il est li­mi­té aux fonds et ac­tions de l’es­pace éco­no­mique eu­ro­péen. Il existe ce­pen­dant des tra­ckers (fonds qui s’achètent comme des ac­tions), éli­gibles au PEA, et qui suivent des in­dices amé­ri­cains, chi­nois…. Et des Si­cav éli­gibles pru­dentes. Tout re­trait em­pêche d’y re­faire des ver­se­ments. Fis­ca­li­té Les gains ne sup­portent que les pré­lè­ve­ments so­ciaux. Vous pou­vez sor­tir en rente dé­fis­ca­li­sée (ba­rème pour les pré­lè­ve­ments so­ciaux en fonc­tion de votre âge). Ne se trans­met pas : il est clos au dé­cès du ti­tu­laire. Transforma­tion en rente dé­fis­ca­li­sée pos­sible. te­rez pour une ges­tion libre, une ges­tion pi­lo­tée ou en­core sous man­dat. La ges­tion pi­lo­tée, en plein es­sor, re­vient, en quelque sorte, à don­ner un man­dat, mais elle est ac­ces­sible à de plus pe­tits

3 PEE (plan d’épargne d’en­tre­prise)

Dé­fi­ni­tion Ce plan im­pose de blo­quer les fonds cinq ans, mais il existe de nom­breux cas de sor­tie an­ti­ci­pée (ma­riage, nais­sance, chô­mage, ac­qui­si­tion ré­si­dence…). Si vous chan­gez d’en­tre­prise, vous pou­vez le gar­der (vous au­rez da­van­tage de frais à votre charge) et même si vous par­tez à la re­traite. Vous sor­tez en ca­pi­tal en une ou plu­sieurs fois. Ges­tion fi­nan­cière Vous pou­vez ver­ser le mi­ni­mum pour tou­cher l’abon­de­ment de l’en­tre­prise, ou aus­si y faire des ver­se­ments libres pour pro­fi­ter de l’exo­né­ra­tion des plus-va­lues. Les plans les plus souples pro­posent une men­sua­li­sa­tion des ver­se­ments et l’in­ves­tis­se­ment pro­gram­mé. Il est aus­si in­té­res­sant fis­ca­le­ment d’y pla­cer les primes de par­ti­ci­pa­tion ou d’in­té­res­se­ment. Vos fonds sont ré­par­tis entre les titres de votre en­tre­prise et un fonds pru­dent s’il y a un plan d’ac­tion­na­riat sa­la­rié ou sur une gamme de fonds com­muns de pla­ce­ment d’en­tre­prise (FCPE) et/ou Si­cav, com­pre­nant au moins un fonds mo­né­taire, un obli­ga­taire et un en ac­tions. Fis­ca­li­té Les ver­se­ments de l’en­tre­prise su­bissent le for­fait so­cial (20 %) et sont exemp­tés d’im­pôt sur le re­ve­nu. Les gains le se­ront aus­si. Vous n’ac­quit­tez que les pré­lè­ve­ments so­ciaux (8 % pris à la source sur les sommes ver­sées par l’en­tre­prise, puis 15,5 % sur vos gains). por­te­feuilles. Vous choi­sis­sez un pro­fil de ges­tion et votre gé­rant ré­par­tit vos pla­ce­ments en ac­tifs plus ou moins ris­qués se­lon votre aver­sion au risque et votre ho­ri­zon de pla­ce­ment. Cette ges­tion pi­lo­tée est sys­té­ma­ti­que­ment pro­po­sée sur le Per­co, où elle doit, de­puis 2010, di­mi­nuer votre part d’ac­tions au fur et à me­sure qu’ap­proche votre date d’en­trée à la re­traite.

Bour­so­ra­ma, après l’avoir pro­po­sée avec suc­cès pour l’as­su­rance vie, l’offre à pré­sent pour le compte-titres. La banque en ligne, fi­liale de la So­cié­té Gé­né­rale, a, en ef­fet, mis au point des gammes de fonds de fonds of­fen­sifs, dy­na­miques, équi­li­brés, pru­dents.

Pour le compte-titres or­di­naire, il a li­mi­té les frais de ges­tion à 1% et vous pou­vez en­trer et sor­tir à tout mo­ment sans frais. Le fonds Pi­lo­tage Sé­lec­tion Équi­libre, par exemple, contient es­sen­tiel­le­ment des tra­ckers (Si­cav qui s’achètent comme des ac­tions) sur des mar­chés ac­tions ou obli­ga­taires du monde en­tier et deux fonds ac­tions d’Od­do.

4 Per­co (plan d’épargne pour la re­traite col­lec­tif)

Dé­fi­ni­tion Ce plan se conserve jus­qu’à la re­traite, sauf cas de sor­tie an­ti­ci­pée, moins nom­breux que pour le PEE (achat de la ré­si­dence prin­ci­pale, ar­ri­vée en fin d’in­dem­ni­sa­tion chô­mage…). Si vous quit­tez l’en­tre­prise avant votre re­traite, vous pou­vez le faire trans­fé­rer vers le Per­co de votre nou­vel em­ployeur. Sor­tie en rente ou en ca­pi­tal (pos­sible en plu­sieurs fois) ou pa­na­chage, ce qui est rare pour un pro­duit re­traite. Ges­tion fi­nan­cière Ges­tion libre par­mi des Si­cav et des fonds com­muns de pla­ce­ment d’en­tre­prise (FCPE) in­cluant au moins un fonds so­li­daire ou ges­tion pi­lo­tée adap­tée à votre date de dé­part à la re­traite.

Fis­ca­li­té Iden­tique au PEE.

Ap­pa­rus en France au mi­lieu des an­nées 2000, ces contrats, en­core peu connus, ne sont pro­duits à ce jour que par trois com­pa­gnies d’as­su­rances : AG2R La Mon­diale, Al­lianz et Axa Life Eu­rope. Les ga­ran­ties of­fertes sont sé­dui­santes, mais les frais et la com­plexi­té du pro­duit conduisent à une cer­taine re­te­nue.

Éga­le­ment ap­pe­lés « an­nui­tés va­riables » à tort, puisque les pres­ta­tions sont dé­fi­nies. Ces contrats d’as­su­rance vie d’un nou­veau genre ont comme ob­jec­tif de vous as­su­rer un re­ve­nu dont le mon­tant mi­ni­mum est ga­ran­ti. Vous bé­né­fi­ciez ain­si de deux ga­ran­ties : un re­ve­nu mi­ni­mum, qui est re­va­lo­ri­sé chaque an­née, et une ga­ran­tie cli­quet, qui sé­cu­rise an­nuel­le­ment les in­té­rêts.

Une phase d’épargne

Trois étapes ca­rac­té­risent le pro­duit (voir le gra­phique page 58) : une phase de cons­ti­tu­tion pen­dant la­quelle vous épar­gnez, une autre phase de re­traits pro­gram­més du­rant la­quelle vous uti-

li­sez l’épargne ac­cu­mu­lée, puis une der­nière phase de rente via­gère du­rant la­quelle l’as­su­reur prend le re­lais.

Au cours de la pre­mière étape, le sous­crip­teur, dont l’âge ne peut être in­fé­rieur à 45 ans, verse un mon­tant mi­ni­mal de 25 000 eu­ros (30 000 eu­ros chez AG2R La Mon­diale et Al­lianz). Cette épargne est ex­clu­si­ve­ment pla­cée en uni­tés de compte.Vous n’avez pas ac­cès au fonds en eu­ros. Pour­tant consi­dé­rés comme in­no­vants, les « va­riable an­nui­ties » pro­posent un nombre res­treint de sup­ports fi­nan­ciers. Si chez Axa, huit fonds sont à votre dis­po­si­tion, vous de­vrez com­po­ser obli­ga­toi­re­ment avec un des trois pro­fils de ges­tion (pru­dent, équi­libre, dy­na­mique) chez AG2R La Mon­diale, vous se­rez contraint d’uti­li­ser le seul fonds mai­son chez Al­lianz.

Des re­traits puis des rentes

À par­tir de 60 ans, voire 58 pour le contrat d’Al­lianz (voir le banc d’es­sai ci-des­sus), vous pou­vez de­man­der la li­qui­da­tion du contrat. C’est la deuxième

étape du pla­ce­ment. Lors de ces deux pre­mières étapes, le contrat est en­tiè­re­ment li­quide. Ain­si, vous êtes libre d’ef­fec­tuer au­tant de re­traits que vous le sou­hai­tez. At­ten­tion, chez Axa Life Eu­rope, il vous en coû­te­ra 5 % du­rant les cinq pre­mières an­nées.

Le dé­clen­che­ment de la res­ti­tu­tion du ca­pi­tal se fait d’abord sous la forme de ra­chats pro­gram­més. Plus l’âge de ver­se­ment est re­pous­sé, plus le mon­tant de ce re­ve­nu se­ra élevé. Se­lon les contrats, il évo­lue entre 3,6 et 4,5 % du ca­pi­tal ac­cu­mu­lé à la fin de la pre­mière étape. Par exemple, un ca­pi­tal de 150000 eu­ros à 65 ans vous pro­cu­re­ra 6750 eu­ros par an (150000 x 4,5 %), sur le contrat Se­cure Ad­van­tage, as­su­ré par Axa Life Eu­rope. Cette somme est taxée comme un ra­chat clas­sique d’as­su­rance vie. Vous de­vrez donc, en plus des pré­lè­ve­ments so­ciaux de 15,5 %, in­té­grer les gains dans vos re­ve­nus ou op­ter pour le pré­lè­ve­ment for­fai­taire li­bé­ra­toire (35 % entre 0 et 4 ans ; 15 % entre 4 et 8 ans et 7,5% au-de­là). Après huit ans, vous bé­né­fi­ciez éga­le­ment d’un abat­te­ment sur les in­té­rêts (4 600 eu­ros pour un cé­li­ba­taire et 9 200 eu­ros pour un couple).

En cas de dé­cès, le ca­pi­tal res­tant dû se­ra dis­tri­bué aux bé­né­fi­ciaires. Pour les ver­se­ments ef­fec­tués avant 70 ans, cha­cun d’eux bé­né­fi­cie­ra d’un abatte- ment de 152 500 eu­ros. Pour les ver­se­ments ef­fec­tués après 70 ans, c’est un abat­te­ment glo­bal de 30 500 eu­ros qui s’ap­pli­que­ra.

Si le ca­pi­tal est épui­sé, l’as­su­reur prend le re­lais et vous verse une rente via­gère. C’est la troi­sième phase. Son mon­tant est égal au der­nier re­trait pro­gram­mé. Le contrat ne com­porte plus de va­leur de ra­chat ni de ga­ran­tie en cas de dé­cès. Le rè­gle­ment de la rente via­gère s’ef­fec­tue jus­qu’à l’échéance pré­cé­dant im­mé­dia­te­ment la date du dé­cès. C’est la fis­ca­li­té clas­sique des rentes via­gères qui s’ap­plique. Ain­si, une frac­tion de la rente (50 % de 50 à 59 ans, 40 % de 60 à 69 ans, 30 % à plus de 69 ans) se­ra in­té­grée à vos re­ve­nus.

Une confiance de long terme

Les contrats « va­riable an­nui­ties » sont des pla­ce­ments qui s’ap­pré­hendent à long terme à l’image des pro­duits de re­traite clas­sique (Perp, Ma­de­lin...). Les com­pa­gnies d’as­su­rances de­vront ain­si être en me­sure de ga­ran­tir le contrat tout au long de la pé­riode et de­vront com­po­ser avec le risque de re­traits, au­to­ri­sé du­rant les phases 1 et 2. De votre cô­té, vous vous en­ga­gez à bé­né­fi­cier d’un taux de re­ve­nu fixe, com­pris entre 3,6 et 4,5 % du mon­tant ca­pi­ta­li­sé le jour de la li­qui­da­tion du contrat.

En cas de hausse sou­te­nue de l’in­fla­tion, à 3 ou 4 % par exemple, ce taux de re­ve­nu pré­vu à la sous­crip­tion ne se­ra pas in­dexé. De ce fait, vous pour­riez sup­por­ter un manque à ga­gner entre ce que vous re­ce­vez ef­fec­ti­ve­ment et ce à quoi vous pour­riez pré­tendre en sous­cri­vant un nou­veau contrat sur le mar­ché. Dès lors, il fau­drait que la per­for­mance fi­nan­cière de votre pla­ce­ment puisse com­pen­ser cet écart de ren­de­ment.

Tou­te­fois, dans une op­tique de di­ver­si­fi­ca­tion des so­lu­tions qui s’offrent à vous pour la re­traite, les contrats « va­riable an­nui­ties » consti­tuent une offre in­té­res­sante qui ré­pond par­fai­te­ment aux be­soins ac­tuels. Si le pla­ce­ment peut s’avé­rer payant à terme, les frais (sur ver­se­ments, frais de ges­tion, coût de la ga­ran­tie), le manque de ma­tu­ri­té de ce mar­ché et la grande com­plexi­té du pro­duit nuancent mal­gré tout son attrait.

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