Gare à la “no­ta­tion” Banque de France

Le Revenu - Mensuel Placement - - ENQUÊTE -

Un dé­cou­vert trop long ou trop im­por­tant vous met à la mer­ci du ban­quier. Il suf­fit qu’il re­fuse une traite pour être fi­ché par la cen­trale des in­ci­dents de paie­ment sur ef­fet de com­merce (CIPE). Car ces in­ci­dents ont un impact sur la “no­ta­tion” de cré­dit (Fi­ben) par la banque de France à la­quelle les banques ont ac­cès. Mieux, elles peuvent pla­cer des alertes pour être aver­ties!

Une me­nace qui n’est pas à prendre à la lé­gère et per­met à vos éta­blis­se­ments de vous mettre la pres­sion. Après trois traites re­fu­sées, Bru­no Bou­lef­khad, un ga­ra- giste de Lons-le-Sau­mier, a ac­cep­té, contre son gré, de trans­for­mer son en­cours dé­bi­teur en cré­dit amor­tis­sable sur trois ans.

Son dé­cou­vert de tré­so­re­rie re­pré­sen­tait le triple de ses biens per­son­nels ap­por­tés en cau­tion. Mais les échéances, qu’il n’a pu né­go­cier, dé­pas­saient ses ca­pa­ci­tés et l’affaire a fi­ni en dé­pôt de bi­lan. De­puis, il fait le siège de l’agence de la So­cié­té Gé­né­rale en at­ten­dant l’is­sue ju­di­ciaire de ce li­tige.

Chaque res­pon­sable lé­gal peut ac­cé­der à la co­ta­tion de son en­tre­prise et à son in­di­ca­teur-di­ri­geant per­son­nel.

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