Les 32 meilleurs contrats vie et fonds en eu­ros

Les per­for­mances des contrats et fonds en eu­ros font mieux que ré­sis­ter en 2012 per­met­tant au pla­ce­ment d’être le plus ren­table des pro­duits d’épargne li­quide et ga­ran­ti en ca­pi­tal.

Le Revenu - Mensuel Placement - - GUIDE ASSURANCE VIE 2013 -

L’as­su­rance tient le choc », c’est ce qu’af­fir­mait Ber­nard Spitz, pré­sident de la FFSA (Fé­dé­ra­tion fran­çaise des so­cié­tés d’as­su­rances) lors du bi­lan an­nuel du sec­teur. L’as­su­rance vie, pi­lier de notre éco­no­mie qui fi­nance à la fois les en­tre­prises et l’État re­pré­sente au­jourd’hui un en­cours d’épargne de 1400 mil­liards d’eu­ros dont 85 % pour les seuls fonds en eu­ros. À ce titre, elle consti­tue le pla­ce­ment de long terme pré­fé­ré des Fran­çais. Certes, son ren­de­ment est en baisse ré­gu­lière de­puis plu­sieurs an­nées: 3,40 % en 2010, 3% en 2011 et en­vi­ron 2,90 % en 2012. Tou­te­fois, nette de pré­lè­ve­ments so­ciaux (13,5 % puis 15,5 % à par­tir du 1er juillet 2012) et d’in­fla­tion (2 %), sa per­for­mance reste po­si­tive d’en­vi­ron 0,45 point ce qui en fait le pla­ce­ment li­quide et ga­ran­ti en ca­pi­tal le plus ré­mu­né­ra­teur. C’est d’au­tant plus vrai pour les contrats et fonds en eu­ros de notre sé­lec­tion, dont cer­tains sont en hausse, qui af­fichent une per­for­mance moyenne de 3,37 %, très net­te­ment su­pé­rieure à celle du mar­ché. À titre de com­pa­rai­son, le Li­vret A, qui n’est pas fis­ca­li­sé, mais pla­fon­né à 22 950 eu­ros, a dis­tri­bué en 2012 un in­té­rêt an­nuel moyen de seule­ment 2,25 %, soit à peine plus que l’in­fla­tion. Quant à l’OAT 10 ans de l’État fran­çais, elle a connu un plus­bas his­to­rique à 1,94 % le 10 dé­cembre 2012. In­con­tes­ta­ble­ment, l’as­su­rance vie en eu­ros reste sur son pié­des­tal. Mais, at­ten­tion, les écarts se creusent entre les contrats. La dis­per­sion des ren­de­ments est com­prise au­jourd’hui entre 1,4 et 1,9 point. Les meilleurs taux ser­vis s’éche­lon­nant entre 3,7 et 3,9 % et les plus faibles entre 2 et 2,3 %. La prin­ci­pale ex­pli­ca­tion se trouve dans la com­po­si­tion du sup­port en eu­ros, très va­riable d’un contrat à l’autre.

Le temps où les fonds en eu­ros se nour­ris­saient presque ex­clu­si­ve­ment d’obli­ga­tions d’États semble ré­vo­lu. Au­jourd’hui, place à la di­ver­si­fi­ca­tion des por­te­feuilles avec, se­lon les éta­blis­se­ments, plus ou moins de réus­site. Pour ne pas faire fausse route, com­pa­rez les contrats pour sé­lec­tion­ner les plus per­for­mants.

Les contrats des mu­tuelles sont en tête du pal­ma­rès

Dans la ca­té­go­rie des meilleurs contrats et fonds en eu­ros, Le Re­ve­nu a dé­cer­né cette an­née 32 Tro­phées (19 Tro­phées d’Or, 10 Tro­phées d’Ar­gent et 3 Tro­phées de Bronze) à des contrats of­frant des ca­rac­té­ris­tiques de tout pre­mier plan. Le Grand Tro­phée d’Or du Re­ve­nu 2013 re­vient, comme en 2012, à une mu­tuelle: Le Conser­va­teur. Grâce à un pi­lo­tage ef­fi­cace de son fonds en eu­ros, les ges­tion­naires du Conser­va­teur par­viennent à main­te­nir cette an­née un ren­de­ment à la fois stable et per­for­mant de 3,75% pour son contrat haut de gamme Conser­va­teur He­lios Sé­lec­tion.

Un autre contrat de la mu­tuelle bap­ti­sé Arep Mul­ti­sup­port, créé en 2009 et

des­ti­né à une clien­tèle plus large (ou­vert dès 200 eu­ros) se voit ré­com­pen­ser cette an­née d’un Tro­phée d’Ar­gent grâce à son ren­de­ment, lui aus­si, constant de 3,5 %. Cette per­for­mance de tout pre­mier plan a été pos­sible « grâce à une part si­gni­fi­ca­tive de 11% en ac­tions et un point d’en­trée très bas sur le CAC 40 », pré­cise Gilles Ul­rich, di­rec­teur gé­né­ral du Conser­va­teur, sa­tis­fait aus­si d’avoir pu do­ter ses ré­serves de ren­de­ment, uti­li­sables dans les huit ans, « de 0,3 point, pas­sant ain­si de 1 % à 1,3 % ».

Coup de cha­peau éga­le­ment à la MIF (Mu­tuelle d’Ivry-La Fra­ter­nelle) qui confirme le Tro­phée d’Or dé­cro­ché l’an pas­sé sur son contrat Compte Épargne Trans­mis­sion. La per­for­mance est une nou­velle fois au ren­dez-vous avec un taux de 3,9 %, ce qui lui vaut la palme du meilleur ren­de­ment ser­vi en 2012. Après avoir dis­tri­bué 4,05 % en 2011 et 4,25 % en 2010, la mu­tuelle peut se van­ter de ser­vir à ses as­su­rés un ren­de­ment cu­mu­lé sur trois ans de 12,70 %.

Les contrats en ligne confirment leur qua­li­té

Un nou­veau contrat est ré­com­pen­sé d’un Tro­phée d’Or cette an­née: Al­stis­core Eu­ros, du groupe Pas­teur Mu­tua­li­té. Avec une aug­men­ta­tion de son ren­de­ment de 0,40 point, à contre­cou­rant du mar­ché, le contrat se res­sai­sit bien après avoir su­bi un re­pli de 0,8 point en 2011.

D’autres éta­blis­se­ments sont mis à l’hon­neur, comme la Ca­rac qui fait mieux que ré­sis­ter avec un ren­de­ment par­mi les meilleurs de 3,7 % pour son contrat Compte Épargne Ca­rac, en re­pli de 0,2 point sur un an. La mu­tuelle voit éga­le­ment son contrat Entraid’Épargne Ca­rac ré­com­pen­sé d’un Tro­phée d’Ar­gent avec un ren­de­ment de 3,75%. Ce contrat so­li­daire per­met de faire des dons à une as­so­cia­tion d’uti­li­té pu­blique. Tech­ni­que­ment, il donne la pos­si­bi­li­té d’of­frir l’équi­valent de 1% du ver­se­ment ef­fec­tué sur le contrat à une oeuvre ca­ri­ta­tive.

En outre, il faut no­ter la confir­ma­tion dans notre clas­se­ment des prin­ci­paux contrats ven­dus sur In­ter­net.

ING Di­rect Vie et Bour­so­ra­ma Vie as­su­rés par e-cie Vie (fi­liale de Ge­ne­ra­li), ain­si que Sym­pho­nis Vie, dis­tri­bué par For­tu­neo et as­su­ré par Suravenir, pour-

suivent leur dé­ve­lop­pe­ment et confortent leur place dans la sé­lec­tion des Tro­phées d’Or du Re­ve­nu. En plus de pro­po­ser la gra­tui­té des frais sur ver­se­ments, ces éta­blis­se­ments af­fichent des ren­de­ments de très bonne fac­ture de­puis plu­sieurs an­nées main­te­nant. Au titre de l’an­née 2012, ils sont com­pris entre 3,42 % et 3,60 %.

Na­tu­rel­le­ment, ce type de contrats d’as­su­rance vie s’adresse à une clien­tèle au­to­nome dans ses choix d’in­ves­tis­se­ment et à l’aise avec l’uti­li­sa­tion d’In­ter­net.

Les contrats des ré­seaux sou­vent moins com­pé­ti­tifs

Coup double pour quatre contrats his­to­riques que sont RES (de la MACSF), Plan Épar­mil (AGPM), Épargne Re­traite 2 (de Fa­pès Dif­fu­sion) et Ba­ti­re­traite 2 (de SMAVie BTP) qui ob­tiennent, d’une part, un Tro­phée d’Or pour leurs très bonnes ca­rac­té­ris­tiques et, d’autre part, le Grand Tro­phée de la Per­for­mance sur 20 ans, grâce à des ren­de­ments re­mar­qués et très net­te­ment su­pé­rieurs au mar­ché sur la du­rée. Ain­si, sur la pé­riode, leurs ré­sul­tats sont plus de trois fois su­pé­rieurs à l’in­fla­tion.

Tous les éta­blis­se­ments ne par­viennent pas à ob­te­nir des ca­rac­té­ris­tiques aus­si sa­tis­fai­santes. C’est le cas de nom­breux contrats dis­tri­bués dans les ré- seaux d’as­su­rances et dans les agences ban­caires. En plus d’être, dans l’en­semble dis­pen­dieux, ils réa­lisent des per­for­mances un ton en des­sous et sou­vent in­fé­rieures au seuil sym­bo­lique de 3%.

Tou­te­fois, cer­tains contrats s’en tirent très bien comme NLO 2 (Nor­wich Libre Op­tions 2), d’Avi­va, Tro­phée d’Ar­gent de notre clas­se­ment, ain­si que les contrats les plus haut de gamme des ré­seaux ban­caires.

À titre d’exemple, le contrat Ébène, pro­po­sé par la So­cié­té Gé­né­rale et ré­com­pen­sé d’un Tro­phée d’Or du Re­ve­nu dans la ca­té­go­rie des contrats mul­ti­sup­ports de plus de 50 fonds (lire page 56), offre un ren­de­ment très com­pé­ti­tif de 3,3 %.

De même, le contrat Val­vie In­vest Pa­tri­moine, dis­tri­bué par la Bred Banque Po­pu­laire, éga­le­ment pri­mé d’un Tro­phée d’Or du Re­ve­nu dans la ca­té­go­rie des contrats di­ver­si­fiés (lire page 50), rap­porte 3,45 %. Seule ré­serve, le ver­se­ment ini­tial mi­ni­mum est très éle­vé: 150 000 eu­ros.

Des ren­de­ments bo­ni­fiés pour 10 % des contrats

En­fin, la po­li­tique des « bo­nus » concerne « 10 % des pro­duits », se­lon une étude du site de pres­crip­tion d’as­su­rance Good Va­lue for Money. Le fonc­tion­ne­ment est simple: la rémunérati­on du fonds en eu­ros évo­lue avec l’en­cours pla­cé et la part en uni­tés de compte dé­te­nue sur le contrat. Axa, qui verse 2,9 % sur ses prin­ci­paux contrats, offre une per­for­mance qui peut ain­si mon­ter jus­qu’à 3,5 % dès que l’en­cours est su­pé­rieur à 50 000 eu­ros et que la part en uni­tés de compte dé­passe 25 %.

Le prin­cipe est iden­tique chez Swiss Life dont le ren­de­ment de la part en eu­ros peut être ma­jo­ré d’un point à 3,95 % en cu­mu­lant un mi­ni­mum de 60 % d’uni­tés de compte et 250000 eu­ros d’en­cours. Di­verses rai­sons peuvent être in­vo­quées pour jus­ti­fier ce mé­ca­nisme de dis­tri­bu­tion. D’une part, la vo­lon­té de se dé­ve­lop­per sur un seg­ment haut de gamme. D’autre part, le coût de trai­te­ment, qui est in­ver­se­ment pro­por­tion­nel à l’en­cours du contrat per­met­tant d’en li­mi­ter les frais de ges­tion et donc lo­gi­que­ment d’en ti­rer le meilleur ren­de­ment.

En­fin, n’ou­blions pas qu’un fonds en eu­ros est très coû­teux en fonds propres pour une com­pa­gnie d’as­su­rances. Ce qui, à l’heure d’un dur­cis­se­ment des exi­gences ré­gle­men­taires, est pé­na­li­sant pour les as­su­reurs. En­cou­ra­ger l’in­ves­tis­se­ment vers les uni­tés de compte, moins consom­ma­trices de fonds propres et plus ré­mu­né­ra­trices en frais de ges­tion, ne peut que leur être fa­vo­rable. Les as­su­rés doivent en te­nir compte dans leurs choix.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.