Ré­vo­lu­tion nu­mé­rique

Le Revenu - Mensuel Placement - - ÉDITO -

Apple sur­prend en­core. Dans l’ac­tua­li­té, son en­trée dans l’in­dice Dow Jones se té­les­cope avec le lan­ce­ment de l’Apple

Watch (ou iWatch), un nou­vel ob­jet connec­té dont cha­cun se de­mande s’il au­ra le suc­cès phé­no­mé­nal de l’iPad, sor­ti en 2010. Cette montre nu­mé­rique of­fri­ra à son pro­prié­taire de nom­breuses fonc­tions. Elle pour­ra no­tam­ment re---

ce­voir des SMS, don­ner et prendre des ap­pels té­lé­pho­niques. Do­tée d’un mi­cro, elle per­met­tra de dicter, par exemple, des ordres à son ges­tion­naire de pa­tri­moine et de suivre les cours de Bourse pour dy­na­mi­ser son por­te­feuille, son

PEA ou ses contrats d’as­su­rance vie, etc. La sor­tie ra­pide d’une gamme évo­lu­tive est pré­vue. Les prix s’éche­lon­ne­ront de 350 à en­vi­ron 10 000 eu­ros !

De­puis le 19 mars 2015, Apple a donc in­té­gré les 30 va­leurs de l’in­dice Dow Jones In­dus­trial. Ain­si, la fi­nance et la ges­tion de l’épargne vont da­van­tage évo­luer de pair.

L’ac­ces­sion au Dow Jones dé­pend d’un co­mi­té de re­pré­sen­tants du Wall Street Jour­nal et du S&P Dow Jones In­dice. Eux seuls dé­cident des en­trées et des sor­ties du Dow Jones. Le cri­tère n’est pas la taille de

l’en­tre­prise ou les ra­tios financiers. C’est la ré­pu­ta­tion et l’in­té­rêt de ce nou­vel ou­til so­phis­ti­qué qui se­ront à me­su­rer pour l’ave­nir. Voi­là un nou­veau chan­ge­ment dans notre his­toire.

Apple dé­loge ain­si AT&T qui sié­geait de­puis près de cent ans dans le Dow Jones. L’in­dice a été éla­bo­ré par deux jour­na­listes : Charles Dow et Ed­ward Jones. Le

pre­mier cours de co­ta­tion pu­blié était de 40,94 points. Et le plus an­cien titre du Dow Jones In­dus­trial, créé le 26 mai 1896, est Ge­ne­ral Elec­tric.

La ca­pi­ta­li­sa­tion des va­leurs de l’in­dice Dow Jones In­dus­trial avoi­sine en mars 2015 les 22 000 mil­liards en équi­valent eu­ros. Soit près de onze fois le

PIB fran­çais ou seize fois la ca­pi­ta­li­sa­tion de la Bourse de Pa­ris. C’est aus­si en­vi­ron trois fois celle de l’en­semble des Bourses eu­ro­péennes.

Le Dow Jones In­dus­trial est le seul in­dice au monde avec le Nikkei 225 à être pon­dé­ré sur la va­leur des ac­tions le com­po­sant et non sur la ca­pi­ta­li­sa­tion bour­sière.

les af­faires et les pla­ce­ments. Au der­nier tri­mestre 2014, Apple a an­non­cé un bé­né­fice de 18 mil­liards de dol­lars. Du ja­mais vu pour une en­tre­prise.

L’ar­ri­vée d’Apple dans le Dow Jones ré­vo­lu­tionne la re­pré­sen­ta­ti­vi­té éco­no­mique de l’in­dice. Long­temps, le Dow Jones In­dus­trial a re­flé­té l’évo­lu­tion de l’in­dus­trie amé­ri­caine. Mais le poids en son sein de Mi­cro­soft, d’IBM, de Cis­co, d’In­tel et désor--

mais d’Apple re­flète la mon­tée des va­leurs tech­no­lo­giques. Elles vont dé­sor­mais sup­plan­ter les va­leurs fi­nan­cières his­to­riques. Ces évo­lu­tions me pa­raissent im­por­tantes à prendre en compte pour les ana­lystes.

La pré­sence ren­for­cée d’Apple dans des sec­teurs éco­no­miques de plus en plus di­vers va imposer aux pro­fes­sion­nels comme aux par­ti­cu­liers des ré­vi­sions de com­por­te­ment dans la ges­tion de leurs af­faires. Avec

le nu­mé­rique, le monde connaît l’es­sor de tech­no­lo­gies qui re­mettent en cause nombre de nos ha­bi­tudes. Il est dif­fi­cile pour cha­cun de s’adap­ter à des mu­ta­tions par­fois per­tur­bantes, mais elles semblent iné­luc­tables. Alors, met­tez-vous vite au goût du jour.

Les in­no­va­tions nu­mé­riques

obligent pro­fes­sion­nels et par­ti­cu­liers à chan­ger de com­por­te­ment.

Apple éta­blit des re­cords en sé­rie. Avec

ses nou­veaux pro­duits, il mé­ta­mor­phose

les re­la­tions dans la vie per­son­nelle,

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