Vous per­son­na­li­sez les contrats en fonc­tion de leurs bé­né­fi­ciaires

Le Revenu - Mensuel Placement - - ASSURANCE -

Dans une lo­gique de trans­mis­sion, ou­vrir un contrat d’as­su­rance vie au pro­fit de cha­cun de vos bé­né­fi­ciaires est un moyen d’ajus­ter la ges­tion fi­nan­cière à leur pro­fil. En fonc­tion de leur âge ou de l’es­ti­ma­tion de leurs be­soins fu­turs, la com­po­si­tion du contrat vie pour­ra va­rier et être ain­si plus ou moins orien­tée vers des pro­duits non ga­ran­tis en ca­pi­tal mais po­ten­tiel­le­ment plus ré­mu­né­ra­teurs. Au dé­cès de l’as­su­ré, cer­taines com­pa­gnies d’as­su­rances at­tendent la com­plé­tude du dos­sier (pho­to­co­pie d’une pièce d’iden­ti­té, acte de no­to­rié­té, re­le­vé d’iden­ti­té ban­caire…) de cha­cun des bé­né­fi­ciaires d’un même contrat avant de pro­cé­der au rè­gle­ment des ca­pi­taux. Un bé­né­fi­ciaire qui traîne les pieds peut alors pé­na­li­ser tous les autres. Même si le ré­gu­la­teur veille sur ce point et que de réels pro­grès ont été ob­ser­vés chez de nom­breux ac­teurs du mar­ché, le ver­se­ment des ca­pi­taux dé­cès à un seul et unique bé­né­fi­ciaire se­ra tou­jours plus simple. Dans un sou­ci de dis­cré­tion (avec cer­tains hé­ri­tiers no­tam­ment), do­ter des bé­né­fi­ciaires in­at­ten­dus d’un contrat d’as­su­rance vie qui leur est propre peut aus­si avoir de l’in­té­rêt. En­fin, le bé­né­fi­ciaire d’un contrat vie doit, en règle gé­né­rale, ac­cep­ter ou re­fu­ser la to­ta­li­té des ca­pi­taux pré­sents sur le contrat. Les clauses bé­né­fi­ciaires “à op­tions” per­mettent pour­tant au bé­né­fi­ciaire d’en ac­cep­ter une par­tie seule­ment, la part non ac­cep­tée re­ve­nant alors aux bé­né­fi­ciaires de se­cond rang. En pra­tique tou­te­fois, de nom­breux as­su­reurs sont ré­ti­cents à ac­cep­ter ce type de clause. Ou­vrir plu­sieurs contrats au pro­fit d’un seul bé­né­fi­ciaire est un moyen d’y re­mé­dier. NOTRE CONSEIL: pour don­ner da­van­tage de souplesse à vos bé­né­fi­ciaires et vous fa­ci­li­ter la vie, de­man­dez à votre as­su­reur s’il ac­cepte la ré­dac­tion d’une clause bé­né­fi­ciaire à op­tions, qui per­met de n’ac­cep­ter qu’une par­tie des ca­pi­taux. Une ré­ponse mi­nis­té­rielle da­tant de 2016 est cen­sée fa­ci­li­ter leur émer­gence.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.