Mé­fiez-vous des faux

Le Revenu - Mensuel Placement - - ART ENQUÊTE -

Comme tous les sec­teurs du mar­ché de l’art qui connaissen­t un suc­cès in­ter­na­tio­nal, la pro­duc­tion de faux ar­rive à un mo­ment ou à un autre. L’Art nou­veau a connu ce pro­blème, l’Art dé­co et le mo­bi­lier des an­nées 1950-1960, très en vogue, ne sont pas épar­gnés. Si les pro­fes­sion­nels n’aiment pas trop par­ler de ce su­jet, il n’en reste pas moins que des meubles li­ti­gieux cir­culent dans les salles des ventes, les ga­le­ries et sur les sites In­ter­net. Pour ré­duire les risques, n’ou­bliez pas de de­man­der un cer­ti­fi­cat d’au­then­ti­ci­té au ven­deur. Confor­mé­ment au dé­cret Mar­cus du 3 mars 1981, quand l’ache­teur le de­mande, le ven­deur lui dé­livre une fac­ture, une quit­tance, un bor­de­reau de vente ou un ex­trait du pro­cès-ver­bal de la vente pu­blique conte­nant les spé­ci­fi­ca­tions avan­cées quant à “la na­ture, la com­po­si­tion, l’ori­gine et l’an­cien­ne­té de la chose ven­due”, sans ou­blier les noms et les co­or­don­nées du ven­deur, le prix et les pho­to­gra­phies. Le dé­cret énu­mère aus­si les ap­pel­la­tions ju­ri­diques qui ont une va­leur. Si on vous pro­pose un meuble “dans le goût de”, de “style”, à la “ma­nière de”, “à la fa­çon de”, dans le “genre de” ou “d’après”, ce­la si­gni­fie que vous n’avez au­cune ga­ran­tie quant à l’iden­ti­té de l’au­teur, sa date de créa­tion ou son an­cien­ne­té. Il ne s’agit peut-être pas d’un faux, mais ce­la doit vous aler­ter. Cette oeuvre au­ra moins de va­leur qu’un meuble d’époque ou es­tam­pillé.

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