En­tre­tien avec Co­rinne Caraux

Co­rinne est l’In­gé­nie­rie et ins­ti­tu­tion­nels Le août Au­pa­ra­vant, CARAUX la lé­gis­la­tion nis­tère de­puis Di­rec­tion des Conser­va­teur Di­rec­trice 2015. Par­te­na­riats les des CARAUX était fis­cale an­nées pa­tri­mo­niale Fi­nances de Co­rinne de à du la de­puis groupe du

Le Revenu - Mensuel Placement - - SOMMAIRE - NUMÉRO SPÉCIAL - NOVEMBRE 2017 - Propos recueillis par Alain VERNES

Dans le monde de l’épargne, la ton­tine joue un rôle par­ti­cu­lier. Elle bé­né­fi­cie d’un cer­tain nombre d’avantages de l’as­su­rance vie. On craint par­fois la du­rée d’im­mo­bi­li­sa­tion de dix à vingt-cinq ans. Mais ce­la fa­vo­rise sa ren­ta­bi­li­té et ses avantages sur les droits de suc­ces­sion. La sou­plesse et la li­ber­té font de ce sup­port ori­gi­nal une vé­ri­table op­por­tu­ni­té de di­ver­si­fi­ca­tion. Il peut être at­trayant se­lon l’ob­jec­tif de cha­cun.

1. Quels sont les points com­muns et les dif­fé­rences entre la ton­tine et l’as­su­rance vie?

La ton­tine comme l’as­su­rance vie font in­ter­ve­nir trois ac­teurs : l’adhé­rent qui est ce­lui qui paie la prime, l’as­su­ré qui est la per­sonne phy­sique sur la­quelle re­pose le risque de dé­cès et, en­fin, le bé­né­fi­ciaire en cas de vie qui est la per­sonne qui re­ce­vra les fonds au terme de la ton­tine. En prin­cipe, ces qua­li­tés sont cu­mu­lées sur la tête d’une même per­sonne, soit l’adhé­rent. Si ces dif­fé­rents élé­ments rap­pellent le mé­ca­nisme de l’as­su­rance vie, l’opé­ra­tion ton­ti­nière s’en dis­tingue ra­di­ca­le­ment car elle re­pose sur un sys­tème d’as­so­cia­tions ton­ti­nières lan­cées suc­ces­si­ve­ment chaque an­née pour une du­rée de vingt-cinq ans, aux­quelles l’épar­gnant peut sous­crire a mi­ni­ma pour dix ans si l’on opte pour une prime unique ou quinze ans en cas de ver­se­ments pé­rio­diques. Au dé­noue­ment de l’opé­ra­tion ton­ti­nière, qui cor­res­pond au terme choi­si par l’épar­gnant, les sommes ca­pi­ta­li­sées sont ré­par­ties entre les sous­crip­teurs as­su­rés sur­vi­vants. Cet ou­til d’épargne de long terme a donc un ob­jec­tif via­ger et en­traîne pen­dant toute la du­rée du pla­ce­ment un des­sai­sis­se­ment des sommes placées, à la dif­fé­rence de l’as­su­rance vie qui per­met un droit de rachat.

2. Quelles sont les contre­par­ties qu’offrent cer­taines contrainte­s?

Le pre­mier avan­tage est fi­nan­cier: la ton­tine fi­nan­cière per­met à l’épar­gnant de trou­ver du ren­de­ment sans prise de risque ex­ces­sive et en étant dé­char­gé de la ges­tion fi­nan­cière, qui est to­ta­le­ment dé­lé­guée au ges­tion­naire. Ce ges­tion­naire, con­trai­re­ment à un as­su­reur, n’est pas sou­mis

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