Ré­si­dence se­con­daire: com­ment la faire payer (en par­tie) par le fisc

STÉ­PHANE DESQUARTIE­RS La mai­son de l’in­ves­tis­seur

Le Revenu - Mensuel Placement - - EN VALEUR -

L’as­tuce? Faire spon­so­ri­ser votre ac­qui­si­tion par l’ad­mi­nis­tra­tion fis­cale en uti­li­sant un dis­po­si­tif mé­con­nu mais 100% lé­gal: le dé­fi­cit fon­cier. Ce der­nier per­met la dé­duc­tion de vos tra­vaux de vos re­ve­nus. Après sa ré­no­va­tion, louez votre bien pen­dant trois ans à un lo­ca­taire qui en fe­ra sa ré­si­dence prin­ci­pale. Six mois avant la fin du bail, ré­si­liez-le au mo­tif de la ré­cu­pé­ra­tion per­son­nelle, et là vous pour­rez l’uti­li­ser comme ré­si­dence se­con­daire. Si vous n’avez pas de re­ve­nus fon­ciers à épon­ger, vi­sez une ré­no­va­tion lé­gère (20000 à 30000 eu­ros de tra­vaux). Dé­brouillez-vous pour réa­li­ser votre chan­tier en fin d’an­née (vous pour­rez jouer sur deux exer­cices fiscaux, dé­cembre 2017 et jan­vier 2018, par exemple) pour at­teindre deux fois la li­mite an­nuelle des 10700 eu­ros de dé­fi­cit re­por­table sur vos re­ve­nus. Si vous avez des re­ve­nus fon­ciers, vous pou­vez vous po­si­tion­ner sur des opé­ra­tions plus lourdes (50 000 à 150000 eu­ros de tra­vaux). Et c’est en­core plus in­té­res­sant puisque vous ef­fa­cez aus­si la CSG (17, 2% à comp­ter de 2018), soit jus­qu’à 6200 eu­ros de pré­lè­ve­ments en moins pour 10000 eu­ros de tra­vaux avec un taux mar­gi­nal d’im­po­si­tion de 45%.

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