Le Re­ve­nu oriente ses lec­teurs Di­mi­tri et Ma­rie : « Quelles dé­ci­sions prendre pour notre avenir? »

Le Revenu - Mensuel Placement - - SOMMAIRE - CH­RIS­TIAN FON­TAINE

Di­mi­tri et Ma­rie sont pas­sion­nés par tout ce qui touche

à la voi­ture. Ils par­ti­cipent à des ral­lyes, tra­vaillent tous les deux chez un ac­ces­soi­riste au­to­mo­bile, lui comme di­rec­teur com­mer­cial et elle comme comp­table. Et ils col­lec­tionnent les voi­tures an­ciennes. Ils pos­sèdent une MG B de 1972, of­ferte par les pa­rents de Di­mi­tri pour ses 18 ans, et une Fer­ra­ri 308 GTB de 1978. Une pas­sion qui est leur luxe, sans ex­cès. Leurs voi­tures de col­lec­tion sont de­ve­nues des pla­ce­ments at­trayants. La Fer­ra­ri, ache­tée 26000 eu­ros en 2009, leur est re­ve­nue à 33000 eu­ros après quelques ré­pa­ra­tions. Au­jourd’hui, elle vaut plus de 100000 eu­ros. La MG B, elle, est es­ti­mée 15000 eu­ros. Des ca­brio­lets de col­lec­tion leur ap­portÒnt plus de plai­sir qu’un Li­vret A!

Be­soin d’être ras­su­rés sur leurs in­ves­tis­se­ments Char­gé des pla­ce­ments du couple, Di­mi­tri nous a con­tac­tés pour s’as­su­rer qu’il a fait les bons in­ves­tis­se­ments. À 44 ans, pac­sé, avec deux en

fants en bas âge, Clé­ment, 10 ans, et Ma­non, 8 ans, il a rai­son de vou­loir faire un bi­lan de son pa­tri­moine. « N’ai-je pas trop d’as­su­rance vie ? Dois-je dé­fis­ca­li­ser ? Ne suis-je pas trop pru­dent? » Telles sont quel­que­sunes de ses in­ter­ro­ga­tions. Pour lui ap­por­ter des ré­ponses per

son­na­li­sées, Le Re­ve­nu a ana­ly­sé les comptes de la fa­mille (re­ve­nus, dé­penses, ac­tifs, dettes). Conclu­sion: le couple n’a com­mis au­cune er­reur

stra­té­gique. Mais des dé­ci­sions ra­pides s’im­posent pour te­nir compte du contexte ac­tuel in­cer­tain, même si nous res­tons plus po­si­tifs que bien d’autres.

Pre­mière re­marque: pour bien pla­cer son ar­gent dans la conjonc­ture ac­tuelle, il ne faut pas gé­rer ses pla­ce­ments comme il y a vingt ans.

Is­su d’un mi­lieu ai­sé, Di­mi­tri est fa­mi­lia­ri­sé avec l’exi­gence d’une ges­tion

pa­tri­mo­niale de­puis son plus jeune âge. À 16 ans, il cher­chait dé­jà dans le Mi­di Libre les cours des so­cié­tés dont sa mère était ac­tion­naire. À cette époque, pour ga­gner en Bourse, il suf­fi­sait d’ache­ter des titres de so­cié­tés clas­siques (comme SaintGo­bain, Pa­ri­bas, Rhône-Pou­lenc). Au­jourd’hui, les mar­chés sont très vo­la­tils et l’offre de pro­duits fi­nan­ciers est plus com­plexe. De ce fait, le suc­cès est ré­ser­vé aux épar- gnants aver­tis et ré­ac­tifs. À ceux qui prennent leurs af­faires en main. C’est le cas de Di­mi­tri et de Ma­rie. Ils ont fait construire une jo­lie vil­la avec pis­cine Autre bon point: ils sont pro­prié­taires

de leur lo­ge­ment, une jo­lie vil­la avec pis­cine qu’ils ont fait construire en 2011 sur un vaste ter­rain de 2500m2. Elle a été ac­quise en in­di­vi­sion, cha­cun

pour moi­tié, avec un ap­port de 280000 eu­ros, un prêt à taux zé­ro de 15000 eu­ros et un prêt prin­ci­pal de

155000 eu­ros, dont la men­sua­li­té se monte à 986 eu­ros et le ca­pi­tal res­tant dû à 116000 eu­ros.

Pré­co­ni­sa­tion n° 1

Rem­bour­ser les cré­dits par anticipation Ils se de­mandent si le meilleur pla­ce­ment pour eux n’est pas de rem­bour­ser par anticipation leur dette im­mo­bi­lière.

La ré­ponse est simple: tout dé­pend de ce que leur rap­portent leurs éco­no

mies et de com­bien leur coûte leur em­prunt. De ce point de vue, il n’y a pas de doute. Ils se fi­nancent à 4,66% (TAEG de leur prêt prin­ci­pal). Or, ils ne placent qu’à 2 ou 3% puisque leurs éco­no­mies, elles, sont pour l’es­sen­tiel in­ves­ties en pla­ce­ments sans risques. Autre ques­tion à se po­ser : sont-ils au dé­but ou à la fin de leur prêt? Rem­bour­ser par anticipation n’est in­té­res­sant que dans

les pre­mières an­nées, quand les men­sua­li­tés com­prennent en­core beau­coup d’in­té­rêts. Cette condi­tion aus­si est rem­plie puis­qu’ils ne sont que dans la sep­tième an­née (sur vingt) de vie de leur cré­dit. Di­mi­tri et Ma­rie, convain­cus par nos ar­gu­ments, vont prendre ren­dez-vous avec leur ban­quier.

Pré­co­ni­sa­tion n° 2

Ren­for­cer la Bourse, par étapes sur trois ans Deuxième con­seil : di­ver­si­fier au maxi­mum leurs pla­ce­ments. C’est la

seule re­com­man­da­tion du­rable que l’on puisse don­ner au­jourd’hui. En­core faut-il bien l’ap­pli­quer. Les ob­ser­va­teurs avi­sés ont re­mar­qué que les épar­gnants pra­ti­quaient sou­vent une di­ver­si­fi­ca­tion qui est loin d’être op­ti­male.

Di­mi­tri est ré­ti­cent à l’in­ves­tis­se­ment en Bourse, « vu ce qui s’est passé ces der­nières an­nées ». Il a été trau­ma­ti­sé par un pla­ce­ment de 20000 eu­ros dans un fonds ga­ran­ti dont la contre­par­tie était as­su­rée, hé­las, par une pe­tite banque amé­ri­caine qui a dé­po­sé le bi­lan après la crise de 2008. Au-de­là des fluc­tua­tions quo­ti­diennes, la Bourse reste ren­table

à long terme. De nom­breux abon­nés au Re­ve­nu peuvent en té­moi­gner. Nous en­cou­ra­geons Di­mi­tri à re­ve­nir en Bourse par étapes sur deux ou trois

ans pour ré­duire le risque, avec pour ob­jec­tif la ré­par­ti­tion sui­vante: 70% dans un fonds en eu­ros Tro­phée d’Or du Re­ve­nu, 15% d’ac­tions, 10% de li­qui­di­tés pour sai­sir les op­por­tu­ni­tés en cas de re­mon­tée des taux d’in­té­rêt et 5% dans de pe­tites en­tre­prises de son environnement ou qu’il ap­pré­cie. Le Re­ve­nu heb­do­ma­daire pré­sente ré­gu­liè­re­ment des PME por­teuses d’un pro­jet in­no­vant à la re­cherche de ca­pi­taux.

Pré­co­ni­sa­tion n° 3

Se faire plai­sir avec des pla­ce­ments aty­piques L’im­mo­bi­lier, l’as­su­rance vie, la Bourse, c’est clas­sique. Mais pour­quoi ne pas in­ves­tir 5% de leurs ac­tifs

fi­nan­ciers en or ? Certes, le pla­ce­ment ne rap­porte rien, mais le mé­tal jaune conserve son rôle de va­leur re­fuge en cas de re­tour de l’in­fla­tion ou de nou­velle crise de la dette. Cer­tains an­ti­cipent le cours des 2000 dol­lars l’once d’or. Nos ar­gu­ments n’ont pas convain­cu Di­mi­tri.

Il a en tête une autre idée : une vieille Ja­guar Mark II des an­nées soixante pour par­ti­ci­per, en fa­mille, aux ral­lyes ver­sion « his­to­rique ». Les pla­ce­ments aty­piques comme l’art ou les vé­hi­cules de col­lec­tion contri­buent aus­si à va­lo­ri­ser un pa

tri­moine et in­citent à bien gé­rer ses af­faires et à pro­fi­ter des plai­sirs de la vie.

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