Lo­ca­tion dans l’an­cien

Le Revenu - Mensuel Placement - - SOMMAIRE -

La ré­si­dence prin­ci­pale payée, il peut être in­té­res­sant d’ache­ter un lo­ge­ment pour le louer, dans le but de com­plé­ter vos re­ve­nus. Quel que soit votre pro­fil, in­ves­tis­sez de pré­fé­rence près de chez vous, dans une ville dy­na­mique. L’an­cien a deux atouts : le prix d’achat du mètre car­ré est 15 à 25 % moins éle­vé que dans le neuf, tan­dis que les loyers dans le neuf et l’an­cien sont très proches ; l’an­cien est sou­vent mieux si­tué, plus proche des com­merces, des ser­vices. Op­ti­mi­ser votre fi­nan­ce­ment In­ves­tir à cré­dit pré­sente deux avan­tages : vous n’avez pas be­soin d’un ap­port per­son­nel im­por­tant et vous pro­fi­tez d’un ef­fet de le­vier. Si vous in­ves­tis­sez 100 eu­ros dans un lo­ge­ment dont la va­leur pro­gresse de 30 %, vous ga­gne­rez 30 eu­ros. Mais si vous en in­ves­tis­sez 200 dont 100 em­prun­tés, vous ga­gne­rez 60 eu­ros (moins les frais ban­caires), soit 30 eu­ros de plus. Pour maxi­mi­ser vos gains en pre­nant des risques me­su­rés, res­tez rai­son­nable quant à la du­rée du prêt et au mon­tant em­prun­té. Les banques ré­clament sou­vent un ap­port mi­ni­mum équi­va­lant aux frais de no­taire. Les loyers sont taxés dans la ca­té­go­rie des re­ve­nus fon­ciers Outre l’im­pôt sur le re­ve­nu, les loyers nets de charges sup­portent les pré­lè­ve­ments so­ciaux au taux de 17,2 %, dont 6,8 % dé­duc­tibles du re­ve­nu im­po­sable de l’an­née de son paie­ment. Si vos loyers bruts (hors meu­blés) ne dé­passent pas 15 000 eu­ros par an, vous pou­vez pro­fi­ter du ré­gime sim­pli­fié d’im­po­si­tion dit mi­cro­fon­cier en por­tant le mon­tant de vos re­cettes sur votre dé­cla­ra­tion n° 2042. Le fisc ap­plique alors un abat­te­ment de 30 % et vous êtes taxé sur le reste. Si vos charges ont dé­pas­sé 30 % de vos loyers, vous pou­vez les dé­duire en rem­plis­sant une dé­cla­ra­tion n° 2044 de re­ve­nus fon­ciers.

Vous êtes au­to­ri­sé à dé­duire des loyers les dé­penses sui­vantes (liste non ex­haus­tive) :

– les in­té­rêts d’em­prunt, dans cer­taines li­mites, fixées par la loi ; – les ho­no­raires de ges­tion ; – les dé­penses d’en­tre­tien, de ré­pa­ra­tion et d’amé­lio­ra­tion du lo­ge­ment, c’est-à-dire les tra­vaux ayant pour ob­jet de main­te­nir ou de re­mettre l’im­meuble en bon état et ceux qui ont pour ob­jet d’ap­por­ter un confort nou­veau ou mieux adap­té aux condi­tions mo­dernes de vie, comme l’ins­tal­la­tion d’un as­cen­seur, de dis­po­si­tifs de sé­cu­ri­té contre les cam­brio­lages ;

– les charges de co­pro­prié­té non ré­cu­pé­rables au­près du lo­ca­taire ; – les diag­nos­tics tech­niques obli­ga­toires ; – les im­pôts fon­ciers, ex­cep­té les or­dures mé­na­gères ;

– les primes de l’as­su­rance ha­bi­ta­tion et de loyers im­payés .

L’éven­tuel dé­fi­cit fon­cier est dé­duc­tible de votre re­ve­nu glo­bal dans la li­mite de 10700 eu­ros par an. Au-de­là, l’ex­cé­dent peut être re­por­té sur les re­ve­nus fon­ciers des dix an­nées sui­vantes. At­ten­tion, le mon­tant dé­duc­tible des tra­vaux payés en 2019 se­ra cal­cu­lé en re­te­nant la moyenne des tra­vaux réa­li­sés en 2018 et 2019. Une fis­ca­li­té mo­di­fiée en 2019 Le pré­lè­ve­ment à la source mo­di­fie le mode de paie­ment de l’im­pôt sur vos re­ve­nus lo­ca­tifs. L’an pro­chain, vous ver­se­rez chaque mois (ou chaque tri­mestre, sur op­tion) un acompte au Tré­sor pu­blic. De jan­vier à août 2019, l’acompte se­ra cal­cu­lé sur les loyers de l’an­née 2017, et, de sep­tembre à dé­cembre 2019, sur les loyers de 2018. Il in­té­gre­ra les pré­lè­ve­ments so­ciaux (17,2 %).

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