IM­MO­BI­LIER : CHOI­SIR ENTRE LA PIERRE EN DI­RECT ET LA PIERRE PA­PIER

SU­JET D’AC­TUA­LI­TÉ BEN­JA­MIN SLOMKA, co­fon­da­teur de Pri­ma­liance

Le Revenu - Mensuel Placement - - EN VALEUR -

Toutes les études le montrent, les Fran­çais ont un faible pour l’im­mo­bi­lier, qui offre à la fois une bonne sé­cu­ri­té et un ren­de­ment in­té­res­sant. Mais faut-il in­ves­tir par soi-même ou dé­lé­guer la ges­tion à des pro­fes­sion­nels ?

En juin 2018, l’In­see a pu­blié la ven­ti­la­tion du pa­tri­moine des Fran­çais. À fin 2016, 55 % du pa­tri­moine brut des Fran­çais sont consti­tués d’im­mo­bi­lier (62 % du pa­tri­moine net si l’on tient compte des pas­sifs). La dé­ten­tion im­mo­bi­lière des Fran­çais, en aug­men­ta­tion de

2 % par rap­port à fin 2015, est de 6 757 mil­liards d’eu­ros en va­leur.

Com­pa­ré aux 50,3 mil­liards d’eu­ros d’en­cours à fin 2017, le mar­ché des So­cié­tés ci­viles de pla­ce­ment im­mo­bi­lier (SCPI) re­pré­sente moins de 0,5 % du pa­tri­moine net glo­bal des mé­nages. Il peut donc sem­bler aven­tu­reux de com­pa­rer l’in­ves­tis­se­ment en parts de SCPI à l’im­mo­bi­lier en di­rect, tant le pre­mier peut dif­fi­ci­le­ment se sub­sti­tuer au se­cond au-de­là d’une frac­tion très mar­gi­nale.

Et pour­tant, cette com­pa­rai­son est tout à fait per­ti­nente au re­gard des ob­jec­tifs pour­sui­vis par l’épar­gnant en im­mo­bi­lier, al­liant ren­de­ment im­mé­diat éle­vé, pro­gres­sion des re­ve­nus sur longue pé­riode per­met­tant une pro­tec­tion contre l’in­fla­tion et risque de perte en ca­pi­tal mo­dé­ré.

À la dif­fé­rence de l’im­mo­bi­lier de lo­ge­ment en di­rect, les SCPI in­ves­tissent ma­jo­ri­tai­re­ment dans l’im­mo­bi­lier d’en­tre­prise.

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