LE GUIDE

Le Startupper de Toulouse et sa région - - Sommaire -

Dé­crite comme une jeune en­tre­prise in­no­vante à fort po­ten­tiel de crois­sance, sa dé­fi­ni­tion reste vague. Le terme de star­tup n’est pas uni­que­ment ré­ser­vé aux so­cié­tés du sec­teur du nu­mé­rique.

Quand de­vient-on une star­tup, à quel mo­ment ne l’est-on plus ? On vous dit tout.

Une star­tup est une en­tre­prise des­ti­née à créer un nou­veau pro­duit ou un nou­veau ser­vice. Plus qu’une simple en­ti­té, elle est à la fois un pro­jet et un état d’es­prit por­tés par une équipe di­ri­geante qui dé­cide de prendre un risque. Car le propre d’une star­tup est d’évo­luer dans un cli­mat d’incertitude. Elle n’a pas peur de l’échec et n’hé­site pas à com­mu­ni­quer même en cas de crash. « Toutes les star­tups n’ont pas vo­ca­tion à de­ve­nir des PME puis des ETI. La crois­sance oblige à prendre des risques. Par­fois, le risque est de faire mou­rir la star­tup et ce n’est pas grave. L’er­reur n’est pas un signe d’échec mais une op­por­tu­ni­té nou­velle », ex­plique ain­si Ar­naud Ther­si­quel, fon­da­teur d’Ate­liers Ter­si, qui a dé­po­sé le bi­lan en 2016, et au­jourd’hui à la tête du pro­jet At Home. D’après la Har­vard Bu­si­ness School, 30 à 40 % des star­tups font faillite et seule une sur dix par­vient à réa­li­ser un re­tour sur in­ves­tis­se­ment.

Contrai­re­ment à une en­tre­prise clas­sique, elle n’a pas, au moins au dé­part, une or­ga­ni­sa­tion bien dé­fi­nie. Elle adapte son mo­dèle et son fonc­tion­ne­ment au fur et à me­sure de son exis­tence. La star­tup part de rien, elle est en re­cherche per­ma­nente de so­lu­tions, de fi­nan­ce­ment, d’un mo­dèle éco­no­mique… Au dé­but, ses flux de tré­so­re­rie sont né­ga­tifs. Elle dé­barque sur le mar­ché sans avoir une ac­ti­vi­té ren­table. Mais la prise de risques est dans les gènes de la star­tup. C’est de cette fa­çon qu’elle va créer de la va­leur et cherche à ob­te­nir une po­si­tion do­mi­nante sur le sec­teur qu’elle vise. En ef­fet, la jeune pousse est des­ti­née à avoir une crois­sance forte et ra­pide. Elle ima­gine des pro­duits ou des ser­vices in­no­vants qui per­mettent de gé­né­rer de nou­veaux be­soins.

Elle cherche à aug­men­ter ses re­ve­nus de ma­nière ex­po­nen­tielle tout en at­ti­rant le maxi­mum d’uti­li­sa­teurs. Et, contrai­re­ment aux idées re­çues, le terme « star­tup » ne dé­signe pas seule­ment des ac­ti­vi­tés dans le do­maine des nou­velles tech­no­lo­gies, mais toute in­no­va­tion de rup­ture, qu’elle soit tech­no­lo­gique ou d’usage.

Être une star­tup n’est qu’un état tem­po­raire. La so­cié­té n’est pas vouée à le res­ter toute sa vie. Soit son bu­si­ness model échoue et la star­tup dis­pa­raît, soit elle réus­sit et de­vient une en­tre­prise ins­tal­lée sur un mar­ché qu’elle a contri­bué à faire naître. En ce sens, une star­tup n’est pas une en­tre­prise qui, faute de dé­ve­lop­per son bu­si­ness, sur­vit uni­que­ment grâce à des ac­ti­vi­tés de conseil.

Pour cer­tains, une star­tup cesse de l’être quand son chiffre d’af­faires at­teint un cer­tain seuil. Pour au­tant, Twit­ter ou Bla­bla­car, li­cornes va­lo­ri­sées à plus d’un mil­liard de dol­lars, sont en­core au­jourd’hui consi­dé­rées comme des star­tups. De même que Sig­fox, la star­tup de La­bège.

Quelques mois après l’ar­ri­vée dans le vo­ca­bu­laire fran­çais du terme « li­corne » est ap­pa­ru ce­lui de « ca­fard ». Face à la va­lo­ri­sa­tion ex­ces­sive de cer­taines star­tups sans rap­port avec l’ac­ti­vi­té réelle ou le mar­ché (les fa­meuses li­cornes), cer­tains ont mis en avant l’idée de sou­te­nir des so­cié­tés aux bases so­lides et au dé­ve­lop­pe­ment avé­ré. L’ana­lo­gie avec le ca­fard, ani­mal ca­pable de ré­sis­ter à une guerre nu­cléaire, té­moigne d’un chan­ge­ment de men­ta­li­té dans l’uni­vers des star­tups.

« Être une star­tup n’est qu’un état tem­po­raire. La so­cié­té n’est pas vouée à le res­ter toute sa vie. »

L’open space est un mode de tra­vail cou­rant chez les star­tups qui par­tagent ré­gu­liè­re­ment des lo­caux avec d’autres star­tups

À mi-che­min entre l’in­cu­ba­teur et l’es­pace de tra­vail par­ta­gé, At Home dis­pose de 1 000 m2 de lo­caux pour les star­tups

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