DANS LE DÉDALE DES STRUC­TURES D’AC­COM­PA­GNE­MENT

Le Startupper de Toulouse et sa région - - Sommaire -

La mul­ti­pli­ca­tion des accélérateurs et in­cu­ba­teurs de star­tups a de quoi dé­rou­ter les star­tup­pers et can­di­dats à l’in­no­va­tion. Vi­site gui­dée au sein de l’éco­sys­tème le plus fas­ci­nant de l’éco­no­mie fran­çaise.

« Les star­tups ont dû mal à se re­pé­rer entre les pépinières, les in­cu­ba­teurs, les accélérateurs... Au­jourd’hui je ren­contre da­van­tage de gens qui veulent mon­ter leur ac­cé­lé­ra­teur que de star­tup­pers pour les in­té­grer », es­time Éric Tar­dy, le fon­da­teur d’Axan­dus, l’in­cu­ba­teur du groupe EFI Au­to­mo­tive. Il faut dire que l’en­goue­ment au­tour des star­tups est de plus en plus consé­quent. La ré­gion et no­tam­ment l’ag­glo­mé­ra­tion tou­lou­saine en sont le par­fait exemple. En moins d’un an, la Ville rose a vu naître une di­zaine de struc­tures à des­ti­na­tion des star­tups, dans un éco­sys­tème dé­jà bien équi­pé. Et cet en­thou­siasme se vé­ri­fie aus­si bien à Tou­louse qu’à Pa­ris ou aux États-Unis.

« Il faut dis­tin­guer trois mo­dèles éco­no­miques très dif­fé­rents », es­time Jean-Fran­çois Gal­loüin, di­rec­teur gé­né­ral de Pa­ris and Co, un in­cu­ba­teur fi­nan­cé en par­tie par la Ville de Pa­ris. « Les in­cu­ba­teurs cor­po­rate, ados­sés à une en­tre­prise, per­mettent aux grands groupes de lan­cer une dé­marche d’open in­no­va­tion (une en­tre­prise cherche à faire émer­ger des tech­no­lo­gies à l’ex­té­rieur de l’en­tre­prise pour en­ri­chir ses propres pro­ces­sus d’in­no­va­tion, NDLR). En­suite, il existe des accélérateurs qui prennent des parts dans les star­tups à l’image de Techs­tars aux États-Unis ou de The Fa­mi­ly à Pa­ris. En­fin, il existe des in­cu­ba­teurs pu­blics tels que Pa­ris and Co, vi­sant la créa­tion d’em­plois dans une ré­gion. »

Pour as­su­rer leur suc­cès, cer­taines struc­tures s’avèrent de plus en plus sé­lec­tives à l’en­trée de la phase d’in­cu­ba­tion.

Ain­si, « Le Hub, l’in­cu­ba­teur de BPIFRANCE, sé­lec­tionne les star­tups à un stade de ma­tu­ri­té dé­jà avan­cé avec au mi­ni­mum 1 mil­lion d’eu­ros de chiffre d’af­faires ou ayant dé­jà le­vé 3 ou 4 mil­lions d’eu­ros concer­nant les star­tups bio­tech », ex­plique Cé­line Bros­set, qui di­rige la struc­ture.

« Les in­cu­ba­teurs cor­po­rate per­mettent aux grands groupes de lan­cer une dé­marche d’open in­no­va­tion »

La ques­tion se pose de l’in­dé­pen­dance des accélérateurs face aux in­té­rêts des groupes ou des col­lec­ti­vi­tés qui fi­nancent les struc­tures. Pour Bru­no Gu­tierres, di­rec­teur d’Air­bus Biz­lab, le pa­tro­nage d’un grand groupe est sur­tout une ga­ran­tie : « Au­jourd’hui, il se­rait im­pos­sible pour les star­tups d’un ac­cé­lé­ra­teur in­dé­pen­dant de pé­né­trer le mar­ché aé­ro­nau­tique.

Les par­te­na­riats avec un in­dus­triel sont in­dis­pen­sables ».

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.