LES MOTS DES STAR­TUPS

Les star­tups ont leur lan­gage. Elles in­ventent de nou­veaux pro­duits et de nou­veaux ser­vices et ont be­soin d’un lan­gage qui les ras­semble. Im­mé­dia­te­ment tour­nés vers l’in­ter­na­tio­nal, les star­tup­pers ne s’em­ba­rassent pas de sa­voir s’ils doivent par­ler franç

Le Startupper de Toulouse et sa région - - Sommaire -

#CAFARD

L’image de la li­corne est plus gla­mour que celle du cafard. Or ces deux ré­fé­rences sym­bo­liques ren­voient cha­cune à deux vi­sions op­po­sées de l’ave­nir des star­tups. La li­corne c’est la star­tup dont on es­time la va­lo­ri­sa­tion à plus d’un mil­liard de dol­lars

(deux en France se­lon CB In­sight, OVH et Bla­bla­car, et 186 dans le monde). Elle ap­par­tient au monde des le­vées de fonds fa­ciles et de la ten­dance à la sur­va­lo­ri­sa­tion. Le cafard est la star­tup plus fru­gale et qui sur­vi­vra à la crise du fi­nan­ce­ment si on consi­dère qu’il y a un ef­fet bulle et qu’on fi­ni­ra par en­trer dans une pé­riode de vache maigre.

#DISRUPTION

Avec son IP­hone, Apple a été dis­rup­tif il y a 10 ans.

Ce fut aus­si le cas d’Airbnb ou d’Uber qui ont por­té une in­no­va­tion de rup­ture en chan­geant la vie des consom­ma­teurs. Pour ob­te­nir le cock­tail ga­gnant, disruption et time to mar­ket, la star­tup dé­ve­loppe son pro­duit en un temps le plus ré­duit pos­sible et ar­rive exac­te­ment au bon mo­ment sur un nou­veau mar­ché.

#ÉCO­SYS­TÈME

L’idée a été po­pu­la­ri­sée en France par l’ini­tia­tive French Tech sur le prin­cipe qu’une star­tup ne réus­sit pas seule mais parce qu’elle fait par­tie d’une com­mu­nau­té plus ou moins for­ma­li­sée et sur la­quelle elle peut comp­ter. Un éco­sys­tème, pour être ver­tueux, est com­po­sé de la­bo­ra­toires de re­cherche, de grands groupes, d’opé­ra­teurs pu­blics, de fa­labs, d’incubateurs, d’ac­cé­lé­ra­teurs, d’in­ves­tis­seurs, de dé­ve­lop­peurs, de de­si­gneurs, de fa­ci­li­ta­teurs et de mé­dias. Et sur­tout les re­la­tions entre tous ces ac­teurs doivent être com­plé­men­taires et bien­veillantes. C’est le plus dur !

#FOMO

Le fear of mis­sing out (fomo) c’est la peur de ra­ter le pro­chain Mark Zu­cker­berg. D’où la ten­dance par­fois chez cer­tains VC à mettre des billes dans des pro­jets pas très so­lides ou pas tou­jours bien exé­cu­tés. C’est aus­si le syn­drome fomo qui nous tient en alerte H24 sur les ré­seaux so­ciaux.

#GROWTH HACKING

Le growth hacking c’est l’art d’ac­cé­lé­rer sa crois­sance en trou­vant des so­lu­tions pour dé­pen­ser le moins d’ar­gent pos­sible. En ma­tière de com­mu­ni­ca­tion, sur­fer sur l’ac­tua­li­té est un bon choix, à l’image de Cheerz qui a op­por­tu­né­ment pro­po­sé ses cadres pho­tos aux mai­ries au mo­ment de la po­lé­mique sur les di­men­sions du por­trait d’Em­ma­nuel Ma­cron.

#ITÉRATION

Quand le lexique des star­tups re­prend ce­lui des al­go­rithmes et des ma­thé­ma­tiques où l’itération dé­signe l’ac­tion de ré­pé­ter un pro­ces­sus. Ap­pli­qué aux star­tups, c’est le pos­tu­lat que pour réus­sir il faut lan­cer très vite une offre mi­ni­mum, (Mi­ni­mum Viable Pro­duct – MVP), amé­lio­rer son pro­duit, le tes­ter puis en­core re­com­men­cer jus­qu’à trou­ver la meilleure idée à com­mer­cia­li­ser. Autre ex­pres­sion très 2017 et né­ces­si­tant de l’itération : lear­ning by doing.

#LEAN STAR­TUP

Cette ex­pres­sion re­couvre une mé­thode de créa­tion de star­tups qui vise à mettre ra­pi­de­ment en adé­qua­tion le pro­jet d’une star­tup avec la de­mande des consom­ma­teurs.

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